Les plantes médicinales de la Charité

LIVRE / Les éditions L'Harmattan ont publié en août dernier "Les plantes médicinales de la Charité".

Introduction

Le pauvre ou l’habitant d’un hameau retiré était-il condamné à rester sans soin lorsqu’il tombait malade aux siècles des Temps Modernes ? Les honoraires d’un médecin et le prix des remèdes vendus par l’apothicaire n’étaient pas à la portée du premier. Quant au second, le trop grand éloignement d’une ville ou même d’un village, lui en rendait l’accès impossible. Il ne pouvait s’y déplacer pour consulter un médecin et ce dernier ne pouvait pas davantage se rendre à son chevet, tant la trop grande distance à parcourir pour y parvenir, lui paraissait dissuasive.

Sans doute pouvait-il recourir aux remèdes de la médecine traditionnelle, dont les formules étaient transmises oralement au sein d’une même famille ou d’une communauté villageoise, et  que pouvaient lui administrer ses proches. Mais que faire quand ces médications tenues plus ou moins secrètes se révélaient inopérantes ?

Pourquoi ne pas tenter alors de recourir à des médicaments plus élaborés dont l’efficacité, à ce qu’on disait parfois çà et là, était garantie par une autorité médicale ?  D’autant que ceux-ci pouvaient être administrés par des personnes pieuses, dévouées et disponibles, pour lesquelles le devoir de tout chrétien est de porter secours gratuitement aux pauvres et aux malades.

Afin d’aider celles-ci dans l’accomplissement de leur bénévolat, paraissent à cette époque, sous la plume de médecins, soucieux de pratiquer une   » médecine charitable « , différents ouvrages qui leur sont tout particulièrement destinés. Certains parmi ces derniers, se montrent  toutefois conscients que ces personnes sont sans formation médicale et qu’il est donc indispensable de leur fournir une formation livresque suffisante pour qu’elles puissent accomplir leur devoir avec succès, sans trop grand risque d’erreur. Leurs œuvres qui se veulent de modestes livres de vulgarisation ont pour but principal de les initier à la connaissance des substances qui entrent dans la composition des remèdes, essentiellement des plantes, ainsi qu’à une pratique élémentaire de la confection des remèdes.

Ces auteurs ont donc privilégié dans leurs ouvrages une  » Médecine des pauvres « , où ne trouvent théoriquement place que des formules de remèdes faciles à confectionner, faisant appel à un nombre restreint de substances, peu chères et aisées à se procurer. La majorité d’entre elles sont en effet composées de plantes que l’on peut identifier sans trop de difficultés et qu’il est même souvent possible de trouver dans son environnement immédiat. Ce sont des « simples  » destinées à des  » Simples « , c’est-à-dire des  » gens de conditions modestes « .

Si les ethnobotanistes ont pour l’heure, essentiellement fait porter leurs recherches sur les remèdes en usage dans les campagnes  » au temps de nos grands-mères « , il ne semble pas que leur curiosité les ait incités à les diriger vers ceux qui étaient proposés par les personnes charitables aux malades pauvres ou isolés, loin des villes et des villages. Les différents recueils pratiques publiés à l’intention de celles-ci sont pourtant loin d’être dépourvus d’intérêt. Ils présentent en effet une sélection de plantes auxquelles ils reconnaissent un certain nombre de propriétés thérapeutiques ainsi que leurs modes de préparation et d’emploi. Ils nous permettent ainsi d’entrevoir ce que pouvait être cette flore médicale composée des  » plantes de la charité  » dont les emplois paraissent s’insérer entre les recettes de la médecine populaire et ceux de la médecine et des pharmacopées savantes, hors de la portée des pauvres. Nous avons tenté dans les pages qui suivent d’en dresser un premier inventaire.

Couverture de l’ouvrage

L'auteur

Guy Ducourthial est Docteur ès Sciences ((MNHN). Géographe et ethnobotaniste, il a plus particulièrement consacré ses recherches à certains aspects de l’histoire de la botanique, encore peu étudiés à ce jour. Il est notamment l’auteur d’une Flore magique et astrologique de l’Antiquité, de La Botanique selon Jean-Jacques Rousseau, d’une Petite Flore mythologique, et plus récemment d’une Flore médicale des signatures suivie par La théorie des signatures végétales au regard de la science.

Informations pratiques

Titre de l'ouvrage : Les plantes médicinales de la Charité
Auteur : Guy Ducourthial
Éditions, date de publication : L'Harmattan Août 2020
Nombre de pages : 461 pages
ISBN 978-2-343-19750-0
Prix indicatif : 45 €

Comment se procurer l'ouvrage ?

Sur les sites des éditions L’Harmattan 

L’Harmattan 5-7 rue de l’Ecole -Polytechnique 75005 Paris

1 commentaire

  1. Pour être tout à fait complet, la version numérique du livre n’est pas à moins de 36 euros.
    A titre de comparaison, le dernier livre numérique commandé chez cet éditeur m’est revenu à 12,99 euros.
    Il s’agit d’une étude retraçant le parcours de tous les membres d’un réseau de résistance dirigé par un chatelain dont dépendait à l’époque la ferme où habitaient les grands-parents de ma mère.
    Je conseille cette référence accessible à un large public :

    ANGERS, HONNEUR ET PATRIE
    Le réseau de résistance angevin dirigé par Victor Chatenay (1940-1944)

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