Une gentiane hybride sur le Semnoz

BOTAZOOM est un blog destiné aux curieux de botanique. En s’appuyant sur les photos que j’ai pu faire en voyage, et sur de l’iconographie ancienne, il rentre un peu dans les détails qui m’ont permis d’identifier une espèce, mais son contenu doit être considéré comme celui d’une botaniste amateur !

Un court séjour du côté d’Annecy m’a permis, il y a peu, de découvrir une curiosité, la Gentiane hybride (Gentiana × hybrida Schleich. ex DC.), qui résulte du croisement de la Gentiane jaune (Gentiana lutea L.) et de la Gentiane pourpre (Gentiana purpurea L.). Il faut bien entendu, que coexistent dans un secteur restreint les deux espèces parentes et cela se produit près d’Annecy sur le Semnoz, à la limite des arbres en redescendant sur Leschaux. Il semble que cette observation ne soit pas commune, mais possible aussi que les stations soient laissées assez secrètes…

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11 commentaires

  1. Bonjour, je suis annécienne et botaniste amatrice. Ce qu’il faut savoir, c’est que c’est un phénomène rare, la dernière fois que nous avons répertorié ces gentiane hybrides, mon groupe de botanique et moi, c’est en 2014. Nous avons été éblouie par la fantaisie de la nature dans le domaine.Ce n’est pas un « scoop» puisque décrites déjà en 1821 par MM. GUILLEMIN et DUMAS, ils les avaient découvertes sur le Môle en 1819.
    Vous avez eu de la chance de les voir
    Cdt
    Christianne
    PS : il y a un article sur notre blog à ce sujet

    1. J’ai abondamment cité cet article de la Société botanique de France de 1819 dans l’article de mon blog, aussi parce qu’il existe une belle gravure associée à cette note et je la montre aussi : l’histoire de l’iconographie botanique me passionne tout autant!
      Je me permets de poser le lien sur votre article, j’ai pu voir les hybrides variés que vous aviez vu ce jour-là; pour nous il y avait moins de vraiétés, c’est sûr!
      http://entre-semnoz-et-cheran.over-blog.com/2014/08/hybridisme-hybridite-hybridation.html

    2. Et voici avec plus d’exactitude les renseignements sur cette ancienne parution:
      Mémoires de la Société d’Histoire Naturelle de Paris (vol. 1: t. 5) daté de 1823, dont le titre complet est « L’hybridité des plantes en général et particulièrement sur celle de quelques gentianes alpines » par MM. Guillemin et Dumas.

  2. Plusieurs dizaines de cet hybride actuellement en fleurs à Flaine au dessus des chalets d’Aujon, vu le 25 juillet, mais certaines plantes étaient en boutons,donc probablement encore fraîches.
    C’est la première fois que je rencontrais cet hybride,j’ai pris de nombreuses photos mais pas les coordonnées, mais vu la taille des plantes, c’est facile à trouver !
    Avis aux amateurs.
    Gérard

    1. Ce serait bien qu’un tela-botaniste aille y voir et pose cette donnée sur la banque de données de Tela-Botanica! Pour la localisation c’est déjà assez précis…j’ai été surprise de me trouver la première à poser des photos et une localisation sur e-flore

  3. Bonsoir,
    En 2011, j’ai vu G. lutea x G. purpurea dans les Préalpes vaudoises près du col des Mosses et je ne suis jamais allé vérifier si elles se fleurissent chaque année. Je ne savais pas qu’elles sont si rares. G. punctuate x G. purpurea est peut-être plus fréquent quoique plus difficile à identifier.
    En tout cas, bravo pour cette découverte partagée !

    1. J’aimerai bien voir cet hybride G.punctata x G.purpurea ! mais bon, de retour en Sarthe ça ne risque pas de se produire !! peut-être l’année prochaine avec beaucoup de chance…

    2. Pour les hybrides punctata x purpurea, j’ai pensé en avoir trouvé à Flaine, mais les plantes de couleur jaune ou rouge orangé avaient toutes le calice fendu d’un coté en forme de spathe,donc des purpurea jaune, plusieurs dizaines de cette variante sur la même station que les hybrides.
      A vérifier et à confirmer !
      Photos disponibles sur demande.
      Gérard

    3. A la page 88 de l’article de 1823, il est fait mention de l’hybride en question (punctata x purpurea) qui aurait été remarqué sur le Mont Reposoir avec présence des parents à proximité et la distinction avec Gentiana pannonica n’est pas très claire à cette époque.
      Je ne parviens pas à trouver le véritable nom actuel de cet hybride!
      Gentiana x charpentieri Thomas ex Hegetschw. serait l’hybride lutea x punctata aussi appellé Gentiane de Dörfler sur E-flore (soit: Gentiana x doerfleri Ronniger), mais pour l’hybride punctata x purpurea, je n’ai pas encore trouvé de nom valide!

  4. Ai observé et photographié Gentiana X hybrida dans 2 autres stations de Haute Savoie: 1) le 26 juillet 2007 dans le Chablais, dans un pâturage au dessus d’Ubine ( commune de Vacheresse ), altitude de 1570 m. 2) le 18 juillet 2008 dans une prairie entre le Plateau des Glières et le col de Spée, altitude de 1510 m.

    1. Cela ne m’étonne pas tant que ça de voir apparaître plusieurs données car je m’imaginais bien que depuis 1819 cet hybride avait été vu de nombreuses fois! En tout cas, merci pour tous ces retours, je sais maintenant où aller herboriser l’an prochain!

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