Un·e chargé·e d’étude ongulés-Forêt pour l’OFB

L’Office français de la biodiversité (OFB) recherche un.e chargé.e d’étude ongulés-Forêt en CDD pour une durée de 3 mois (17/08/2020 au 17/11/2020).

Contexte

L’Office français de la biodiversité (OFB) est né le 1er janvier 2020. Ce nouvel établissement public, placé sous la tutelle des ministres chargés de l’environnement et de l’agriculture, a été créé pour protéger et restaurer la biodiversité. Il intègre les missions, les périmètres d’intervention et les 2 800 agents de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Il contribue, s’agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu’à la gestion équilibrée et durable de l’eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique (loi n°2019-773 du 24 juillet).

Pour remplir ses missions, l’Office s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires (inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, vétérinaires, techniciens, personnels administratifs, etc.) réparties sur tout le territoire national. Il est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :
– une échelle nationale où se définissent et se pilotent la politique et la stratégie de l’OFB (directions et délégations nationales) ;
– une échelle régionale où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales) ;
– des échelons départementaux et locaux, de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, antennes de façade, parcs naturels marins, etc.).

La Direction de la Recherche et Appui Scientifique (DRAS) est l’une des 2 directions « connaissance » de l’OFB, en charge de la recherche et de l’expertise sur les espèces, sur les milieux, leurs fonctionnalités et leurs usages, ainsi que sur les risques sanitaires en lien avec la faune sauvage. Elle est composée de 10 entités dont l’Unité Unité Flore et Végétation.
L’unité Flore et Végétation travaille entre autre sur l’impact des ongulés sur le renouvellement forestier. En effet, depuis plusieurs décennies, les populations d’ongulés sauvages augmentent de manière considérable dans la plupart des pays de l’hémisphère Nord, particulièrement en Amérique du Nord et en Europe. En France, sur les 40 dernières années, les prélèvements par la chasse ont été multipliés par 9 pour le chevreuil, par 8 pour le cerf et par 14 pour le sanglier (Réseau Ongulés Sauvages OFB/FNC/FDC). Cette augmentation s’explique à la fois par la mise en place de mesures de gestion telles que le plan de chasse qui fixe le nombre d’animaux à prélever et limite la pression de chasse, mais aussi par une expansion du domaine vital de ces espèces et par un déclin des populations de prédateurs naturels.

Cette récente croissance des populations d’ongulés sauvages, et plus particulièrement des dégâts qu’ils engendrent sur les jeunes peuplements, constitue un enjeu majeur pour la gestion durable des forêts. Certaines essences étant plus appétentes que d’autres pour les herbivores, il peut y avoir de fortes variations interspécifiques dans les dégâts causés par l’abroutissement (Motta, 1996 ; Bergquist et al., 2009). Sur le long terme, le maintien d’une forte pression d’abroutissement peut provoquer des changements importants dans la composition des forêts en faveur des essences les moins abrouties, les plus résistantes ou les plus tolérantes.

La contrainte exercée par les grands ongulés (cerf, chevreuil, sanglier) sur la régénération du chêne constitue un enjeu sylvicole et a fortiori économique pour l’amont de la filière forestière ; toutefois, aucune étude n’a permis de quantifier les différents paramètres de cette contrainte dans la gestion de la ressource en chêne. Le niveau des dégâts constatés sur les régénérations de chênes est susceptible d’hypothéquer la récente stratégie de conversion des forêts péri-urbaine d’Ile de France vers une gestion irrégulière, stratégie envisagée pour mieux répondre aux demandes d’un public nombreux et attentif. Plus généralement, en limitant la régénération forestière, les grands ongulés pourraient aussi avoir un impact sur la séquestration du carbone. C’est donc l’ensemble du rôle de la filière forêt-bois (associée à la ressource en chêne) dans l’atténuation des effets des changements climatiques qui est susceptible d’être impacté par la pression des grands ongulés sur les peuplements forestiers ; en outre, les scénarios récemment proposés font tous l’hypothèse d’un état d’équilibre forêt-gibier ne posant pas de contrainte sur le renouvellement des forêts. Comprendre à quel stade de la régénération et dans quelles conditions environnementales l’impact des cervidés et des sangliers sur le chêne est le plus important permettrait de combler le manque actuel d’indicateurs des dégâts exercés par ces espèces et donc d’alimenter les travaux de modélisation de la dynamique forestière en y intégrant la contrainte « grand gibier ».

Missions

Le/la chargé(e) d’étude assurera, en lien avec les relevés de végétation du dispositif EFFORT (EFFet des Ongulés sur le Renouvellement foresTier), la saisie et les préanalyses.

Activités principales :
C’est dans ce contexte que nous cherchons un(e) chargé(e) d’étude pour une durée de 3 mois (17 aout-17 novembre), afin de réaliser des relevés de végétation et des mesures de semis de chêne dans des enclos-exclos (dispositif EFFORT).

Le/la chargé(e) réalisera des relevés de végétation dans des enclos-exclos (17 aout-17 septembre), puis des comptages de glands, des mesures de croissance de semis et la saisie de données et des préanalyses (entre le 18 septembre et le 17 novembre) sur les dispositifs existants.

Profil recherché

Connaissances : Connaissances en botanique

Savoir-faire opérationnel : Capacités à synthétiser, à rédiger et saisir des données

Savoir-être professionnel :

  • Méthodique, rigoureux, organisé
  • Autonome
  • Rigueur et aptitudes pour le travail de terrain ;

Poste et conditions

Le CDD se déroulera au sein de l’Office Français de la Biodiversité (OFB : http://ofb.gouv.fr ), à la direction recherche et appui scientifique de l’Unité Flore et Végétation.

Le stage se déroulera dans le Parc National des Forêts de Plaines (52) et plus particulièrement sur le Territoire d’Étude et d’Expérimentation de ChateauVillain-Arc en Barrois.

Permis de conduire B indispensable.

Logement sur place si besoin

Modalités de candidature

Les personnes intéressées devront adresser leurs candidatures (CV détaillé et lettre de motivation) par courriel sous la référence à sonia.said@ofb.gouv.fr

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 Juillet.

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