Prairies alluviales

A la découverte des prairies alluviales

Participez à la mission Prairies alluviales !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectifs de la campagne

  • Faire connaître les enjeux sur ces milieux à la population locale et aux acteurs du territoire, et les faire participer à leur protection,
  • Étudier et mieux connaître ces milieux afin de pouvoir les protéger et mettre en place les mesures qui s’imposent,
  • Proposer des mesures de gestion et de protection en collaboration avec les habitants, les usagers et les acteurs du territoire.

Contexte

Cette mission a été créée en partenariat avec l’association des écologistes de l’Euzière afin de répondre à un besoin de connaissances sur la flore des prairies alluviales des plaines de l’Herault.

Importance des sciences citoyennes

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale et l’acquisition de données permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

A quoi les données vont-elles servir ?

En plus de permettre la sensibilisation des citoyens, les données récoltées permettront d’améliorer les connaissances sur la répartition, la rareté et les menaces potentielles des espèces étudiées. Les données seront intégrées à la base du Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP).

Milieu

Les prairies alluviales sont des milieux riches en biodiversité. Associés aux cours d’eau, ils font partie de l’écosystème de la rivière.
Ces prairies ont un rôle particulier au niveau écologique et participent fortement aux enjeux de gestion de l’eau :

– richesse de la biodiversité sur ces milieux,

– zone tampon dans le lessivage des intrants agricoles vers la rivière,

– rôle dans les problématiques d’inondation.
Ces milieux sont peu connus et peu étudiés, ils subissent une pression urbaine forte, la zone littorale est fortement urbanisée et les projets d’aménagements sont nombreux. De plus, on y observe une pression de l’intensification agricole.

5 habitats ciblés dans cette mission :

Prairies Humides Méditerranéennes Basses

Prairies Humides Méditerranéennes Hautes

Prairies Fraîches (de fauche)

Mares Temporaires

Friches Humides

Aristoloche à feuilles rondes
Une prairie alluviale

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Apprenez à les reconnaître

Plusieurs espèces !

Les missions Flore thématiques vous proposent de partir à la recherche de plusieurs plantes : une espèce principale Aristolochia rotunda ainsi que d’autres espèces que l’on trouve dans le même milieu : Bellevalia romana, Gladiolus dubius, Mentha cervina ou encore Leucojum aestivum.

Quand partir sur le terrain ?

Dès le mois d’avril et jusqu’à la fin du printemps

Aristolochia rotunda – Aristoloche à feuilles rondes

Fiche eFlore/ Fiche EE

Description

Plante vivace de 20 à 60 cm, presque sans poils. Ses feuilles sont grandes, larges de 4 à 6cm, ovales-arrondies, entières, lisses et à nervures faibles. Ses fleurs sont jaunâtres avec une languette brunâtre, égalant presque ou dépassant les feuilles. La plante fleurit d’avril à juin.

Habitat

Elle se retrouve dans les prairies, champs et coteaux pierreux. Du Midi et du Sud-Ouest, jusque dans les Hautes-Alpes, l’Aveyron, la Charente-Inférieure ; Corse. – Région méditerranéenne.

Confusion possible

L’aristoloche à feuilles rondes tient son nom de la forme de ses feuilles qui permettent de la différencier de A.pistolochia dont les feuilles sont triangulaires et dentées. Ses fleurs sont solitaires et pédicellées, implantées à la base des feuilles. Les feuilles sont sessiles, c’est-à-dire accrochées directement sur la tige sans pétiole, ce qui permet d’éviter la confusion avec A.pallida dont les feuilles possèdent un pétiole aussi long que le pédoncule floral.

Aristolochia rotunda
Intérêt pour la faune

L’aristoloche à feuilles rondes est la plante hôte d’un papillon protégé au niveau national et européen: il s’agit de la Diane (Zerynthia polyxena). Les adultes pondent sur une cette plante essentiellement , dont se nourrissent les chenilles. La protection du papillon est donc intimement liée à la conservation des plantes hôtes, permettant la croissance des stades larvaires. Vous pouvez feuilleter cette plaquette(PDF, 650 ko) pour en savoir plus sur ce papillon.

