Suivi du Bunias d’orient

Suivi de l’espèce exotique envahissante : Bunias d’orient (Bunias orientalis L.)

Participez à la mission – Bunias d’orient !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Bunias orientalis par Marie Portas, licence [CC-BY-SA] via Tela Botanica

Objectif de la campagne

Collecter des données sur le Bunias d’orient, une espèce exotique envahissante, pendant les mois de mai à août afin d’améliorer la connaissance sur sa répartition, de mesurer son expansion et de pouvoir agir dès son apparition sur un nouveau territoire.

Contexte :

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. La connaissance sur la flore régionale a fait un grand bon grâce au travail associatif mais aussi grâce aux programmes d’inventaires de terrain des conservatoires botaniques nationaux.

Malgré tout, la connaissance sur certaines espèces et notamment les espèces exotiques envahissantes reste fragmentaire en raison de la surface importante à couvrir. Impliquer les citoyens dans la connaissance de ces espèces permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

Les informations ainsi recueillies permettent :

  • De donner plus de poids aux états des lieux (niveau local, mais aussi niveau régional voire national pour certaines espèces)
  • De mesurer à terme l’évolution des populations
  • D’encourager la mise en place de politiques de gestion des espèces exotiques envahissantes
  • D’alimenter la connaissance sur des secteurs où l’espèce n’est pas connue pour pouvoir agir au plus tôt.

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Bunias d’orient – Bunias orientalis L.
Famille : Brassicacées

Comment la reconnaître ?

Plante vivace robuste envahissant les prairies. Tige ramifiée, sans poil ou à poils épars, et pouvant aller jusqu’à 30 – 120 cm de hauteur. Feuilles étroitement incisées, avec un grand lobe terminal trilobé et pointu, souvent en fer de hallebarde. Les feuilles inférieures, visibles toutes l’année peuvent atteindre 40 cm de long alors que les feuilles supérieures sont beaucoup plus petites et moins incisées. Fleurs jaune vif en grappe, formées de quatre pétales arrondis disposés en croix. Fruits petits, luisants, allongés en forme de poire de 6-10 mm et couverts de petits tubercules très visibles. Racines pivotantes profondes.

Pouvoir envahissant élevé grâce à l’efficacité de sa reproduction, sexuée (3000 à 4500 graines par plant) et végétative (régénération à partir d’un fragment de racine de 1 cm).

Caractéristiques :

  • Plante robuste jusqu’à 1.20 m de haut ;
  • Pas de floraison avant mai;
  • Feuilles de la base grandes, incisées avec un grand lobe terminal souvent en fer de hallebarde;
  • Fleurs jaune vif à quatre pétales étalés en croix;
  • Fruits luisants, en poire couverts de petits tubercules;

Habitat

En pleine lumière et dans des sols perturbés : talus de routes, rives de cours d’eau, terrains vagues, jardins et prairies exploitées.

Ne pas confondre avec :

D’autres crucifères jaunes des champs :

  • Moutarde des champs (Sinapis arvensis L.), floraison plus précoce, d’allure similaire mais un peu moins haute, feuilles avec un lobe terminal arrondi, fruits non luisants et allongés.
  • Bunias fausse roquette (Bunias erucago L.) qui se rencontre dans les champs de céréales, de taille plus petite, avec des fruits portant quatre ailes irrégulièrement dentées et bosselées.

Quelle problématique ?

Le bunias d’orient est une espèce exotique originaire de l’est de l’Europe et d’Asie qui est apparu en France dans les année 1850 dans des jardins botaniques puis arrive avec des fourrages importés à la fin de la première guerre mondiale. Il est actuellement présent dans une large partie est du pays.

Le développement excessif de cette espèce dans les parcelles agricoles induit une perte de rendement et de valeur nutritive des prairies. On constate également une perte d’appétence des fourrages pour les bovins et les caprins en raison de son odeur forte et désagréable. Par ailleurs, sa forte production de nectar détourne les pollinisateurs des espèces indigènes. Cette concurrence provoque une perte de biodiversité dans les prairies maigres.

Consultez également sa fiche descriptive sur l’encyclopédie de la Botanique eFlore .
Vous pouvez aussi consulter des photos du Bunias d’orient sur la Galerie PictoFlora.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

> Pour trouver des endroits où le Bunias d’orient a déjà été repéré , vous pouvez vous aider de la cartographie Flora Data.

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 11 Mo) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques.

> Notez le maximum d’informations sur votre carnet de terrain.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles). Vos clichés doivent être les plus nets et le plus précis possible. Vous pouvez vous servir du Tutoriel photo.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission


Cartographie du Bunias d’orient

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique de Bunias orientalis L. issue de Flora Data


Cartographie dynamique de Bunias orientalis L. en région Grenobloise

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica en partenariat avec Gentiana et avec le soutien financier de Grenoble-Alpes Métropole.

Photographie du header : Bunias orientalis L. par Martin Kopf, licence [CC BY SA].

Espèces exotiques envahissantes du littoral

Participez à la surveillance des plantes exotiques envahissantes du littoral

Contribuez à la mission flore littoral

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectifs de la campagne

  • Permettre un suivi des plantes exotiques envahissantes du littoral
  • Développer une base de données croisée avec les espèces rares du littoral

Contexte

Importance des sciences citoyennes

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale et l’acquisition de données permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

A quoi les données vont-elles servir ?

