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Thèse de doctorat en écologie et botanique évolutive

Une offre de thèse de doctorat de quatre ans alliant écologie et botanique évolutive est à pourvoir au sein du laboratoire de génétique évolutive (Institut de biologie, Université de Neuchâtel, UniNe, Suisse).

Contexte

La pression anthropique sur la flore entraine tantôt le déclin rapide et parfois irréversible du patrimoine botanique des campagnes, ou favorise au contraire l’expansion de certaines espèces non indigènes. En Europe, depuis le milieu du XXe siècle, l’intensification et la modernisation des pratiques agricoles (mécanisation permettant des labours profonds, emploi de phytocides, tri des graines, densification des monocultures et emploi systématique de graines certifiées) a eu un impact sans précédent sur les espèces messicoles archéophytes (espèces inféodées aux moissons poussant spontanément et introduites avant 1500 majoritairement du Moyen-Orient). Les messicoles étant généralement des thérophytes (plantes annuelles passant la mauvaise saison sous forme de graines), les labours profonds associés à l’utilisation méthodique d’herbicides ont rapidement anéanti les stocks de graines contenus dans les sols et ont contribué au déclin de ces populations pourtant communes jusqu’à la première moitié du XXe siècle. Si les espèces messicoles font partie de la richesse floristique des différents pays où elles sont à présent spontanées, elles sont, a priori, des taxa introduits anciennement par l’Homme via le transport de semences et ce, depuis la domestication des cultures à partir du Néolithique (11000 à 9000 ans BP). Certaines espèces introduites secondairement et récemment dans de nouveaux territoires peuvent d’ailleurs être localement abondantes et passer du statut d’archéophyte à celui de néophyte : c’est le cas, par exemple, du Bleuet (Cyanus segetum Hill.), introduit en Amérique du Nord à partir de populations européennes.

Missions

Le but principal de ce projet de doctorat est d’étudier la dynamique des populations de différents taxa messicoles archéophytes aux dynamiques populationnelles variées en utilisant une approche d’écologie fonctionnelle (analyse des traits d’histoire de vie) et de botanique évolutive (analyse génétique de l’histoire évolutive).
A partir des collections en herbiers, nous envisageons de recréer des populations depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours à partir desquelles des analyses de génétique et de cartographie seront menées.
Des expériences seront réalisées en champ (station expérimentale à Dijon) afin d’analyser les populations actuelles.
Des séjours sur le terrain seront nécessaires afin d’échantillonner les populations et d’établir le statut actuel et le devenir des taxa.

Profil recherché

Le ou la candidat(e) attendu(e) devra posséder un master en écologie, en biologie évolutive ou d’un domaine équivalent avec un excellent dossier universitaire.
Un intérêt prononcé pour l’écologie, la génétique évolutive ainsi que de bonnes connaissances en botanique sont souhaités.
Des périodes de travail en champ expérimental, au laboratoire, dans les herbiers et sur le terrain font partie intégrante de cette thèse.

Poste et conditions

Ce doctorat de 4 ans est financé par le Fond National Suisse (FNS) dans le cadre d’un projet Sinergia.
Il sera dirigé par Jason Grant (UniNe) et co-encadré par Pierre-Emmanuel Du Pasquier (UniNe) et Beryl Laitung (Université de Bourgogne, UMR Agroécologie, Dijon, France).
Il aura lieu à l’Institut de biologie, Université de Neuchâtel, UniNe, Suisse (http://www.unine.ch/evobot/lab_evol_genet.html).
La thèse débutera au 1er février 2020.
Contact : Pierre-Emmanuel Du Pasquier (pierre-emmanuel.dupasquier@unine.ch)

Modalités de candidature

Le (ou la) candidat(e) devra envoyer par courriel
1) une lettre de motivation décrivant particulièrement ses intérêts pour la recherche, sa volonté de faire un doctorat et en expliquant pourquoi il (elle) conviendrait pour ce sujet,
2) un curriculum vitae,
3) une copie du diplôme de master accompagné d’un relevé de notes du master, 4) une copie ou à défaut un résumé du travail de master,
5) les noms et les contacts de deux personnes de référence.

Le dossier de candidature est à envoyer à jason.grant@unine.ch et pierre-emmanuel.dupasquier@unine.ch. La limite de postulation est fixée au lundi 20 janvier 2020 inclusivement.

1 commentaire

  1. Je suis l’ingénieur de l’herbier de l’ENSA Algérie (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie), je suis

    très intéressée par ce sujet, vu que mon domaine d’étude et de travail est la biodiversité et l’écologie

    botanique.

    Par la suite, je vous envoies le détail de mon cursus dans le dossier de condidature.

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