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Rubus amphichloros P.J. MĂĽll.


Cartographie par les membres du projet Atelier Rubus :



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Protologue :


R. amphichloros P.J. Müll. [1861, Bonplandia, 9 : 279]. – Version numérique sur Hathi Trust Digital Library – Traduction : David Mercier 2014d, 2014h, avec le soutien financier du Conservatoire Botanique National de Franche-Comté.
N.D.T.
1) Ce protologue indique les caractères discriminants de R. stereacanthos P.J. Müll. ex Boulay [1867, Ronces Vosg. : 65], bien des années avant sa publication valide ; cependant, il ne s'agit pas d'une publication valide d'après G. Matzke-Hajek qui le considère comme nomen provisorium (com. pers.).
2) Systématique selon Müller 1861 : sect. Sylvatici (P.J. Müll.) P.J. Müll.

6) R. amphichloros P. J. M.
Primocanne robuste, anguleuse à faces planes, à poils étoilés entrecroisés assez denses, à aiguillons un peu inégaux (certains réduits à des micro-aiguillons tuberculiformes), nombreux, rapprochés, inégalement répartis, agglomérés par 2 ou 3 par endroits, à base assez fortement élargie, rétrécis en alène, à pointe aciculiforme, droits, généralement étalés à angle droit. Je n'ai pu voir que des glandes sessiles.
Feuilles complètement 5-foliolées. – Foliole terminale ovale-rhombique, arrondie, rétrécie vers la base, entière, et à extrémité courtement acuminée.
Face supérieure très densément recouverte de poils sétacés rudes apprimés ; face inférieure vert mat foncé, assez densément et mollement poilue de façon luisante, à nervures mediane et latérales fortement marquées.
Dentition faiblement inégale, un peu émoussée, à dents courtement mais généralement nettement apiculées.
Pétiole à aiguillons falciformes, non courbés en crochet.
Floricanne à poils denses étalés-hérissés, un peu enchevêtrés à un tomentum, au sein desquels quelques glandes stipitées généralement sétiformes sont détectables çà et là avec une loupe *), à aiguillons inégaux, fréquents, assez grands, faibles dans le bas, irrégulièrement répartis ou groupés, faiblement falciformes, rarement nettement courbés, ou droits, obliquement étalés.
*) Cette observation s'applique également aux pétioles où elle est plus facile à constater.
Feuilles 3-foliolées, à folioles latérales pétiolulées. – Foliole terminale obovale, à base plus ou moins rétrécie et très entière, à extrémité à apex court généralement nettement distinct.
Face supérieure densément recouverte de poils sétacés rudes apprimés ; face inférieure verte, mollement poilue, à nervures luisantes.
Dentition assez finement anguleuse, à apex acuminé-acéré. Les feuilles inférieures à dentition cependant plus émoussée.
Pétiole à aiguillons falciformes, presque courbés en crochet.
Panicule assez large, oblongue, d'un développement normal, régulier, à rameaux inférieurs (situés à l'aisselle des feuilles 3-foliolées supérieures) dressés-étalés et multiflores, à rameaux supérieurs (situés à l'aisselle d'habituellement d'une feuille 3-foliolée réduite, 2-foliolée ou simple et lobée, puis de bractées 3-fides, devenant à la fin simples) régulièrement alternes, assez espacés les uns des autres dans le bas, plus rapprochés dans le haut, assez longs, la plupart 3- et 2-flores, à pédicelles latéraux assez courts.
Axe floral à poils hérissés denses, au sein desquels sont dispersées des glandes plus ou moins stipitées et presque non observables, à aiguillons étroits, à peine falciformes, inclinés-rétrorses.
Calice gris tomenteux, à poils denses, aux sein desquels sont cachés des glandes sessiles ou courtement stipitées et çà et là un acicule solitaire, à sépales finement apiculés, ou généralement appendiculés chez les fleurs médiane et terminale.
Corolle de taille habituelle, à pétales blancs ovales. Filets des étamines blancs, dépassant les styles blanc verdâtre à base faiblement teintée.
A l'extrémité nord-ouest du lac de Gérardmer (Vosges), à droite au dessus de la route.
Résumé. – Espèce distincte par la primocanne anguleuse à faces planes, à poils étoilés entrecroisés, à aiguillons un peu inégaux, étalés à angle droit, robustes et finement apiculés, les feuilles 5-foliolées, à foliole terminale ovale-rhombique arrondie, à base rétrécie entière, courtement acuminée, à dents anguleuses assez inégales, densément poilue-sétacée dessus, mollement poilue et luisante dessous, verte sur les deux faces, le pétiole à aiguillons falciformes, la floricanne densément poilue-hérissée, rarement à quelques petites glandes sétiformes, à aiguillons fréquents, faibles, légèrement falciformes ou droits, inclinés-rétrorses, et enfin par une panicule de développement normal, oblongue, assez large, à rameaux étalés, densément hirsute, à glandes stipitées éparses et discrètes, à aiguillons fins et obliques, le calice gris tomenteux, poilu, à glandes courtes cachées, à sépales finement apiculés ou appendiculés, réfléchis, et la corolle de taille habituelle, à pétales blancs ovales, à filets des étamines blancs, dépassant les styles blanc verdâtre faiblement teintés à la base.
Remarque. – Se distingue du très ressemblant R. stereacanthos par les aiguillons en moyenne bien moins robustes, les feuilles de la primocanne densément poilue-rugueuse dessus (non, comme chez l'autre, glabrescente), à pétiolule latéral dépassé d'au moins environ deux fois par le pétiolule terminal, et non presque de même longueur, par les feuilles de la floricanne à folioles latérales nettement pétiolulées et non presque sessiles, etc.