La Diane Zerynthia polyxena

Status de protection

Aucun statut de protection pour cette espèce, mais elle est déterminante ZNIEFF en Aquitaine, Midi-Pyrénées et Poitou-Charente

Partez également à la recherche de 14 espèces patrimoniales de prairies alluviales :

Cliquez sur les liens en bas des images qui renvoient vers les fiches eFlore et les fiches des Ecologistes de l’Euzière (EE)

Etape 2 > Partez sur le terrain !

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 253 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques. Vous pouvez vous servir de la cartographie de l’espèce pour confirmer la présence de l’espèce par rapport aux données historiques.

> Respectez ce milieu sensible et ne ramassez pas de plante si vous êtes dans une zone où elle est protégée.

> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et le plus précis possible. Vous pouvez vous servir du Tutoriel photo.

Participez aux sorties d’initiation :

L’association des Écologistes de l’Euzière organise plusieurs sorties au printemps pour vous apprendre à reconnaitre les différentes espèces. Inscrivez-vous à la liste de diffusion pour être tenu au courant de l’agenda des sorties en écrivant à : giorgia.vattiato@euziere.org

Bellevalia romana

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Vous avez observé d’autres espèces dans des prairies alluviales qui ne sont pas dans la liste ? Vous pouvez saisir vos données (et joindre vos photos) dans le carnet en ligne de Tela Botanica

Cartographie des données issues de la Mission

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique d’ Aristolochia rotunda L. issue de Flora Data

Partenaires

Cette mission Flore a été créée par Tela Botanica en partenariat avec l’association des Ecologistes de l’Euzière.

Photographie du header par Simon BELLOUR licence CC BY SA.

Sansouïre

Découvrez les plantes de la sansouïre

Participez à la mission Sansouïre !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectifs de la campagne

  • Améliorer nos connaissances sur la répartition des plantes des sansouïres,
  • Découvrir l’usage traditionnel de ces espèces

Contexte

Cette mission a été créée en partenariat avec l’association des écologistes de l’Euzière afin de répondre à un besoin de connaissances sur la flore des prairies alluviales des plaines de l’Herault.

Importance des sciences citoyennes

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale et l’acquisition de données permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

A quoi les données vont-elles servir ?

En plus de permettre la sensibilisation des citoyens, les données récoltées permettront d’améliorer les connaissances sur la répartition, la rareté et les menaces potentielles des espèces étudiées. Les données seront intégrées à la base du Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP).

Milieu

Les sansouïres sont des milieux particuliers et peu hospitaliers généralement situés au niveau des zones de delta, de la partie haute du cordon dunaire aux étangs, en transition entre la terre et la mer. Elles sont inondées une partie de l’année puis complètement sèches et reçoivent régulièrement de l’eau de la mer lors de fortes marées, ce qui expliquent leur forte salinité. La végétation qui s’y développe est très spécialisée (plantes halophytes), elles arrivent en effet à croître en excrétant le sel par les pores de leurs feuilles.

Ethnobotanique

Certaines plantes sont traditionnellement utilisées par l’homme pour toutes sortes d’usages. Des espèces poussant dans les sansouïres sont comestibles comme la salicorne par exemple, d’autres contiennent du carbonate de soude permettant la fabrication de savon. Il est important de savoir reconnaître ces plantes utiles pour ne pas se tromper si vous souhaitez en récolter : certaines plantes ressemblantes peuvent être toxiques !

Sarcocornia fruticosa
Sarcocornia fruticosa

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Apprenez à les reconnaître

Plusieurs espèces !

Les missions Flore thématiques vous proposent de partir à la recherche de plusieurs plantes : une espèce principale : la saladelle de Girard (Limonium girardianium) ainsi que quelques espèces compagnes poussant dans le même milieu : Suaeda vera et Sarcocornia fruticosa

Quand partir sur le terrain ?

De Mai à Octobre

Limonium girardianum – Limonium de Girard, Saladelle de Girard, Statice de Girard

Fiche eFlore

Description

Plante vivace de 5 à 25 cm de diamètre, glabre (sans pilosité), aux petites feuilles spatulées, pétiolées (avec un pétiole), insérées en rosette (point de croissance au centre des feuilles disposées tout autour). L’inflorescence qui apparaît en été est dressée, dominant la rosette basale, et porte des épillets étroitement imbriqués en épis courts (plusieurs groupes d’une dizaine de fleur situés sur les hampes) aux nombreuses fleurs roses, parfois violacées. La taille de la rosette, de la hampe et le nombre de fleurs peuvent varier d’un individu à l’autre.

