Vu sur la toile #47

Découvrez les articles, vidéos et podcasts qui ont attiré notre attention ces dernières semaines. À la une cette semaine : "Phytothérapie : les myrtilles ont-elles vraiment des bienfaits ?", un article à lire sur The Conversation.
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Image par Nabin Mewahang de Pixabay

À la une cette semaine : "Phytothérapie : les myrtilles ont-elles vraiment des bienfaits ?", un article de The Conversation"

« Quel rapport existe-t-il entre la savoureuse myrtille de nos sous-bois et les pilotes de chasse anglais qui harcelaient les bombardiers allemands durant leurs raids nocturnes sur Londres, pendant la Seconde Guerre mondiale ? Selon la légende, les militaires de la Royal Air Force auraient consommé de la confiture de myrtilles en quantité afin d’améliorer leur vision nocturne, ce qui aurait expliqué leur supériorité dans les combats aériens.

La véracité de cette belle histoire est toutefois mise en doute : il s’agissait probablement plutôt d’une manœuvre de désinformation visant à cacher aux soldats de la Wehrmacht l’existence du radar, dont l’efficacité nocturne est, elle, certaine. Les rares études menées pour vérifier les capacités des extraits de myrtilles à améliorer la vision de nuit montrent en effet que leur consommation ne semble pas être plus efficace que celle d’un placebo. Si les myrtilles ne permettent pas d’améliorer la vision nocturne de personnes saines, ont-elles un effet sur une vision dégradée ? Bien que certains travaux chez l’animal ou in vitro suggèrent l’existence de mécanismes plausibles, jusqu’ici aucune étude clinique d’ampleur permettant de le vérifier de façon satisfaisante n’a été menée chez l’être humain.

Mais qu’en est-il des autres vertus prêtées aux petites baies violettes ? Lutte contre les problèmes circulatoires, diarrhées, ulcères… Le folklore attribue à la consommation de myrtilles de nombreux bienfaits, mais seuls certains d’entre eux ont été attestés par des travaux scientifiques.

Des pigments aux propriétés antioxydantes

Que contiennent donc les myrtilles ? Un peu de sucre (de 6 à 10 grammes pour 100 grammes de baies), des fibres, des tanins, des vitamines, des oligo-éléments et des polyphénols, dont les effets bénéfiques sur la santé font l’objet de nombreux débats. Parmi ces derniers, les plus notables sont les anthocyanines, des pigments auxquels les myrtilles doivent leur tenace couleur bleu violet.

Ce sont les propriétés antioxydantes de ces molécules, appartenant au groupe des flavonoïdes, qui expliqueraient certains des effets des myrtilles : elles limiteraient la dégradation des cellules par les « radicaux libres ». Dérivés de l’oxygène, ces composés chimiques sont très réactifs, et très toxiques. Ils ont en effet capables d’interagir avec les molécules des structures cellulaires et de les endommager en les « oxydant », provoquant un stress dit « oxydatif » – à ne pas confondre avec le stress lié à l’angoisse ou une anxiété. »

Extrait de l’article sur The Conversation

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1 commentaire

  1. Je voudrais rassurer les lecteurs de cet article de «The conversation ». Il existe toujours une spécialité à base d’extraits de anthocyanosidique de myrtille vendue sous le nom de Difrarel comprimé 100 mg. Cette spécialité a été remboursée par la sécurité sociale jusqu’au 1er janvier 2008. La Haute autorité de santé a rendu un avis le 11 mai 2005 concluant à ce que cette spécialité ne présentait pas de preuves suffisantes dans les indications figurant à l’AMM.

    Mais l’absence de preuve n’est pas une preuve…

    Les coûts considérables d’une étude clinique conforme aux exigences de la « médecine basée sur la preuve » ont évidemment fait reculer le petit laboratoire qui commercialise cette préparation depuis 1963. En conclusion il est toujours possible de se soigner avec l’extrait de myrtille, mais attention cette spécialité n’étant plus remboursé, son prix peut varier d’une pharmacie à l’autre, de façon tout à fait significative !

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