Observez la flore des pieds d’arbre en ville avec sTREEts

La nature en ville vous intéresse ou vous intrigue ? Vous aimeriez comprendre comment la végétation spontanée se retrouve d’un pied d’arbre à un autre ? Alors vous pouvez contribuer à faire avancer la recherche en écologie urbaine en participant au suivi de la flore des pieds d’arbres en ville avec le programme sTREEts !

<i>Tripleurospermum inodorum </i> (L.) Sch.Bip.
Tripleurospermum inodorum (L.) Sch.Bip. par Alain Baldacchino Caillemet CC-BY-SA​ Tela Botanica

sTREEts mais qu'est ce que c'est ?

Le programme de science participative sTREEts s’adresse aux citoyens pour inventorier les plantes qui poussent aux pieds des arbres en ville et en faire le suivi chaque printemps. Il a été lancé ce printemps 2019 et il est animé par Tela Botanica.

Contexte : Les herbicides chimiques sont maintenant interdits d’utilisation sur la voie publique. La végétation spontanée refait surface en ville, des questions émergent :

  • Quelles sont les plantes qui poussent aux pieds des arbres ?
  • Comment se propagent-elles d’un pied d’arbre à l’autre ?

L’équipe URBA du CESCO (Muséum national d’Histoire naturelle) travaille sur la flore de 1500 pieds d’arbres situés à Paris. Elle souhaite étendre son étude à d’autres quartiers, d’autres villes de la Métropole, pour voir si les premiers résultats sont généralisables.

Question scientifique : Comment les espèces végétales utilisent-elles les pieds d’arbres pour se déplacer dans les villes ?

Finalité : Comprendre le fonctionnement de la biodiversité en ville. Renseigner l’influence de l’abandon de l’utilisation des herbicides chimiques sur la voie publique, sur la flore urbaine.

Relevé de la flore d'un pied d'arbre
Relevé de la flore d'un pied d'arbre par Tela Botanica CC BY-SA

Comment participer ?

Tout d’abord, rejoignez l’espace projet dédié à ce programme de science participative !

Pour cela il suffit de suivre ces quelques étapes très simples :

Ensuite vous pouvez découvrir tous les outils dans le porte-document : le protocole, la fiche terrain, etc.

En complément de sTREEts, le programme Sauvages de ma rue s’intéresse à la flore urbaine tout au long de l’année. Vous pouvez dès maintenant vous entraîner à identifier les plantes de vos rues avec les outils Sauvages de ma rue !

Une sortie sTREEts
Une sortie sTREEts par Tela Botanica CC BY-SA

Devenir relais du programme sTREEts

Vous êtes une structure d’éducation à l’environnement, une collectivité ou un citoyen passionné par l’écologie urbaine ? Devenez relais du programme sTREEts afin de le diffuser sur votre territoire !

Pour devenir relais, c’est très simple. Il vous suffit de :

Pensez également à vous abonner au forum pour être tenu au courant des actualités du programme et pour échanger avec les autres participants et relais !

Des outils pour vous accompagner :

Bonus : un jeu pour apprendre à reconnaître les arbres communs en ville (sous forme de quiz photos sur The Plant Game). Vous pouvez vous connectez à The Plant Game avec vos identifiants Tela Botanica.

Si vous souhaitez être accompagné par Tela Botanica en organisant une formation sur le programme sur votre territoire, écrivez-nous à streets@tela-botanica.org. Nous pouvons encore organiser une formation d‘ici fin 2019 donc n’hésitez pas !

Pour aller plus loin :

Vous êtes intéressé par l’écologie urbaine de façon plus large ? Vous pouvez aussi participer et devenir relais des programmes Sauvages de ma rue et Lichens Go !

sTREEts est co-fondé par Tela Botanica, Sorbonne Université et le Muséum national d’Histoire naturelle. Il est financé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire. Il fait partie des programmes Auprès de mon arbre, Vigie-nature et PartCitaE.

6 commentaires

  1. Utiliser des mots français au lieu de termes anglais comme « street », serait un pas vers un environnement moins mondialisé… plus proche… et aussi plus poétique.
    Ce n’est pas vrai que la végétation refait surface en ville. Elle a toujours été présente, mais moins de nos jours. Si on n’utilise plus d’herbicides chimiques, on l’élimine toujours autant et peut-être davantage, avec des jets d’eau et autres moyens. En tout cas c’est vrai à Paris et en Île-de-France. En plus, le béton et le bitume se répand toujours plus.
    Une autre chose, j’ai remarqué que les gazons des jardins publics sont de moins en moins riches, parfois avec presque une seule graminée, alors qu’encore il y a quelques années de cela on pouvait y trouver beaucoup de variétés de plantes.

    1. Bonjour
      Mais la critique est facile et l art difficile n est ce pas ?
      vous vendez de l art de la rue vous ne vendez rien
      Vous vendez du street art vous êtes IN 🙂
      Bonne journée

    2. sTREEts est anglais, certes, mais c’est fort joli et fort intéressant de regrouper « rue » et « arbre » dans un même item. En français, on se rapprocherait de « rhubarbe » et on devrait prendre l’impasse qui conduit au jardin (on serait alors dans une problématique légèrement différente). Et puis, une fois qu’on a lâché un mont à consonance anglais, puisqu’il s’agit tout de même d’un néologisme, qui n’est pas destiné à faire des petits, même s’il doit rester le phare (ce à quoi on se repère, au large) de l’opération, on peut n’utiliser pour le reste du corpus du latin (plus classe, tout de même).
      Cela dit, les remarques concernant la biodiversité, même en l’absence d’herbicides chimiques, sont d’un grand intérêt : qu’est-ce qui, outre la karchérisation signalée, provoque un tel appauvrissement ? Une « monoculture » des semences de graminées ? Un entretien différent des pelouses ?
      Quant à la bétonisation de l’espace urbain, non seulement il ne laisse plus beaucoup de place à la biodiversité, mais elle favorise l’écoulement des eaux pluviales au détriment de l’absorption par le terrain, et elle contribue à l’appauvrissement des ressources en sable de notre « pobrecita » planète.
      Cordialement bien à vous.

    1. Oui. Il ne faut jamais oublier qu’une langue est le véhicule d’une civilisation, sa civilisation : c’est ce qu’on appelle l’Univers du Langage (le domaine de définition de la langue considérée). Essayez de parler « neige » avec un Inuit : il vous faudra apprendre plus de 50 nuances de blanc. Donc, Michel Serres (comme de coutume) avait raison que parler anglais, c’est se glisser dans la tête de Trump ou de Johnson ( ce qui me paraît être une expérience qui donnerait la nausée : relire Sartre).

  2. Comme Richard, je déplore l’usage de l’anglais dans tous ces projets (ils l’ont fait avec les abeilles, le projet s’appelait bee quelque chose) même lorsque cela permet un jeu de mot en anglais, car je trouve tous ces jeux de mots ridicules (exemple : atmosp’hair pour un salon de coiffure).
    A Metz où il y a le zéro phyto, ils arrachent manuellement les malherbes (jeu de mot ancien pour mauvaises herbes). Il y avait près de l’ancien Bon-Secours une plate-bande de banal Cotoneaster dans laquelle poussaient quelques pieds de Solanum villosum et d’Anchusa procera, c’était chouette en fleur et en fruits, ils ont tout arraché. Mais ce ne sont plus des jardiniers, ce sont des employés qui obéissent à des ordres. D’où peut-être l’évolution constatée.

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