En plus de sensibiliser les citoyens, les données récoltées permettront d’améliorer les connaissances sur la répartition, la rareté et les menaces potentielles des espèces étudiées. Les données seront intégrées à la base du Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP). Ces données pourront également être intégrées dans les politiques de gestion du littoral.

Milieu

Les dunes sont des milieux offrant des conditions de vie difficile, notamment à cause de la mobilité du substrat (sable), du vent et de la faible disponibilité en nutriments. Certaines plantes néanmoins sont spécialistes de ces milieux et elles jouent un rôle très important dans leur stabilisation. Cet écosystème particulier ne se retrouve qu’en bord de mer, dans des zones généralement très urbanisées et perturbées par les activités humaines, notamment touristiques. Les dunes sont donc des milieux rares, fragiles, sensibles au piétinement et menacés par la montée des eaux causée par le changement climatique.

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Plusieurs espèces !

Les missions Flore thématiques vous proposent de partir à la recherche de plusieurs plantes : deux espèces principales : les Griffes de sorcières (Carpobrotus edulis L. et Carpobrotus acinaciformis L. Bolus) ainsi que quatorze plantes exotiques envahissantes poussant dans le même milieu.

Apprenez à les reconnaître

Les griffes de sorcières ou Figuiers des Hottentots – Carpobrotus edulis L. et Carpobrotus acinaciformis L. Bolus
Famille : Aizoaceae

Plante grasse herbacée vivace, rampante ou pendante, pouvant atteindre plusieurs mètres de long et formant de grands “tapis”. Le système racinaire fibreux est très dense et se concentre dans la partie supérieure du sol. A chaque nœud de la tige, de nouvelles racines peuvent se former. Les feuilles, longues de 8 à 11 cm, sont disposées de manière opposées sur la tige et séparées par des entre ­noeuds de plusieurs centimètres. Le limbe des feuilles est charnu à 3 angles, plus ou moins arqué en forme de griffe. Sa section transversale est en forme de triangle équilatéral. Sa couleur généralement verte peut virer au rouge selon la température et le taux d’humidité. Les grandes fleurs de couleur jaune clair ou rose soutenu (5 à 12 cm de diamètre) sont solitaires à nombreux pétales linéaires et sépales inégaux, en position terminale. Les fruits sont charnus, en forme de figue.

Habitat

Les Griffes de sorcière sont des plantes de zones pleinement ensoleillées qui supportent les atmosphères sèches (résistance excellente à la sécheresse) et chaudes ainsi que la proximité de la mer mais qui ne résistent pas aux températures inférieures à 4°C. Elle colonise les rochers littoraux, les pentes rocailleuses et les falaises côtières sur silice et plus rarement sur calcaire mais aussi les zones de sables peu fixés ou les replats sablonneux d’arrière­ dunes. Une fois implantée, elle peut coloniser les maquis littoraux denses.

Impacts sur la biodiversité

En raison de leur forte capacité d’implantation et de leur pouvoir compétitif important, les Griffes de sorcière forment des tapis monospécifiques denses qui ont des effets :

  • sur le fonctionnement des écosystèmes (modification du pH, de la composition en éléments nutritifs et du bilan hydrique du sol).
  • sur la composition des communautés végétales (Concurrence direct pour l’espace, l’eau et les sels minéraux avec les plantes indigènes, diminution de la diversité et de la richesse spécifique) ; elles posent particulièrement problème en ce qui concerne les espèces indigènes à fort enjeu de conservation, moins compétitrices.

Modes de gestion

Bien qu’il existe des méthodes de lutte par arrachages ciblés manuels ou mécaniques, la gestion de ces espèces doit tout d’abord consister à éviter leur implantation dans l’écosystème, notamment via leur utilisation en tant que plantes ornementales.

Partez également à la recherche de 14 plantes exotiques envahissantes du littoral :

Cliquez sur les images qui renvoient vers les fiches eFlore

Etape 2 > Partez sur le terrain !

Pour trouver des endroits où les griffes ont déjà été repérées, vous pouvez vous aider de la cartographie Flora Data.

> Emportez votre fiche de terrain et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante.

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques.

> Notez le maximum d’informations sur votre carnet de terrain.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… Vos clichés doivent être les plus nets et le plus précis possible. Vous pouvez vous servir du Tutoriel photo.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de la griffe de sorcière

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique de Carpobrotus edulis L. issue de Flora Data

Vous pouvez retrouver toutes les observations de la mission « plantes exotiques envahissantes » en suivant ce lien !

Vous pouvez également retrouver les observations de la mission de suivi des espèces d’intérêt du littoral en suivant ce lien !

Partenaires

Le dispositif mission Flore a été créé par Tela Botanica avec le soutien opérationnel du Conservatoire Botanique National méditerranéen de Porquerolles et avec le soutien financier de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Languedoc-Roussillon.

Photographie du header : Carpobrotus acinaciformis L. Bolus par Lilianne Roubaudi, licence [CC BY SA].

Berce du caucase

A la recherche de la Berce du Caucase

Participez à la mission sur la Berce du Caucase

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectifs de la campagne

  • Étudier et mieux connaître la répartition de cette espèce exotique envahissante en faisant remonter des signalements de population qui n’auraient pas été encore découvertes.
  • Faire connaître les enjeux sur cette espèce à la population locale et aux acteurs du territoire.