Habitat

On retrouve cette espèce dans tout le littoral méditerranéen, dans des sols rocheux, sablonneux, et dont la salinité est souvent élevée.

Confusion possible

Les différentes espèces de Limonium sont toutes très proches les unes des autres et il est très important de prendre en photo les feuilles, les fleurs et la plante sous tous les angles si vous n’êtes pas certain de l’espèce observée. Cela permettra au réseau de vérifier sa détermination et d’éviter la propagation de données erronées.

Limonium girardianum
Limonium girardianum

Suaeda vera – Soude ligneuse, Suéda fruticuleux

Fiche eFlore

Arbrisseau ligneux (avec une écorce fine) pouvant atteindre 1,50 mètre de hauteur possédant des rameaux dressés pourvus de nombreuses petites feuilles charnues (succulentes), glauques et persistantes pouvant se colorer de rouge vif. Les touffes de cette espèce peuvent atteindre plusieurs mètres de diamètre. Les minuscules fleurs vertes sont dominées par des étamines dressés bien visibles et apparaissent à l’aisselle des feuilles. Elle est reconnaissable toute l’année et ne peut pas être confondue avec Suaeda maritima, une annuelle qui possède des feuilles très fines, peu charnues, ou Suaeda splendens, une annuelle aux feuilles plus allongées et peu charnues.

Suaeda vera

Sarcocornia fruticosa – Salicorne en buisson, Salicorne ligneuse

Fiche eFlore

Arbrisseau ligneux pouvant atteindre plusieurs mètres de diamètre, buissonnant, aux tiges dressées, que l’on rencontre sur quasiment tout le littoral français, dans les vases et milieux salins. Les rameaux (tiges), qui rougissent en vieillissant, portent de minuscules feuilles ressemblant à des anneaux très charnues tout autour de la tige, à peine différentiables de la tige elle-même et qui produisent de petites fleurs ne laissant apparaître que l’androcée et le gynécée (les parties reproductrices de la fleur). Elle ressemble beaucoup à Sarcocornia perennis, et d’autres espèces du genre Salicornia. Si vous n’êtes pas certain de la plante que vous observez, il est important de prendre en photo les feuilles, les fleurs et la plante sous tous les angles afin de permettre la validation par le réseau.

Sarcocornia fruticosa

Sont-elles menacées ou protégées ?

La saladelle de Girard (Limonium Girardianum) est une espèce sur liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (LC) où elle est aussi protégée. Elle est également déterminante ZNIEFF dans les régions où elle croît. Suaeda vera est également déterminante ZNIEFF et protégée dans certaines régions. Veillez à ne pas dégrader les milieux et à ne pas cueillir les espèces rares et / ou protégées à des fins alimentaires ou utiles.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 236 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques. Vous pouvez vous servir de la cartographie de l’espèce pour confirmer la présence de l’espèce par rapport aux données historiques.

> Respectez toujours les écosystèmes naturels et ne cueillez pas de plantes à des fins alimentaires si vous n’êtes pas certain de son identification.

> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et le plus précis possible.

Suaeda vera

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de la saladelle de Girard

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique de Limonium girardianum L. issue de Flora Data

Vous pouvez retrouver toutes les observations de la mission Littoral en suivant ce lien !

Partenaires

Le dispositif mission Flore a été créé par Tela Botanica avec le soutien opérationnel du Conservatoire Botanique National méditerranéen de Porquerolles et avec le soutien financier de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Languedoc-Roussillon.

Photographie du header : Carpobrotus acinaciformis L. Bolus par Lilianne Roubaudi, licence [CC BY SA].

Espèces rares du littoral

A la découverte de la flore du littoral

Participez à la mission Littoral !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectif de la campagne

  • Améliorer nos connaissances sur la répartition des plantes rares des dunes,
  • Sensibiliser les usagers et les touristes durant les vacances d’été à ce milieu fragile.

Contexte :

Importance des sciences citoyennes

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale et l’acquisition de données permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

A quoi les données vont-elles servir ?

En plus de permettre la sensibilisation des citoyens, les données récoltées permettront d’améliorer les connaissances sur la répartition, la rareté et les menaces potentielles des espèces étudiées. Les données seront intégrées à la base du Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP).