Texte original :
Müller, P.J. 1861. – Rubologische Ergebnisse einer dreitägigen Excursion in die granitischen Hoch-Vogesen der Umgegend von Gérardmer (Vogesen-Depart. - Frankreich). Bonplandia, 9 : 279-280.
<<6) R. amphichloros P. J. M.
Stengel stämmig, flachseitig kantig, mit zahlreichen, genäherten, ungleich vertheilten, stellenweise zu 2 und 3 gehäuften, an der Basis ziemlich stark verbreiterterten, pfriemlich verengten, nadelspitzen, geraden, meist richt aufsitzenden, etwas ungleichen, einzeln bis zu kleinen Dornhöckerchen verringerten Stacheln und einer ziemlich dichtlichen, durchkreuzten Sternbehaarung besetzt. Drüsen konnte ich nur stiellose beobachten.
Blätter sämmtlich 5zählig. – Endblättchen rundlich eirautenförmig, nach dem Grunde zusammengezogen, ganz, und am Ende kurz zugespitzt.
Oberseits sehr dicht mit angedrückten, rauhlichen Borstenhaaren überdeckt; unterseits mässig dicht weichhaarig, schimmernd, mit scharf gezeichneten Mittel- und Seitenrippen, dunkel mattgrün.
Bezahnung gering ungleich, etwas stumpflich gesägt, mit kurzen, doch meist deutlichen Spitzchen der Zähne.
Stacheln des Blattstiels sichelförmig, nicht hakig gebogen.
Blüthenast mit häufigen, mässig grossen, unten geringen, unregelmässig vertheilten oder gruppirten, schwach sichelförmig, seltener entschiedener gebogenen, oder geraden, schief abstehenden, ungleichen Stacheln und einer dichten, etwas filzig durchwirrt abstehenden Zottenbehaarung, worunter hin und wieder eine einzelne, meist borstliche Stieldrüse mit der Lupe zu entdecken, *) besetzt.
Blätter 3zählig, mit gestielten Seitenblättchen. – Endblättchen verkehrt eiförmig, an dem mehr oder weniger zusammengezogenen Grunde sehr ganz, am Ende meist abgesetzt kurz gespitzt.
Oberseits dicht mit angedrĂĽckten, rauhlichen Borstenhaaren bedeckt; unterseits weichhaarig, mit schimmernden Adern, grĂĽn.
Bezahnung ziemlich fein eckig gesägt, mit zugeschärften Spitzchen der Zähne. Die unteren Blätter jedoch stumpflicher gezähnt.
Stacheln des Blattstiels sichelig, beinahe hakig gebogen.
Rispe massig breit, ablang, von regelmässiger, normaler Entwickelung, in den Achseln der oberen 3zähligen Blätter, mit aufrecht abstehenden, mehrblüthigen Aestchen beginnend, über denselben gewöhnlich an der Basis von einem verkleinert 3zähligen, 2zähligen, oder gelappten einfachen Blättchen gestützt, aus regelmässig wechselständigen, unten etwas auseinander gerückten, oben mehr genäherten, massig langen, mehrentheils 3- und 2blüthigen, von 3spältigen, zuletzt vereinfachten Deckblättern begleiteten Aestchen, mit ziemlich kurzen Seitenblüthenstielchen, zusammengesetzt.
Achse mit schmalen, kaum sichelig rückwärts geneigten Stacheln und dichten Zottenhaaren, mit unterstreuten, fast nicht sichtbaren, mehr oder weniger gestielten Drüsen besetzt.
Kelch graufilzig, mit dichten Haaren, worunter sessile oder kurzgestielte Drüsen und hin und wieder ein einzelnes Stachelbörstchen versteckt, mit feingespitzten oder bei Mittel- und Endblumen meist behängselten Abschnitten.
Blumenkrone von gewöhnlicher Grösse, mit eiförmigen, weissen Blumenblättern, weissen, die Griffel überragenden Staubfaden und grünlich weissen, am Grunde schwach tingirten Griffeln.
Am nordwestlichen Ende des Sees von Gérardmer (Vosges), rechts über der Strasse.
Sum. – Durch den flachseitig kantigen, feingespitzt, robust, etwas ungleich senkrecht stacheligen, durchkreuzt sternhaarigen Stengel, die 5zähligen, rundlich eirautenförmigen, am beengten Grunde ganzen, kurz zugespitzten, massig ungleich eckig gezähnten, oben dicht borstenhaarigen, unten weich behaarten, schimmernden, beiderseits grünen Blätter mit sichelförmigen Blattstielstacheln, den häufig, gering gross, schwach sichelig oder gerade rückwärts geneigt stacheligen, dicht zottenhaarigen, selten einzeln klein drüsenborstigen Blüthenast, endlich die normal entwickelte, ablange, massig breite, richtästige, dünn obliq stachelige, dicht zottige, unscheinbar zerstreut stieldrüsige Rispe, den graufilzigen, haarigen, versteckt kurzdrüsigen, fein oder anhängselig gespitzten, zurückgeschlagenen Kelch und die gewöhnlich grosse Blumenkrone, mit eiförmigen, weissen Blumenblättern, weissen, die Griffel überragenden Staubfaden und grünlich weissen, am Grunde schwach tingirten Griffeln, ausgezeichnete Art
Bemerk. – Unterscheidet sich von dem ähnlichen R. stereacanthos durch die im Allgemeinen viel weniger robuste Bestachelung, die oben dicht rauhhaarigen, nicht, wie bei jenem, kahllechten Stengelblätter, mit die Mittelstielchen wenigstens ums Doppelte überragendem und nicht beinahe gleich langem Endstielchen, durch die deutlich gestielten und nicht fast sitzenden Seitenblättchen der Blüthenastblätter etc.>>