Tela Investigation – « Qui est le réseau Tela Botanica ? – Épisode 1 »

Vous l'attendiez avec impatience, il est arrivé ! Le bilan de l’enquête sur les telabotanistes du réseau est enfin en ligne. Une série de trois articles vous sera proposée ce mois-ci afin de présenter les résultats phares du bilan. Nous clôturerons Tela investigation sur un ultime numéro qui proposera le bilan global pour les plus curieux.
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Rappel des objectifs de l’enquête

Ce bilan fait suite à l’enquête collective publiée par Tela Botanica en mars dernier afin de lever le voile sur la diversité de personnes qui constitue son réseau.

Celle-ci propose de (i) décrire les profils sociaux (âge, genre, pays de résidence,…) et botaniques (formation, compétences, connaissances en botanique) des membres du réseau Tela Botanica ; (ii) faire émerger la dynamique et les activités dominantes au sein de la communauté des telabotanistes ainsi que les besoins et thématiques d’intérêts ; (iii) d’évaluer ce que les différentes actions et activités ont apporté au réseau en termes professionnels et personnels ; (iv) connaître le sentiment d’appartenance et d’intégration des telabotanistes au réseau.

La diversité sociale du réseau

Au total, 2 263 personnes de plus de 32 pays, ont répondu à l’enquête sur les 46 764 telabotanistes du réseau, soit ~5 % des inscrits. Plus des trois quart des répondants (~88,5 %) résidaient en France. En revanche, les telabotanistes d’Afrique francophone ont été moins nombreux à participer à l’enquête (~1,5 %). Sans surprise ces chiffres reflètent la présence d’une communauté plus importante de telabotanistes en Europe en particulier en France par rapport à d’autres pays. De plus, quasiment autant de femmes que d’hommes ont répondu à l’enquête à hauteur de 46,8 % pour les hommes et de 52,1 % pour les femmes.

L’âge des répondants se répartit plutôt de manière hétérogène dans les tranches d’âge (Figure 1). Nous avons tout de même une prédominance de personnes de plus de 60 ans (~49 %) et de personnes ayant un âge compris entre 50 et 59 ans (~21 %). La tranche d’âge minoritaire est celle des moins de 29 ans (~10 %).

graphique sur l' âge
Figure 1 - Graphique représentant les tranches d’âge de 2 164 telabotanistes ayant répondu à l’enquête. Les résultats sont sous forme de pourcentage.

Le niveau d’étude de l’échantillon de telabotanistes est élevé avec la moitié des répondants qui possèdent un diplôme de master et/ou un doctorat, voire au-delà de ce niveau d’étude. En effet, d’après la figure 2, la moitié des telabotanistes ayant répondu à l’enquête possède un niveau d’étude entre Bac+5 (~35 %) et Bac+8 (~14 %). Plus de 30% des enquêtés possèdent un niveau d’étude entre Bac+2 (~18 %) et Bac+3 (~16 %). Enfin, 17 % des telabotanistes ont un niveau d’étude entre le primaire et le secondaire avec ou sans le Bac.

Graphique sur le niveau d'études
Figure 2 - Graphique représentant le niveau de formation y compris hors champ de la discipline de la botanique de 2 223 telabotanistes ayant répondu à l’enquête.

Pour conclure, le réseau Tela Botanica semble être majoritairement, constitué de personnes de France métropolitaine et d’Europe, relativement âgées avec un niveau d’étude, pour la plupart, au delà du BAC. Mais, qu’en est-il des compétences pratiques et théoriques en botanique de cet échantillon de telabotanistes ?

Compétences en botanique des telabotanistes du réseau

Pratique et formation en botanique

Bien que la majeure partie des telabotanistes n’ai pas de formation théorique universitaire en botanique (~62% des 2263 répondants), 89% de ces derniers pratiquent cette discipline. De plus, au regard des résultats, le fait d’avoir suivi une formation académique ou pas ne conditionne pas la fréquence de la pratique. En effet, en majorité, les telabotanistes pratiquent la botanique de temps en temps sur le terrain (55 %). Un tiers des répondants (~34 %) pratique la botanique régulièrement alors que 6 % précisent ne pas faire de botanique pratique du tout.

Profils botaniques

Ainsi, nous avons classé les telabotanistes suivant leurs compétences et leur pratique de la botanique en établissant 7 profils de botanistes.
En premier lieu, nous avons les botanistes dit « amateur débutant » qui caractérise un telabotaniste qui n’a jamais eu de formation en botanique, qui commence tout juste la botanique et à aller sur le terrain ; le botaniste « occasionnel » qui n’a jamais eu de formation, qui commence la botanique avec quelques notions de base et qui pratique vraiment de temps en temps ; le botaniste « amateur éclairé » qui a de bonnes notions en botanique et qui pratique de temps en temps ; le botaniste « professionnel » qui fait de la botanique et/ou enseigne cette discipline dans le cadre de son activité professionnelle ; le botaniste « de formation supérieure » qui a reçu une formation académique en botanique, des notions théoriques importantes, qui est plus ou moins à l’aise sur le terrain ; le botaniste « expert » qui est spécialiste dans un domaine précis de la botanique et qui est surtout une personne de terrain.

Alors, comment se répartissent les telabotanistes dans ces différents profils ?

répartition des profils en botanique
Figure 3 - Graphique présentant la répartition des répondants dans les différents profils pour les 2 263 telabotanistes.

D’après la figure ci-dessus, 45 % des telabotanistes sont des botanistes amateurs éclairés contre 4 % qui se caractérisent comme des botanistes experts. Nous avons 9,5 % de botanistes de formation et 8,5 % de botanistes professionnels.

Comme montré précédemment, le réseau est constitué majoritairement de personnes qui n’ont pas suivi un cursus académique en botanique mais qui possèdent quelques notions de base avec une pratique satisfaisante de la botanique sur le terrain. Ceci se reflète avec 78 % des telabotanistes qui se caractérisent comme botaniste amateur débutant, amateur éclairé ou botaniste occasionnel.

Ce qu’il faut retenir

Ainsi, d’après l’échantillon de répondants, la majeure partie du réseau est constituée de botanistes « amateurs » n’ayant pas forcément eu de formation théorique universitaire en botanique mais ayant une bonne pratique de cette discipline.

L’autre partie du réseau, certes minoritaire, constitue le noyau de botanistes experts ou professionnels. Il s’agit de telabotanistes avec d’excellentes compétences théoriques et pratiques en botanique. Ces compétences ont été acquises pour la plupart via une formation académique mais aussi via de l’autoformation.

Enfin, la formation académique en botanique ne conditionne pas la fréquence de la pratique. Au contraire les personnes sans formation théorique académique ont tendance à pratiquer davantage sur le terrain bien que certains ne pratiquent pas du tout.

A suivre

Dans le prochain article, nous allons nous intéresser aux caractéristiques majeures des telabotanistes de ces différents profils. L’idée est de décrire les secteurs et branches d’activités professionnelles et personnelles de ces derniers mais aussi de caractériser leurs moyens d’apprentissage de la botanique et leurs centres d’intérêts.

En savoir plus sur l'enquête

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