Milieu

Les dunes sont des milieux offrant des conditions de vie difficile, notamment à cause du vent et de la faible disponibilité en nutriment. Certaines plantes néanmoins sont spécialistes de ces milieux et elles jouent un rôle très important dans leur stabilisation. Cet écosystème particulier ne se retrouve qu’en bord de mer, dans des zones généralement très urbanisées et perturbées par les activités humaines, notamment touristiques. Les dunes sont donc des milieux rares, fragiles, sensibles au piétinement et menacés par la montée des eaux causée par le changement climatique. Histoire de ternir un peu plus le tableau, les dunes sont envahies par la Griffe de Sorcière (Carpobrotus edulis), une invasive venue d’Afrique du Sud et disséminée par les hommes qui entrent directement en compétition avec les espèces indigènes.

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Apprenez à les reconnaître

Plusieurs espèces !

Les missions Flore thématiques vous proposent de partir à la recherche de plusieurs plantes : une espèce principale Eryngium maritimum ainsi que quelques espèces compagnes poussant dans le même milieu : Medicago marina, Helichrysum stoechas, Pancratium maritimum et Euphorbia peplis.

Quand partir sur le terrain ?

De juin à septembre

Eryngium maritimum – Panicaut de mer

Fiche eFlore

Description

Plante vivace épineuse de 30 à 60cm de hauteur dont la couleur bleu gris est caractéristique. Les feuilles, d’abord pétiolées puis embrassantes (collées à la tige), sont coriaces ce qui leur permet de lutter contre l’évapotranspiration, lobées, dentées, épineuses. Les fleurs sont regroupées en involucre bleu comportant 4 à 6 folioles étalées et larges. Elle possède une racine pivotante importante lui permettant de bien s’ancrer dans le sable et de résister au vent.

Habitat

On la retrouve exclusivement dans les sables maritimes des côtes françaises dont il est l’emblème, aussi bien atlantique que méditerranéen, tout comme en Corse. Il fleurit durant l’été de juin à septembre. On retrouve parfois à ces côtés la pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii) dont la présence serait intéressante à noter.

Confusion possible

Sa forme, sa couleur et son milieu particulier font qu’il est impossible de la confondre avec une autre espèce.

Eryngium maritimum
Eryngium maritimum

Medicago marina – Luzerne maritime

Fiche eFlore

Trèfle rampant, trifolié (feuilles à 3 lobes) et très poilu, pouvant atteindre 50 cm de hauteur que l’on retrouve dans les sables maritimes jusqu’au Sud de la Bretagne. Les tiges portent à leur extrémité des fleurs jaunes vif regroupées en grappes visibles d’avril à juin. Ses tiges rampantes, ses fleurs jaunes et sa pilosité blanche fait qu’on ne peut pas le confondre avec une autre espèce de trèfle dans ce milieu.

Medicago marina

Helichrysum stoechas – Immortelle

Fiche eFlore

Plante vivace aux tiges dressées pouvant atteindre 50cm de hauteur, communément appelée “Immortelle”. Les feuilles linéaires, très étroites, généralement de couleur blanchâtre ou verdâtre, dégagent une forte odeur de curry. Les fleurs jaunes, très caractéristiques et visibles tout l’été, sont regroupées en capitule et dominent la partie végétative. Elle a une répartition plus large que les autres espèces, pouvant se développer plus loin des côtes. Dans les dunes, aucune confusion n’est pas possible avec d’autres espèces.

Helichrysum stoechas

Pancratium maritimum – Lis de mer

Fiche eFlore

Plante vivace bulbeuse atteignant 60 cm de hauteur portant des feuilles allongées. Les grandes fleurs blanches caractéristiques, odorantes, qui apparaissent pendant l’été, sont regroupées en ombelle par groupe de 3 à 15. L’ensemble des pétales est soudé en couronne de 12 dents portant les étamines à filet court. Victime de sa beauté, elle est en déclin dans son habitat naturel à savoir les dunes et sables maritimes de l’océan et de la Méditerranée.

Pancratium maritimum

Euphorbia peplis – Euphorbe péplis

Fiche eFlore

Plante annuelle de 5 à 20 cm, glabre (dépourvue de pilosité) et glauque à longue racine pivotante possédant des tiges couchées, rampantes, de couleur rougeâtre. Elles portent des feuilles charnues (légèrement succulentes), opposées, entières ainsi que des fleurs axillaires solitaires (poussant à la base des feuilles). Cette discrète plante se retrouve dans les sables maritimes de l’océan et de la Méditerranée. Ces graines noires et très légères flottent, cette plante se dissémine grâce à l’eau.