Contexte

La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum Sommier & Levier) est une espèce exotique envahissante qui a impact pour la santé humaine puisqu’elle peut provoquer des brûlures cutanées (photosensibilité).

Importance des sciences citoyennes

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale et l’acquisition de données permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

A quoi les données vont-elles servir ?

En plus de permettre la sensibilisation des citoyens, les données récoltées permettront d’améliorer les connaissances sur la répartition des populations de cette espèce exotique envahissante. Les données seront intégrées à la base du Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP).

Les partenaires

– L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est un établissement public français qui a pour mission principale d’évaluer les risques sanitaires dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et du travail, en vue d’éclairer la décision publique. Les ministères de la santé, de l’écologie et de l’agriculture ont saisi l’Anses afin de synthétiser les connaissances sur cette plante et émettre des recommandations de gestion du risque. A l’issue des travaux d’expertise, l’Anses recommande la mise en place d’un système de surveillance et le recours aux méthodes de lutte disponibles pour éradiquer les populations dans les zones jugées prioritaires.

– FREDON France

FREDON France, réseau des Fédérations Régionales de lutte contre les organismes nuisibles, dont les membres sont reconnus Organismes à Vocation Sanitaire (OVS) est le 1er réseau d’experts indépendants au service de la santé du végétal, de l’environnement et de l’Homme. Il joue un rôle dans la détection jusqu’à la maîtrise des bio-agresseurs et des espèces invasives.

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Berce du Caucase

Heracleum mantegazzianum Sommier & Levier

Famille : Apiacées

2 à 3 mètres, voire 5 m de hauteur !

Comment la reconnaître ?

La Berce du Caucase est une plante pérenne, peu velue, atteignant 2 à 3 m voire 5 m de hauteur. Elle produit une racine pivotante épaisse et ramifiée qui atteint 45 à 60 cm de profondeur. La partie supérieure de la racine peut atteindre 15 cm de diamètre et devient lignifiée lorsque la plante atteint le stade de la floraison. Elle se caractérise par un port en rosette très ample pendant les premières années de vie, avant floraison. Une fois la plante en fleurs, la tige est robuste, pouvant atteindre jusqu’à 10 cm de diamètre, cannelée et creuse, souvent tachetée de pourpre et couverte de poils.

> Les feuilles sont alternes, pétiolées, une fois divisées en segments ovales-allongés. Ces segments sont eux-mêmes lobés-pennés en lobes se terminant en pointe (acuminés), à marge dentée, glabres ou faiblement pubescentes sur la face inférieure. Le pétiole de la feuille est rond et s’insère sur la tige par une gaine très renflée.

>Les fleurs sont disposées en ombelles composées. Les fleurs sont formées de 5 pétales blancs. Les pétales externes des fleurs situées à la circonférence de l’ombelle sont dits rayonnants (nettement plus grands que ceux des fleurs du centre) et profondément bifides. L’ombelle principale est de très grande taille, pouvant atteindre 50-60 cm de diamètre et comptant généralement de 50 à 120 rayons de 10-40 cm de long. Les ombelles secondaires (jusqu’à 8) dépassent souvent l’ombelle principale.

>La floraison intervient de juillet à août , après plusieurs années (généralement une à quatre) passées au stade végétatif.

>Le fruit mesure (5-)10-11(16,5) mm, il est faiblement scabre (rugueux) sur les marges mais glabre ou à poils épars sur la face dorsale. À maturité (sec), il est pourvu de vésicules allongées, très foncées, bien visibles (vittae) en forme de massue à l’extrémité.

Milieu

Dans sa zone d’introduction, elle colonise une grande variété d’habitats. Parmi les habitats les plus communs, on peut citer les structures linéaires comme les bords de routes et de voies ferrées. La Berce du Caucase peut souvent être trouvée en lisière de forêt et sur la frange des prairies. Les habitats rudéraux récemment perturbés par les activités humaines constituent également des habitats favorables (par exemple : sablières, décharges, friches, zones de construction). Enfin, l’espèce est présente en zone urbaine, dans les jardins et les parcs.

Quand partir sur le terrain ?

La Berce du Caucase fleurit de juin à août selon l’altitude, l’été est donc la période la plus propice aux observations. La plante reste bien visible et reconnaissable en automne.

Une espèce exotique envahissante

Heracleum mantegazzianum est originaire de la région du Caucase. On retrouve originellement les populations de l’espèce sur les pentes de la partie occidentale du Grand Caucase, en Russie méridionale et en Géorgie. L’espèce a été introduite délibérément pour l’ornementation en Europe du Nord et de l’Ouest au XIXe siècle dans de nombreux pays. En France, la plante aurait été introduite vers 1880 (Fournier, 1937). Elle s’échappa rapidement dans la nature à partir de cultures et de jardins. Elle devient envahissante à partir du milieu du XXe siècle (années 1950-1960), à partir de jardins particuliers et de prairies aménagées par les apiculteurs. Maintenant, l’expansion se fait surtout le long des cours d’eau, mais aussi le long des routes et des voies ferrées, par dispersion naturelle et/ou anthropique, selon l’échelle spatiale considérée (Pyšek et al., 2008).

