L’Arabette des dames
Aujourd’hui je vous présente cette plante très connue d’un point de vue scientifique. En effet son cycle de vie très court permet de faire de nombreuses études. Ce que va entreprendre l’astronaute Sophie Adenot qui va la cultiver dans la station orbitale ISS. Le but est de la faire germer et croître dans la station, et en même temps sur terre, afin de comparer leur développement.
Ici, elle n’est pas très courante. On la trouve le long de la Sambre en un seul endroit mais en quantité. J’ai également trouvé quelques exemplaires sur une muraille, de plus grande taille. Est-ce bien la même espèce ou deux variétés différentes ? J’ai longtemps hésité mais Pl@ntnet m’a confirmé que les deux répondent à la même espèce. J’en ai déduit que cette plante préfère les murs, plus secs que le bord de rivière.


3 commentaires
La présentation de la phénologie, de la biologie et de l’écologie sont confuses ; les photos sont sans échelle. La date de floraison est indiquée sans zone géographique ; elle coïncide c. à celle dans l’hémisphère nord surtout en avril (tout début du printemps) cf. par exemple Flora Gallica (Loiseleur 1806 : 416) et d’autres réf. ; l’habitat et la répartition in Hanf (1982) pour l’Europe « surtout annuelle d’hiver, Europe entière, fréquente dans les champs, lisières, chemins… généralement sans calcaire » ; de même « cultures » est également le premier habitat indiqué in De Langhe et al (1973 Nouvelle Fl. de la Belg…) avec « AC-C… ». Il y a peut-être des nuances de mois d’anthèse selon la latitude. En Bretagne elle manifeste l’essentiel de ses plantules vers octobre, et reste en rosette généralement pendant quelques mois.
Bonjour Daniel,
Vous ne pouvez pas demander à un amateur qui anime le réseau de Téla botanica, du contenu professionnel (qui eux sont payés), à l’image des ouvrages que vous mentionnez.
Quant à la phénologie, elle ne signifie plus grand-chose depuis déjà une vingtaine années, des suites du dérèglement climatique global. Enfin, si vous suivez Jacques Jacqva, cela fait des années qu’il anime ces brèves didactiques et vulgarisatrices : nombreux sont les lecteurs & lectrices ici qui savent précisément où et comment il herborise. Cerise sur le gâteau, il eut droit à une entrevue explicative en début du mois ! : https://www.tela-botanica.org/2026/02/petit-a-petit-jai-decouvert-dautres-plantes-plus-petites-discretes-pas-faciles-a-voir-des-recits-pour-faire-fleurir-les-sciences-participatives/.
J’en profite pour préciser que le traitement d’O’Kane & Al-Shehbaz (1997, 2002), totalement dépassé, mais que tout le monde suit encore sous la contrainte d’autorité(s) depuis lors, est erroné. Cardaminopsis Hayek. est tout à fait légitime (et a environ 6 millions d’années d’après moi, mais aussi +- 5,8 m.a. chez Hohmann et al. (2015), Arnold et al. (2015), Hohmann (2016), Hohmann and Koch (2017) & enfin Koch (2019). Tout mélanger en un gros tas d’Arabidopsis s.l. comme on nous l’impose par erreur depuis vingt-cinq ans, revient à supprimer au moins Neslia et Camelina pour n’en faire qu’un gros genre Capsella Medik. Pour parler à un plus grand nombre, transposé aux animaux, c’est comme oser dire que Homo, Pan et Gorilla (+ quelques genres éteints) ne sont qu’un seul et unique genre.
Cordialement,
Ma réponse : Mon but avec mes planches photographiques est de présenter des espèces diverses et variées qui sont présentes dans mon environnement immédiat, c’est-à-dire à Maubeuge dans les remparts (endroit de bois, de prairies et d’étangs) et les bords de Sambre comme indiqué sur mes fiches. Les périodes de floraisons notées correspondent donc à mes relevés uniquement dans ces deux endroits. Ce que j’ai voulu aussi, c’est de montrer l’évolution de la floraison du bouton jusqu’aux fruits, ceux-ci étant rarement visibles dans les descriptions disponibles. Je ne voulais pas faire un exposé scientifique très détaillé. Je laisse ce soin aux professionnels de la botanique. Si vous voulez entrer dans les détails, je vous recommande de consulter des sites comme Zoom-nature ou les Chroniques du végétal qui font très bien ce travail. J’ai voulu aussi montrer des caractéristiques particulières comme la forme des feuilles, les étamines et les stigmates, la forme des graines, etc.