Jeanne Barret la première femme qui a fait le tour du monde
Jeanne Barret a débuté sa « carrière » en tant que servante, mais c’est bien l’extraordinaire aventure d’une scientifique, une botaniste du XVIII° siècle, que ce roman, qui s’adresse à un jeune public à partir de 12 ans, évoque.
Il retrace la vie d’une jeune femme intrépide initiée à la découverte de la nature par le naturaliste Philibert Commerson qu’elle accompagne pour son voyage autour du monde dans le cadre de l’expédition commanditée par Louis XV et sous les ordres de Bougainville. Un voyage pour lequel elle doit se déguiser en homme car les femmes sont interdites sur les navires à cette époque.
Un récit engagé sur le « sort » des femmes, un rappel historique de ce magnifique siècle des Lumières et des grandes découvertes scientifiques de l’époque à faire découvrir aux jeunes lecteurs.

Guillemette Resplandy-Taï partage sa passion pour les sciences et les plantes en particulier auprès du jeune public par ses romans ou documentaires qu’elle lui propose depuis plus d’une vingtaine d’années.
Titre de l'ouvrage : Jeanne Barret la première femme qui a fait le tour du monde
Auteur : Guillemette Resplandy-Taï
Éditions OSKAR, août 2024
06 pages, 14,5X19 cm
ISBN : 979-1-0214-0844-9
Prix indicatif 12,95 Euros
Disponible dans toutes les bonnes librairies.
2 commentaires
On sait que c’est Jeanne Barret qui collectait les plantes pour Philibert Commerson, souffrant. Celui-ci est mort avant son retour en France, et n’a rien publié. Ce qui m’étonne, c’est que Jeanne Barret ne l’ait pas fait. En était-elle capable, ou l’en a-t-on empêchée ? A ma connaissance, on n’entend plus parler d’elle après son retour. Avez-vous des données là-dessus ?
Bonjour
Merci pour votre commentaire. Le but de mon ouvrage est de faire découvrir Jeanne Barret aux plus jeunes lecteurs, son apprentissage de botaniste, science d’observation, et son statut de femme dans la France du XVIII° siècle, le siècle des lumières qui s’ouvre à un nouveau regard sur les sciences et à leur diffusion pour tous… ou presque.
Quand on travaille sur Jeanne Barret, on constate effectivement que l’on a peu, voire pas, de données sur son devenir de botaniste une fois de retour en France (métropolitaine), par contre sa trace n’est pas perdue en particulier la référence à la rente offerte par Louis XVI en hommage à son travail d’apprenti botaniste (sur les conseils avisés de Bougainville ?), et son lieu de « retraite » en Dordogne avec son mari, où sa tombe est toujours visible a priori.
Concernant les publications, il faut garder en mémoire que Jeanne Barret a fait un immense travail au décès de Commerson pour finir de classer/étiqueter et envoyer en bonne et due les formes les échantillons qui avaient été récoltés, mais elle-même était assignée à résidence à l’ïle Maurice comme passagère clandestine. Les échantillons ont été réceptionnés, en plus ou moins bon état a priori, par les scientifiques du Jardin du Roi (MNHN) qui se sont emparés du « magot » et, l’annonce du décès de Commerson devant être connue, n’ont pas attendu l’avis de Jeanne Barret qui, après tout et à leur yeux, n’était qu’un apprenti et une femme de surcroit. Du fait de sa position (légale et géographique) il ne lui était à mon avis pas possible d’écrire un article et on l’a donc de fait « empêchée ». En aurait-elle été capable ? Pour décrire les échantillons, à mon avis oui, Commerson l’ayant certainement tout particulièrement bien entrainée, en aurait-elle eu l’idée, l’envie, le goût… mon sentiment est plutôt que non, et là je reviens à l’état d’esprit d’une femme du XVIII° siècle, de modeste origine, qui a mesuré sa chance de partager les visions scientifiques de son « maître », tout en ne pouvant pas partager ses aspirations.
J’espère avoir répondu à votre attente, a priori rien de nouveau sur les faits mais plutôt une analyse sur la condition féminine, voire celle d’apprentie… Qui ne s’est pas fait « souffler » une publication par son « patron » lors d’un travail de thèse… au XX ou au XXI° siècle ?