Impact sur la santé humaine :

La sève et les poils de la Berce du Caucase contiennent des furanocoumarines, notamment des méthoxypsoralènes, qui peuvent engendrer des photo-phytodermatites après contact avec la peau ou les muqueuses des humains et autres mammifères. Celles-ci se manifestent dès 15 minutes après exposition des organes ayant été en contact avec la plante aux rayons ultraviolets du soleil, et se poursuivent par des brûlures cutanées apparaissant entre un et trois jours après et pouvant être du premier, deuxième voire troisième degré.

Cette espèce présente des impacts environnementaux à plusieurs niveaux :

>compétition: Après son arrivée sur un site, la Berce du Caucase tend à former des peuplements denses, qui excluent progressivement les autres végétaux jusqu’à devenir monospécifiques

>services écosystémiques : Les peuplements denses de Berce du Caucase peuvent entraîner une érosion accrue des berges de cours d’eau. En effet, l’exclusion compétitive des autres espèces et l’absence de parties aériennes durant l’hiver augmentent fortement la proportion de sol nu dans les zones envahies, ce qui rend le sol sensible à l’érosion par l’eau lors d’évènement de fortes pluies et de crues (Thiele and Otte, 2007) ; Par ailleurs, de nombreuses activités récréatives sont à proscrire dans les sites envahis, du fait des risques sanitaires.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques. Vous pouvez vous servir de la cartographie de l’espèce (issue des observations des telabotanistes) pour confirmer la présence de l’espèce par rapport aux données historiques. Il existe d’autres cartes de répartition disponibles dans les CBN de votre région par exemple. Retrouvez la carte de présence en France, réalisée par le FCBN.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles). Vous pouvez vous servir du Tutoriel photo.

Ressources

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de la Berce du Caucase

Cartographie dynamique d’ Heracleum mantegazzianum Sommier & Levier. issue de Flora Data

Vous pouvez retrouver toutes les observations de la mission « Berce du Caucase » en suivant ce lien !

Partenaires

Cette mission Flore a été créé par Tela Botanica en partenariat avec l’Anses et FREDON France.

Photographie du header par Pierre-Marie Fatz (CC BY-SA Tela Botanica)

Camargue gardoise

Améliorer les connaissances botaniques en Camargue gardoise !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Contexte

Cette mission flore s’inscrit dans le projet d’ABC en Camargue Gardoise.

Qu’est-ce qu’un ABC ?

Un ABC est une démarche qui permet à une collectivité locale, aux élus et aux acteurs du territoire, de mieux connaître leur patrimoine naturel (faune et flore) afin de mieux le préserver et le valoriser. L’objectif est d’identifier les enjeux de biodiversité du territoire et d’aider la collectivité à agir en les intégrant dans ses actions et stratégies.

Les ABC en Camargue Gardoise

Lauréat de l’appel à projet lancé par l’Agence Française pour la Biodiversité en 2017, le Syndicat Mixte de protection et de Gestion de la Camargue Gardoise démarre en mars 2018 la réalisation de 7 ABC sur son territoire. Ces ABC seront déclinés en plusieurs phases au cours de ces 3 prochaines années (2018-2020).

Objectifs de la mission

  • Faire connaître les enjeux des espèces ciblées à la population locale et aux acteurs du territoire
  • Étudier et mieux connaître les espèces ciblées.
  • Proposer des mesures de gestion en collaboration avec les habitants, les usagers et les acteurs du territoire.

Territoire

Les 7 communes des ABC sont :

Aigues-Mortes, Aimargues, Beauvoisin, Le Cailar, Saint-Gilles, Saint-Laurent-d’Aigouze et Vauvert.

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Aristoloche à feuilles rondes – Aristolochia rotunda L.

Fiche eFlore

Hauteur : Plante vivace de 20 à 60 cm, presque sans poils

Feuilles : grandes, larges de 4 à 6cm, ovales-arrondies, entières, lisses et à nervures faibles

Fleurs : jaunâtres avec une languette brunâtre, égalant presque ou dépassant les feuilles

Milieux : prairies, champs et coteaux pierreux en région méditerranéenne

Confusion possible : L’aristoloche à feuilles rondes tient son nom de la forme de ses feuilles qui permettent de la différencier de A.pistolochia dont les feuilles sont triangulaires et dentées. Ses fleurs sont solitaires et pédicellées, implantées à la base des feuilles. Les feuilles sont sessiles, c’est-à-dire accrochées directement sur la tige sans pétiole, ce qui permet d’éviter la confusion avec A.pallida dont les feuilles possèdent un pétiole aussi long que le pédoncule floral.

Aristolochia rotunda

Intérêt pour la faune : L’aristoloche à feuilles rondes est la plante hôte d’un papillon protégé au niveau national et européen: il s’agit de la Diane (Zerynthia polyxena). Les adultes pondent sur une cette plante essentiellement, dont se nourrissent les chenilles. La protection du papillon est donc intimement liée à la conservation des plantes hôtes, permettant la croissance des stades larvaires. Vous pouvez feuilleter cette plaquette(PDF, 650 ko) pour en savoir plus sur ce papillon.

Protection : Aucun statut de protection pour cette espèce, mais elle est déterminante ZNIEFF en Aquitaine, Midi-Pyrénées et Poitou-Charente

La Diane Zerynthia polyxena

Les Cistes

Ciste cotonneux – Cistus albidus L.

