Forêts, sécheresse et Observatoire des Saisons

Ces dernières semaines, l'actualité nous a alerté sur les impacts de la sécheresse sur les forêts françaises. Nous vous proposons dans cette actualité une rapide revue de presse sur la thématique, ainsi qu'un moyen d'agir concrètement pour mieux connaître l'influence du climat sur les végétaux : l'Observatoire des Saisons.
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Revue de presse "Forêts et sécheresse"

Retrouvez ici une série d’articles publiés ces dernières semaines sur le sujet « Forêts et sécheresse » dans divers médias et sites web :

D’autres médias ont également publié des articles sur le sujet, réservés à leurs abonnés, comme le Monde ou Libération.

Agir avec l'Observatoire des Saisons

Cette année, des sécheresses à répétition s’abattent sur la France depuis le début de l’été. Beaucoup d’entre vous ont certainement observé des dégâts sur différentes espèces des plantes. Vous pouvez agir en contribuant à la connaissance sur le sujet avec l’Observatoire des Saisons !

L’Observatoire des Saisons (ODS) est un programme de sciences participatives qui invite les citoyens à observer les rythmes saisonniers sur les végétaux et les animaux, afin de mieux comprendre l’impact du changement climatique sur la biodiversité. Initié par le CNRS il y a 12 ans, il est animé au niveau national par Tela Botanica.

Comment ça marche ?

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Le programme est basé sur un protocole scientifique qui propose d’observer la phénologie de la faune et de la flore, c’est-à-dire les différents stades au fil des saisons.

Il vise une liste d’espèces de plantes comme d’animaux.

Pour les végétaux par exemple, on va observer les dates d’apparition de 4 stades principaux : la feuillaison, la floraison, la maturation des fruits et la senescence (changement de couleur et chute des feuilles à l’automne). À quelle(s) date(s) les végétaux fleurissent, perdent leurs feuilles ? Quand observe-t-on la maturation des fruits ?

La base de données phénologiques alimentée par vos relevés de terrain permet aux scientifiques d’étudier les réponses de la faune et de la flore face au changement climatique. Afin de vous permettre de visualiser vos données et de comprendre leurs intérêts pour la recherche, l’ODS met à votre disposition :

Devenir relais de l'Observatoire des Saisons

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Si vous faites partie d’une association d’éducation à l’environnement, un parc naturel, une réserve,… et que vous vous intéressez aux sciences participatives, vous pouvez devenir relais de l’Observatoire des Saisons. Plusieurs structures sont déjà relais sur l’ensemble du territoire de France métropolitaine.

Pour être relais du programme, il est nécessaire de se former au protocole de l’Observatoire des Saisons. Pour cela, Tela Botanica propose un kit de formation en ligne, disponible pour les relais sur la plateforme Tela Formation.

4 commentaires

  1. pendant 30 ans l’ONF a planté des conifères (sur les conseils de l’INRA …) en guise d’adaptation au réchauffement climatique parce qu’ils consomment moins d’eau … la végétation ne consomme pas d’eau elle apporte des pluies !

    Bilan de l’opération nos forets de conifères brulent tous les étés (des milliers d’hectares par an) et on achète des canadairs !
    L’INRA est parti du principe que les plantes consomment l’eau alors qu’elles alimentent le cycle avec un bilan hydrique annuel positif, une foret de feuillus utilisent 500mm de pluie pour alimenter le cycle et reçoit en moyenne 750mm de pluie par an ! Un champs de maïs utilise la même quantité d’eau au même moment que les forets de feuillus et a donc le même impact sur le climat, les champs de blé utilisent autant d’eau mais en déphasage complet par rapport aux saisons !

    Les régions sèches l’été sont des déserts et c’est pour ça que la France se transforme en désert au moment ou les blés murissent, pas d’évaporation = pas de pluie !
    En ce moment la sécheresse dure dangereusement parce que les cultures d’été sont en train de murir et les feuillus sont en stress hydrique (chez moi certains arbres sont déjà morts … ).
    Sur la planète les saisons chaudes sont humides (moussons) , plus de chaleur = plus d’évaporation (5% par degré supplémentaire) = plus de précipitations !
    Il faut verdir la France au rythme des forets de feuillus c’est à dire l’été … vite notre maison brule et quand il va se remettre à pleuvoir elle sera inondée … le même scénario que l’Australie et la Californie …

    1. Je trouve votre commentaire très intéressant, très éclairant que de voir ainsi le rôle des arbres dans le cycle de l’eau… Et cela fait sens…
      Je serais tenté d’ajouter à la replantation de feuillus la remise en état entre autres des zones humides et d’un maillage hydrologique sain, pour espérer retrouver ce que la nature proposait déjà, fonctionnel et durable.
      Quand je vois la situation ici en bretagne, malgré notre réputation de région humide, il semblerait qu’on soit aussi assis sur le feu !

  2. D’après ce que j observe depuis des années l agriculture utilise de plus en plus d eau et celà assèche les cours d eau et les nappes phréatiques.
    Il serait temps de faire des barrages sec pour récupérer les eaux pluviales des hivers pour les restituer en saison sèche.
    De plus ces ouvrages ferais des zones humides un peu partout en France.
    Bien sûr la re plantation des feuillus et arbres sédentaires et mois sensible aux incendies serait à privilégier.

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