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Stage : Stocks de carbone dans les sols prairiaux et biodiversité

PatriNat, via le MNHN, propose un stage de 6 mois : Stocks de carbone dans les sols prairiaux et biodiversité.

Contexte

PRÉAMBULE

L’Unité Patrimoine Naturel (UAR PatriNat) – co-habilitée par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) – a pour mission de produire une expertise scientifique et technique en faveur de la conservation de la biodiversité.

Au sein du MNHN, l’unité PatriNat est rattachée à la Direction Générale Déléguée Recherche, Expertise, Valorisation et Enseignement du Muséum (DGD REVE), et a pour objectif de fournir, en lien fort avec les activités de recherche, une expertise scientifique sur la biodiversité et la géo-diversité de France métropolitaine et ultra-marine, sur les thématiques terrestres et marines, pour l’environnement passé et actuel. Cette expertise au service de la connaissance du patrimoine naturel ainsi que l’ingénierie qui y est associé, constituent un socle fondamental dans l’appui aux politiques et programmes de conservation de la biodiversité.

CONTEXTE

Enjeux sociétaux prépondérants, l’atténuation des effets des changements climatiques et la préservation de la biodiversité sont au cœur des préoccupations actuelles. En ce sens, leur prise en considération au sein de l’ensemble des activités économiques constitue désormais un objectif à atteindre. Pleinement conscients de ces enjeux, plusieurs secteurs industriels (carrières d’extraction de matériaux, gestion et recyclage de déchets, etc.) cherchent à évaluer la capacité des sols à stocker du carbone en vue de réduire les incidences de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) sur le climat.

Si la captation du carbone se réalise en grande partie par l’intermédiaire des parties aériennes et racinaire des végétaux (via la photosynthèse et production de biomasse, création de matière organique), sa transformation et son accumulation sont principalement assurées par le sol et les humus siège de composants biotiques et abiotiques en constantes interactions. L’efficience de la séquestration du C (cascade des transformations de la matière organique) est donc, a priori, intimement associée non seulement à la biodiversité du sol mais aussi à la partie aérienne au-dessus du sol.

Le gestionnaire d’espace, s’il souhaite concilier les objectifs de préservation de la biodiversité « partie aériennes au-dessus du sol » avec des objectifs de séquestration du carbone, doit donc prendre en compte les effets de ses modalités de gestion agricole des habitats.

Dans le domaine agricole, si de nombreux travaux, notamment de modélisation (initiative « 4 pour 1 000 sur les sols pour la sécurité alimentaire et le climat ») ont été engagés ces dernières années, il reste toutefois de nombreuses inconnues pour faire évoluer les pratiques de manière à rendre ces scénarios opérationnels. Ces évolutions doivent passer par des études sur le terrain qui permettent de valider (ou d’invalider) les modèles d’une part, mais aussi de mieux comprendre les spécificités et les potentialités à des échelles locales, dans les territoires. Les études de terrains doivent aussi permettre de mieux comprendre les effets qui peuvent en résulter pour la biodiversité. Des acteurs de filières d’élevages bovins sont, dans ce cadre, particulièrement intéressés pour mieux comprendre les données relatives aux sols prairiaux et pour mieux intégrer la biodiversité dans les pratiques de gestion.

Une opportunité de renforcer les connaissances existantes est donnée par le biais de partenariats entre le MNHN et quelques acteurs économiques. L’objectif de l’étude sur le long terme sera d’évaluer l’influence des mesures de gestion de milieux prairiaux, de manière concomitante et dynamique, sur la biodiversité « au-dessus du sol » et sur la capacité des sols sous-jacents à séquestrer le carbone.

Co-encadré par PatriNat et l’INRAE, ce stage a pour vocation à participer à la construction de cette démarche évaluative en proposant une première trame méthodologique qui sera testée au sein de zones naturelles et de carrières d’extraction de matériaux, réhabilitées ou en cours de réhabilitation.

Il s’attachera ainsi à répondre à la problématique de travail suivante :

Les pratiques de gestion des habitats prairiaux peuvent-elles pleinement concilier les objectifs de préservation de la biodiversité « au-dessus du sol » avec ceux de la séquestration du carbone dans le sol ?

Missions

Au sein de l’équipe « Espaces et Partenariats » le/la titulaire du stage aura pour mission :

  • de contribuer à une analyse bibliographique permettant de dresser un premier portrait des méthodologies préexistantes qui tournent autour la séquestration de C et leur suivie sur le terrain ;
  • sur la base de l’analyse bibliographique, et en collaboration avec ses tuteurs de PatriNat et de l’INRAE ainsi qu’avec les gestionnaires d’espaces associés, de proposer un plan d’échantillonnage sur le terrain pertinent (cartographie, représentatif) permettant une collecte efficiente d’échantillons et données dont le traitement permettra in fine, d’alimenter les réflexions autour de la problématique ciblée par le stage ;
  • de participer à la collecte d’échantillons et données de terrain incluant : la réalisation de prélèvement de sols sur plusieurs sites test, la participation aux relevés botaniques (+ autres groupes à définir) et biomasse, lors de la phase de construction de la méthode ;
  • de bancariser et d’interpréter les résultats issus de la phase de collecte.
  • de rédiger un rapport de stage présentant la démarche, la stratégie d’échantillonnage sélectionnée, les résultats, leur interprétation ainsi qu’une discussion a posteriori sur l’application de la méthode utilisée au regard des objectifs opérationnels ciblés. Cette discussion pourra prévoir, le cas échéant, la proposition de pistes d’amélioration de la méthode afin de l’optimiser pour des prochaines phases de tests.

Partenaires internes : Département « Adaptations du vivant » du MNHN
Partenaires externes : INRAE Clermont-Ferrand.

Profil recherché

Être étudiant(e) en deuxième année de Master en sciences de l’environnement, écologie, gestion des milieux naturels. 

QUALIFICATIONS REQUISES

  • Outils
    • Connaissances des techniques de prélèvements et d’analyse de sols
    • Connaissance de la biodiversité des milieux prairiaux et en particulier en identification botaniques (connaissances en phytosociologie appréciées)
    • Bonne pratique du SIG (ArcGis ou Qgis)
    • Maitrise des outils bureautiques (Excel, Word, Powerpoint)
    • Pratiques des méthodes et outils d’analyse statistiques
  • Savoir être
    • Autonomie, rigueur scientifique, esprit de synthèse
    • Bonne capacités de rédaction et de restitution orale des résultats
    • Ecoute et travail en équipe
    • Prévoir des phases de terrain dans toute la France

Poste et conditions

  • Type de contrat : Stage de M2
  • Durée : 6 mois (Mars à Août 2022)
  • Rémunération : selon réglementation en vigueur
  • Date de prise de fonction : à partir du 01/03/2023
  • Lieu : Petit château (Brunoy, 91) et déplacements à prévoir dans toute la France

Modalités de candidature

Le dossier de candidature est à envoyer avant le 16/01/2023 à : Philippe Gourdain philippe.gourdain@mnhn.fr et Katja Klumpp katja.klumpp@inrae.fr avec la mention : « Stage Carbone et biodiversité ».

Ce dossier comprendra :

  • un curriculum vitae détaillé et tous les travaux susceptibles d’éclairer le jury ;
  • une lettre de motivation.

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