Fiche eFlore

Hauteur: jusqu’à 1.5m

Feuilles: persistantes gris clair. Recouvertes de poils -> aspect cotonneux.

Fleurs: roses à 5 pétales. Aspect froissé.

Milieu : Garrigues et coteaux surtout calcaires, dans toute la région méditerranéenne

Cistus albidus

Ciste de Montpellier – Cistus monspeliensis L.

Fiche eFlore

Hauteur: jusqu’à 1.2m

Feuilles: persistantes et vertes. Rugueuses, recouvertes de duvet.

Fleurs: blanches à 5 pétales. Base des pétales parfois jaune. Fleurs très parfumées.

Milieu : Coteaux secs et bois de la région méditerranéenne

Milieu : Garrigues et coteaux secs,en Provence et Languedoc Roussillon (remonte dans l’Aveyron, le Tarn, le Tarn et Garonne et la Corse).

Cistus monspeliensis

Ciste à feuilles de sauge – Cistus salviifolius L.

Fiche eFlore

Hauteur: Sous-Arbrisseau jusqu’à 0,80 m

Feuilles: persistantes, vert moyen au revers gris, moyennement aromatiques, tomenteuses (poils glandulaires) non visqueuses, fortement gaufrées (rappellent celles de la Sauge officinale, d’où son nom)

Fleurs: blanches à 5 pétales chiffonnés, rassemblées par 1 à 3 fleurs, à l’aisselle des feuilles

Milieu : Coteaux secs et bois de la région méditerranéenne

Cistus salviifoliuss

Les Orchidées

Orchis bouc- Himantoglossum hircinum (L.) Spreng.

Fiche eFlore

Hauteur: jusqu’à 1 mètre

Feuilles: vert grisâtre, qui apparaissent en automne en rosette, persistent l’hiver puis se flétrissent à la floraison.

Fleurs: blanc verdâtre bordées de pourpre, sépales et pétales rassemblés en casque, labelle très allongé (jusqu’à 6cm) et enroulé

Caractéristique particulière: odeur marquée de bouc

Milieu : Pelouses, friches, prairies maigres, talus, toujours sur substrat calcaire.

Himanthoglossum hircinum

Orchis géant Himantoglossum robertianum (Loisel.) P.Delforge

Fiche eFlore

Hauteur: jusqu’à 80 centimètres

Feuilles: vert clair, larges et brillante, implantées en rosette à la base.

Fleurs: Épi de fleurs roses à violettes. Labelle à lobe central bifide, avec deux lobes latéraux semblables à des bras incurvés vers l’intérieur de la plante. Des bractées lancéolées dépassent les fleurs.

Milieu : Lieux herbeux ou boisés du littoral méditerranéen

Himanthoglossum robertianum

Orchis pyramidal Anacamptis pyramidalis (L.) Rich.

Fiche eFlore

Hauteur: jusqu’à 60cm (mais généralement entre 10 et 25cm)

Feuilles: Lancéolées et dressées, fixées à la base de la plante

Fleurs: Épi pyramidal de fleurs roses serrées. Labelle trilobé avec deux crêtes à la base et un éperon d’environ 1cm vers l’arrière.

Milieu : Bois et côteaux secs, dans presque toute la France

Anacamptis pyramidalis

Orchis papillon Anacamptis papilionacea.L

Fiche eFlore

Hauteur: de 10 à 40 cm

Feuilles: vertes, lancéolées

Fleurs: Épi assez lâche de grandes fleurs d’un rouge-rose écarlate, grand labelle, plus long que le casque, étalé et replié en gouttière vers l’avant

Milieu : Lieux herbeux, plutôt humides, en région méditerranéenne

Anacamptis papilionacea

Les espèces exotiques envahissantes

Herbe de la Pampa Cortaderia selloana (Schult. & Schult.f.) Asch. & Graebn.

Fiche eFlore

Fiche IBMA

Fiche FCBN

Appelée aussi le roseau à plumes, cette grande herbacée vivace fait partie de la famille des Poacées, et est originaire d’Amérique du Sud. Elle est souvent cultivée comme plante ornementale.

Cortaderia selloana

Hauteur: jusqu’à 3m

Feuilles: longues et élancées, jusqu’à 2m de long sur 1cm de large. Bords tranchants. Couleur gris-vert.

Fleurs: regroupées en forme de plumes de 30 à 40 cm de long. Tiges de 2 à 3m de haut.

Milieu : Elle aime les zones pleinement ensoleillées et en présence d’eau. Elle peut supporter des conditions sévères de sécheresse en raison de son appareil racinaire profond. Une fois installée, elle supporte une très large gamme de conditions de sol et d’humidité et tolère les conditions salines . Elle se propage donc en bordure de nombreux types d’habitats : zones humides, milieux sableux (dunes, arrière plage, îlots), pelouses,falaises, formations forestières ou arbustives mais aussi dans des habitats perturbés (digues, talus, chemins, friches, remblais, bords de voies ferrées)

Cortaderia selloana

Séneçon du Cap Senecio inaequidens DC.

Fiche eFlore

Fiche IBMA

Plante invasive originaire d’Afrique du Sud, de la famille des Asteracées

Hauteur : Touffes arrondies mesurant jusqu’à 1.5m

Tige : glabre et ligneuse à la base, elle est ramifiée dans le tiers supérieur.