Euphorbia peplis

Sont-elles menacées ou protégées ?

Le panicaut de mer est une espèce sur liste rouge européenne de l’UICN (LC), déterminante ZNIEFF, protégée et réglementée dans de nombreuses régions. Les espèces compagnes sont toutes rares, en déclin et/ou protégées, veillez à ne pas dégrader les milieux et préférez les sorties naturalistes encadrées pour ne pas porter atteinte aux dunes et à leur végétation.

Medicago marina

Etape 2 > Partez sur le terrain !

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 236 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques. Vous pouvez vous servir de la cartographie de l’espèce pour confirmer la présence de l’espèce par rapport aux données historiques.

> Respectez ce milieu sensible et ne ramassez pas de plante si vous êtes dans une zone où elle est protégée.

> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et le plus précis possible.

Eryngium maritimum

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie du Panicaut de mer

Cartographie dynamique de Eryngium maritimum L. issue de Flora Data

Vous pouvez retrouver toutes les observations de la mission Littoral en suivant ce lien !

Partenaires

Le dispositif mission Flore a été créé par Tela Botanica avec le soutien opérationnel du Conservatoire Botanique National méditerranéen de Porquerolles et avec le soutien financier de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Languedoc-Roussillon.

Photographie du header : Eryngium maritimum L. par Annick LARBOUILLAT, licence CC BY SA Tela Botanica.

Spiranthe d’automne

A la recherche de la Spiranthe d’automne (Spiranthes spiralis (L.) Chevall.) sur la métropole grenobloise

Participez à la mission Spiranthe d’automne !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectif de la campagne

Collecter des données sur la Spiranthe d’automne dans la métropole grenobloise pendant les mois de septembre et octobre afin d’améliorer la connaissance sur sa répartition et de faciliter sa protection.

Contexte :

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes.
La connaissance sur la flore régionale a fait un grand bon grâce au travail associatif mais aussi grâce aux programmes d’inventaires de terrain des conservatoires botaniques nationaux.
Malgré tout, la connaissance sur certaines espèces reste fragmentaire en raison de la surface importante à couvrir.
Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

Les informations ainsi recueillies permettent :

  • de donner plus de poids aux états des lieux (niveau local, mais aussi niveau régional voire national pour certaines espèces)
  • de mesurer à terme l’évolution des populations
  • d’encourager la mise en place de politiques de conservation (petits ENS, mesures de gestion, …)
  • d’alimenter la connaissance sur des secteurs pas ou peu connus.
Spiranthes spiralis

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Spiranthe d’automne – Spiranthes spiralis (L.) Chevall.
Famille : Orchidacées
10 – 30 cm
Floraison : Août – Octobre

Comment la reconnaître

Cette espèce se distingue surtout à sa hampe florale grêle, pubescente, et qui porte des fleurs blanches en épis spiralé. Ces fleurs, à agréable odeur vanillée, sont petites (5-7 mm) et présente un labelle frangé.
La plante possède une à trois feuilles très réduites sur la tige mais les feuilles de la base ont disparu. En revanche, les feuilles de l’année suivante sont déjà là, en rosette située latéralement à la base de la tige.

Attention à ne pas la confondre avec :

La Spiranthe d’été (Spiranthes aestivalis (Poir.) Rich.) qui, outre une écologie différente (marais alcalins), une floraison estivale, des fleurs peu odorantes, présente des feuilles lancéolées encore verte à la base de la tige.

Quelles sont ses caractéristiques ?

  • Plante bulbeuse de 10-30 cm, pubescente ;
  • Feuilles 2 à 5, ovales, vert bleue, de 2 à 4 cm de long, en rosette latérale ;
  • Fleurs blanches, petites, odorantes ;
  • Labelle frangé ;
  • Le fruit est une capsule

Où la trouver ?

Cette espèce de l’étage collinéen, se rencontre dans les milieux ouverts comme les pelouses et prés secs au sein de végétations rases. Elle fréquente les pelouses maigres, sèches, souvent pâturées, et parfois les gazons urbains.

