Appel à expressions, calembours et dictons botaniques pour un projet musical

Une musicienne du réseau Vigie-flore fait un appel à expressions, calembours et dictons botaniques pour un projet musical.

Voici sa présentation : « Je suis musicienne contrebassiste et entreprends un nouveau projet musical autour de la nature. Dans ce projet, j’aimerais transcrire artistiquement des idées écoféministes et des nouvelles philosophies de la nature. J’ai eu vent de quelques expressions botaniques (telles que « le charme d’Adam c’est d’être à poil »…) ou noms de plantes magnifiques (le peigne de venus…) et voudrais faire appel à votre savoir pour me partager vos trésors en la matière. Merci pour vos contributions ! »

Vos suggestions d’expressions, calembours et dictons botaniques pourront être proposées sur ce document

Merci ! A bientôt,

L’équipe Vigie-flore

 

7 commentaires

  1. Bonjour,
    Ma participation avec des dictons/proverbes, à trier :
    Quand l’aubépine rentre en fleur, crains quelque fraîcheur.
    Année de groseilles, année de bouteilles.
    Année de champignons, année tourmentée.
    Chute de feuilles tardives, froidure vive.
    Année à groseilles, année à bouteilles.
    Quand les houx sont très chargés en boules à la fin de l’été, beaucoup de neige en hiver.
    Beaucoup de sorbes en automne, beaucoup de neige pour l’hiver. Peu de sorbes, pas de neige.
    Tilleul aux feuilles retournées, pluie ou orage.
    Si les arbres sont couverts de givre, il y aura beaucoup de fruits (pr. savoyard)
    Si à la pentecôte il n’y a pas de fraises, alors mange des côtes (de blettes) (pr. savoyard).
    Quand les belles-de-jour durent plus longtemps, c’est qu’elles annoncent le mauvais temps.
    La belle de jour est sensible à l’humidité de l’air. Quand sa fleur se referme, c’est qu’il va pleuvoir.
    L’aubépine : Sa floraison est toujours suivie d’une recrudescence de froid.
    Noix, noisettes, aubépines, prunelles et fruits sauvages en abondance, l’hiver sera rude.
    L’ail et l’oignon : Si les gousses d’ail sont difficiles à peler ou si la peau de l’oignon est épaisse, l’hiver sera rigoureux.
    Oignon bien habillé verra fortes gelées.
    Ail mince de peau, hiver court et beau.
    Lorsque les pommes de pin se referment, c’est que le taux d’humidité dans l’air augmente : il va pleuvoir.
    Si le chêne devient vert avant le frêne, l’été sera chaud et sec.
    Ne laissez pas passer le jour de la Toussaint sans cueillir une feuille de hêtre. Si elle est humide et molle, l’hiver sera rude. Si elle est sèche et craquante, l’hiver sera clément.
    S’il y a encore des feuilles sur les arbres le 11 novembre, l’hiver sera froid et long.
    Le liseron des champs, le mouron des champs, le souci pluvial et beaucoup d’autres plantes, ferment leurs fleurs aux approches de la pluie : ce qui a même fait appeler le mouron baromètre du pauvre homme.
    Indices de pluie ou plutôt de grande humidité : le gonflement du bois, dépôt d’humidité sur les pierres et fer qui semblent suer.
    Plus il y a de figues, plus il y a de châtaignes.
    Bon courage pour le travail !
    Cordialement,
    LN

    1. Les hommes de chez toi, dit le petit prince,
      cultivent cinq mille roses dans un même jardin…
      et ils n’y trouvent pas ce qu’ils cherchent…
      Et cependant ce qu’ils cherchent pourrait être trouvé dans une seule rose
      ou un peu d’eau…
      Antoine de Saint-Exupéry

  2. Ecoféminisme, écomasculisme….eh, oh les écornichons…qu’est-ce que c’est cette « soupe de figues »?
    Allez, quelques cataplasmes « d’herbe aux femmes battues », un coup de « penche de lop », un brin de parfum de « popa de cabra » et une assiette de ratatouille faite des « viés d’ase » du jardin du papé… Vous voyez, là aussi, en terminologie botanique populaire, le sexe est partout et souvent.
    Plutôt sympa et généreux pour le féminin (fleurs et fruits), plutôt moqueur, ringard et outré pour le masculin (bastard,de bouc, d’âne…), le patrimoine végétal occitan (mais aussi français) est une mine de nombril, figue, joue, langue, fesse,cuisse,sein…et de diable, chien, loup, serp, puant, mâle…
    On peut et on doit travailler à l’égalité philosophique des sexes, notion qui devrait être une évidence. Mais on ne changera pas l’histoire et les codes de communication (langage et vocabulaire notamment) . Un abricot ne sera jamais: un(e) abricot(e). De même une pêche ne sera jamais une (-e ) pêche (-e). Alors ne soyons pas des « glands », évitons la « castanha ». Bon travail

  3. J’ai oublié de dire que, n’étant ni une « coeta d’anglora » ni une « lenga de buou », je veux bien partager avec vous un « coussin » mais pas une « tisane de belle mère » . quant au haricot de mouton de Clermont d’Hérault on en reparlera devant un plat de « doucette » saupoudré (pour vous rassurer si nécessaire) d’un peu de « poivre des moines »!
    Cordialement

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