Feuilles: Ce séneçon se reconnaît facilement à ses feuilles très fines, entières, allongées et dentées, aux bords souvent enroulés sur eux-mêmes

Inflorescences : capitules terminaux jaunes de 15-25mm. L’involucre est composé de 1 à 2 rangs de bractées qui se terminent par une pointe noire.

Milieux : Bords de cours d’eau. Le séneçon du Cap s’adapte à de larges conditions écologiques. On le trouve essentiellement dans les milieux ouverts perturbés.

Senecio inaequidens

Ambroisie à épis lisses Ambrosia psilostachya DC.

Fiche eFlore

Fiche descriptive Tela Botanica

Fiche IBMA

Plante invasive perenne originaire d’Amérique du Nord, de la famille des Asteracées.

Hauteur : Plante vivace de 10-60 cm à rhizome grêle d’où naissent des drageons

Tiges : simples ou à rameaux courts, souvent nues au-dessous du collet

Feuilles: médianes 1 à 2 fois découpées, à bande médiane > 2 mm entre les 2 premières divisions. Morphologie des feuilles généralement uniforme au sein d’une même colonie.

Inflorescences : mâle (au sommet) dépassant rarement 10 cm

Milieux : Côtes sableuses, friches, bord de routes, berges, bords de champs, prairies, vignes et vergers

Voir le rapport de l’Anses sur l’analyse de risque relative à cette espèce envahissante et allergisante.

Ambrosia psilostachya

Etape 2 > Partez sur le terrain !

Quand partir sur le terrain ?

Consultez le calendrier de floraison des 11 espèces recherchées dans la mission :

Le sorties prévues par le Syndicat Mixte de Camargue Gardoise en 2019 :

> 20 avril sur la commune de St Gilles à 14h

> 29 mai sur la commune de St Laurent d’Aigouze à 9h30

> 26 Juin sur la commune de Beauvoisin 9h

Ces sorties seront gratuites mais limitées à 20 personnes. Inscription au 04.66.73.52.05 ou par mail à toualit@camarguegardoise.com

Emportez votre fiche de terrain (PDF, 938 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques. Vous pouvez vous servir de la cartographie de l’espèce (issue des observations des telabotanistes) pour confirmer la présence de l’espèce par rapport aux données historiques. Il existe d’autres cartes de répartition disponibles dans les CBN de votre région par exemple.

Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles). Vous pouvez vous servir du Tutoriel photo.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie des données issues de la Mission

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique des espèces suivies dans cette Mission Flore

Partenaires

Cette mission Flore a été créée par Tela Botanica en partenariat avec le Syndicat Mixte de protection et de Gestion de la Camargue Gardoise dans le cadre des Atlas de la Biodiversité Communale.

Photographie du header par S.Baudouin (SMCG)

Ambroisie trifide

A la recherche de l’Ambroisie trifide

Participez à la mission sur l’Ambroisie trifide !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectifs de la campagne

  • Étudier et mieux connaître la répartition de cette espèce exotique envahissante en faisant remonter des signalements de population qui n’auraient pas été encore découvertes.
  • Faire connaître les enjeux sur cette espèce à la population locale et aux acteurs du territoire.

Contexte

L’Ambroisie trifide est une espèce exotique envahissante qui a impact pour la santé puisqu’elle émet un pollen hautement allergisant pour l’homme. C’est également une adventice des cultures très difficile à gérer et qui entraîne des pertes de rendement en Amérique du nord, sa zone d’origine. Les observations confirment son implantation en France, notamment en ex-Midi-Pyrénées, sur des périmètres permettant encore d’envisager son contrôle.

Importance des sciences citoyennes

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale et l’acquisition de données permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

A quoi les données vont-elles servir ?

En plus de permettre la sensibilisation des citoyens, les données récoltées permettront d’améliorer les connaissances sur la répartition des populations de cette espèce exotique envahissante. Les données seront intégrées à la base du Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP) et pourront alimenter la base de données de signalement des ambroisies.

Ambrosia trifida
(source : Observatoire des ambroisies)

Les partenaires

– L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

L’Anses est un établissement public français qui a pour mission principale d’évaluer les risques sanitaires dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et du travail, en vue d’éclairer la décision publique. En juillet 2017, l’Anses a produit un rapport d’analyse du risque sur Ambrosia trifida qui recommande que l’ensemble des mesures préventives soit appliqué afin d’empêcher l’introduction, l’établissement et la dissémination dans l’Union européenne d’ A.trifida . Dans ce contexte, la détection précoce et l’éradication de populations de faible taille constitue un enjeu majeur dans le cadre d’une stratégie préventive. Le Laboratoire de la santé des végétaux de l’Anses a un rôle dans l’analyse des données récoltées sur le terrain pour mieux comprendre les facteurs favorisant le succès des espèces invasives.

– L’Observatoire des ambroisies

Piloté par FREDON France, l’Observatoire des ambroisies a été mis en place depuis 2011 par les Ministères chargés de la santé, de l’environnement, de l’agriculture et l’Institut national de la recherche agronomique. Il constitue un centre national de ressources en matière d’ambroisies. Il a pour principales missions l’information et la formation des publics concernés, la création et la mise à disposition d’outils, veille scientifique, l’animation d’un réseau d’acteurs sur le territoire et l’accompagnement technique des actions de prévention et de gestion. Dans ce projet, l’Observatoire à un rôle d’animation de la mission auprès de son propre réseau, notamment à travers une communication à large échelle. Il assure également le suivi des signalements (contacte l’observateur et informe les acteurs locaux).

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Ambroisie trifide

Ambrosia trifida L. Famille : Asteracées 1 à 3 mètres Floraison: De Juillet à septembre-octobre.

Comment la reconnaître ?

L’Ambroisie trifide est une espèce annuelle appartient à la famille des Astéracées.

A partir de fin juillet, les fleurs mâles produisent d’énormes quantités de pollen qui comme celui de l’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia), est fortement allergisant.

A. trifida est une plante annuelle qui atteint une très grande taille à maturité, mesurant de 1 à 3 m de hauteur, voire 3 à 5 m en conditions favorables. Les feuilles sont de grandes tailles (15 cm de long). Elles sont opposées et simples, à limbe palmatilobé, présentant généralement trois lobes (elles peuvent également posséder 5 lobes ou être entières). Seules, les dernières feuilles peuvent être alternes. Elles sont portées par un long pétiole (3-12 cm).

Les fleurs mâles et femelles sont séparées sur le même individu. Les inflorescences sont de longues grappes terminales (de 30 cm) composées de glomérules de fleurs mâles. Les fleurs femelles sont regroupées en glomérules à la base des grappes mâles et parfois à l’aisselle des feuilles supérieures.

Le fruit est un akène en forme de coupe, surmonté d’un long bec central entouré d’une couronne de 5 pointes plus courtes. Il mesure de 0,5 à 1,2 cm de long sur 0,3 à 0,5 cm de large.

Milieu

Les populations d’Ambroisie trifide se développent souvent dans les champs cultivés. Dans ces cas, l’observation se fera depuis les bordures du champ, en évitant de pénétrer dans les cultures. Par ailleurs, l’espèce peut facilement s’établir en bordure de cours d’eau.

Quand partir sur le terrain ?

Visible dès le mois d’avril dans les parcelles (plantules), la plante devient plus facilement détectable à partir du mois de juillet et jusqu’en septembre-octobre.

Une espèce exotique envahissante

Elle a été introduite en Europe au cours du XIXe siècle mais elle a étendu son aire de distribution après la seconde guerre mondiale. La naturalisation de l’espèce en France serait récente et ne serait pas liée aux premières introductions du début du XXe siècle, mais à des introductions plus récentes et plus méridionales, probablement avec des lots de semences de soja. Cette espèce est problématique à différents niveaux :

> agriculture : l’Ambroisie trifide est connue pour avoir un impact sur l’agriculture par la colonisation des cultures d’été. Dans sa zone d’origine, les parcelles contaminées subissent très rapidement un impact qui peut se traduire jusqu’à une perte totale de la récolte et des coûts supplémentaires de gestion de la parcelle

> santé humaine : le pollen de cette espèce (comme les deux autres espèces d’ambroisies présentes en France) est hautement allergénique et peut causer des pollinoses (rhinite, conjonctivite, asthme et dermatites). Néanmoins à l’heure actuelle les populations françaises ne sont pas suffisamment importantes pour engendrer des problèmes d’allergie significatifs.

> environnemental : l’Ambroisie trifide peut facilement coloniser les bordures de cours d’eau et entrer en compétition avec les espèces indigènes de ces milieux humides.

Quelques conseils de gestion (pour des petites populations)

Dans les champs cultivés, les modalités de gestion sont le ressort de l’agriculteur. Dans tous les cas, le devenir des plantes est du ressort du propriétaire du foncier. Pour des populations de quelques individus situées sur le domaine publique, une élimination des plantes par arrachage avant la floraison peut être recommandé.

Une autre ambroisie

Vous connaissez peut-être sa cousine, l’Ambroisie à feuille d’armoise, plus connue car elle est plus répandue dans les champs de France. Pour plus d’informations sur cette espèce ou pour la signaler, rendez vous sur la plateforme de signalement nationale.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques. Vous pouvez vous servir de la cartographie de l’espèce (issue des observations des telabotanistes) pour confirmer la présence de l’espèce par rapport aux données historiques. Il existe d’autres cartes de répartition disponibles dans les CBN de votre région par exemple. Retrouvez la carte de répartition en Occitanie.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles). Vous pouvez vous servir du Tutoriel photo.

Ressources

Carte de reconnaissance de l’Ambroisie trifide, réalisée par l’Observatoire des Ambroisies

Analyses de risque relative à l’Ambroisie trifide (Ambrosia trifida L.) et élaboration de recommandations de gestion – Interface de saisie Terres Inovia pour agriculteurs

Article scientifique sur le developpement de l’A. trifide : CHAUVEL B., A. RODRIGUEZ, C. MOREAU, Q. MARTINEZ, R. BILON, G. FRIED. 2016. Développement d’Ambrosia trifida L. en France : connaissances historiques et écologiques en vue d’une éradication de l’espèce, Journal de Botanique, 71 , pp. 25-38.

Levée d’ambroisies dans un champ de maïs

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de l’Ambroisie trifide

Cartographie dynamique de Ambrosia trifida L. issue de Flora Data

Vous pouvez retrouver toutes les observations de la mission « Ambroisie trifide » en suivant ce lien !

Partenaires

Cette mission Flore a été créé par Tela Botanica en partenariat avec l’Anses et l’Observatoire des ambroisies, porté par FREDON France.

Photographie du header par Bruno Chauvel (INRA)

Massette australe

La massette australe en Afrique tropicale : une plante envahissante

Participez à la mission Typha domingensis !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Contexte :

Pour cette première mission en Afrique tropicale, des botanistes professionnels de 3 pays ouest-africains (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal) et des botanistes de l’association Tela Botanica ont mis en commun leurs connaissances et leurs résultats de recherche pour éclairer le grand public sur Typha domingensis. C’est une plante commune aux trois pays ouest-africains cités plus haut avec les mêmes caractéristiques majeures dans les 3 pays, c’est-à-dire une espèce aquatique (qui vit dans l’eau) et envahissante. Une espèce non-indigène, exotique en général ou autochtone dans de rares cas, si elle s’établit dans des écosystèmes naturels ou semi-naturels et devient un facteur de changement du milieu et une menace pour la diversité biologique indigène (Convention de Ramsar, 1971).
Nous souhaitons vivement que cette initiative à savoir la « mission flore » puisse se répéter dans le temps avec la publication de données sur des espèces d’intérêt pour nos populations. Outres les espèces invasives nous comptons publier sur des espèces médicinales, alimentaires et aussi rares ou en voie de disparition.
Votre mission sera de nous signaler un typha lorsque vous le rencontrez dans la nature. N’hésitez pas grâce à l’outil de saisie que nous avons mis à votre disposition à envoyer des photographies. Il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs puisque nos botanistes seront là pour vous aider via notre site internet.

Typha domingensis

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Apprenez à la reconnaître

La massette australe – Typha domingensis Pers.

Description

Typha domingensis Pers. (katchalla en Haoussa, kara en Djerma) est une plante de milieux humides. Elle a une inflorescence typique : dense et en forme de quenouille, dans laquelle les fleurs femelles et mâles sont clairement séparées, les fleurs mâles étant placées au-dessus des fleurs femelles au bout d’une tige florifère. Les feuilles sont plates (ou de section légèrement triangulaires) et croissent à la base de la plante. L’espèce Typha domingensis est une plante des bords des eaux calmes et des fossés, que l’on trouve sur les bords des lacs, dans les plans d’eau et plus généralement dans les milieux humides. Elle peut être considérée comme envahissante dans certaines zones et pousse en colonies denses.

Usages

Les feuilles et les tiges sont très utilisées en Afrique tropicale pour la confection de nattes, de chapeaux et de paniers. Elle peut aussi servir de liens dans la culture maraîchère, dans la construction de toits et de pirogues mais aussi dans l’industrie papetière. Les fleurs femelles arrivées à maturité et soyeuses servent au rembourrage des oreillers.
Dans certains pays d’Afrique on se nourrit des tiges et des rhizomes tout au long de l’année, alors que dans d’autres zones on ne le consomme qu’en cas de famine. Les épis feuillés immatures peuvent aussi être mangés comme légume. Typha domingensis peut être utilisé dans le traitement des eaux usées (phyto épuration). En médecine traditionnelle ougandaise, on brûle la plante entière et on lèche la cendre pour soigner la toux. Ailleurs, on la brûle pour obtenir du sel de cuisine ou pour fabriquer du savon. Il est utilisé pour la confection d’un charbon combustible au Sénégal.

Écologie & habitat

Cette plante est originaire des zones tempérées de l’hémisphère nord, mais son aire de répartition s’étend dans les régions subtropicales et tropicales du monde entier. Elle est très répandue en Afrique tropicale. Typha domingensis croît au bord des cours d’eau à débit lent, des marais, des lagunes, des lacs et des étangs d’eau douce, ainsi que des canaux, et dans l’écosystème des mangroves, jusqu’à mille mètres d’altitude et parfois au-delà.

Consultez également sa fiche descriptive sur l’encyclopédie de la Botanique eFlore et sa version vulgarisée, SmartFlore.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

Lors de vos balades, ou si vous programmez une sortie botanique signalez la présence de cette plante grâce à notre outil de saisie juste en dessous de cette section.

Ceci est très important car elle est envahissante pour les trois pays signalés (Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Sénégal).

Au Burkina Faso plusieurs plans d’eau sont déjà envahis par la plante et méritent sérieusement une surveillance pour réguler de manière sensible l’invasion et l’évolution de la plante.

> Apportez un appareil photographique, pour prendre des détails de la plante mais aussi une vue large de son implantation dans le milieu. Voir les conseils habituels du bon naturaliste. Vos clichés doivent être les plus nets et précis que possible

> Si vous le pouvez notez bien le milieu (bord d’étang, rivière, lac artificiel etc..).

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de Typha domingensis

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique de Typha domingensis en Afrique tropicale

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica avec le soutien de Mathieu Gueye – Curateur de l’herbier de l’IFAN Université Cheikh Anta Diop Dakar (Sénégal), Paulin Koura – Curateur de l’herbier du Centre National de Recherche de Ouagadougou (Burkina Faso), Djah François Malan – Ethnobotaniste à l’Institut de botanique Aké-Assi d’Andokoi à Abidjan (Côte d’Ivoire) et avec le soutien financier de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Photographie du header : Typha domingensis par Dr. Ouédraogo