Cette plante méditerranéenne – atlantique au sens large, est présente dans les 2/3 du pays. Elle est presque partout rare hormis dans le pourtour méditerranéen et quelques départements de l’ouest.
En Isère, la Spiranthe d’automne est présente en Ile Crémieu et le long du Rhône plus au sud, sur les contreforts sud des Chambarans, dans le Trièves et la région grenobloise. Sur la métropole, l’espèce est à rechercher sur les contreforts de Chartreuse, du Vercors, et dans le Sud-Grenoblois.

Est-elle menacée et protégée ?

Cette orchidée rare, quasi menacée sur la liste rouge nationale, bénéficie de protection dans de nombreuses régions mais pas en Auvergne – Rhône-Alpes.
La principale menace est la disparition de ces biotopes de prédilection. Il peut s’agir de destruction liée à l’urbanisation ou à l’évolution du milieu, par embroussaillement suite à l’abandon de pratiques agricoles, ou au contraire du fait de l’intensification des parcelles et à l’amendement des prairies.

Consultez également la fiche descriptive de la Spiranthe d’automne sur l’encyclopédie de la Botanique eFlore et sa version vulgarisée SmartFlore.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 155 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.
> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques.
> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.
> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et plus précis que possible.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de la Spiranthe d’automne

Visualiser les observations

Cartographie dynamique des observations issue de Flora Data et INFLORIS

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica en partenariat avec Gentiana et avec le soutien financier de Grenoble-Alpes Métropole.

Photographie du header : Spiranthes spiralis par Gilles Salama et Paul Fabre, licence [CC BY SA].

Nielle des blés

A la découverte de la Nielle des blés

Participez à la Mission Nielle des blés !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectif de la campagne

Observer Agrostemma githago L. pendant les mois de juillet et août afin de collecter des données permettant une meilleure connaissance de sa répartition et faciliter sa protection.

Contexte :

L’État mène à travers les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) ses différentes politiques de préservation de la biodiversité. Pour être efficaces, celles-ci doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Dans le cadre de sa stratégie régionale d’acquisition de connaissances, le SINP (Système d’information sur la nature et les paysages) Languedoc-Roussillon précise une liste de taxons pour lesquels nous manquons de données d’observations de terrain récentes. Agrostemma githago L. fait partie de cette liste. C’est dans ce cadre que Tela Botanica lance cette mission d’observations de terrain.

Agrostemma githago L.

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Apprenez à la reconnaître

La Nielle des blés – Agrostemma githago L.
Étymologie du nom de genre : du latin agro, ager: Champ cultivé et stemma : la couronne, guirlande.
Synonymie : Lychnis githago L.
Famille : Caryophyllaceae

Description simplifiée

Cette plante des moissons se dresse jusqu’à un mètre de haut. Peu ramifiée, elle porte des feuilles linéaires, pointues. La plante est entièrement velue, soyeuse. Les fleurs sont portées par un long pédoncule. Les cinq sépales, soudés à leurs bases, dépassent largement les pétales en cinq dents linéaires de 1,5 à 4 cm. Les pétales sont de couleur rose-violet, plus pâles près du centre de la fleur. La floraison a lieu généralement pendant l’été. Les fruits sont des capsules à cinq dents.

Où la trouver ?

Souvent appelée Nielle des blés, cette plante est une habituée des moissons où elle a été dispersée largement et accidentellement en mélange à des semences agricoles. On la retrouve dans quasiment toute la France et se retrouve presque dans toute l’Europe, l’Asie tempérée, le nord de l’Afrique, les îles Canaries et l’Amérique du Nord.

Quand fleurit-elle ?

On peut observer ses fleurs de juin à août.

Est-elle menacée et protégée ?

La Nielle des blés fait partie du Plan National d’Action en faveur des messicoles

Etape 2 > Partez sur le terrain !

Pour trouver des endroits où la Nielle des blés a déjà été repérée, vous pouvez vous aider de la cartographie Flora Data.
> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 235 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.
> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques.
> Ne ramassez jamais cette plante, elle est protégée sur l’ensemble du territoire.
> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.
> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et plus précis que possible.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de la Nielle des blés

Visualisez les observations de cette mission

Cartographie dynamique des observations de la mission – issue de Flora Data

Vous pouvez retrouver toutes les observations de la mission « Nielle des blés » en suivant ce lien !

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica avec le soutien opérationnel du Conservatoire Botanique National méditerranéen de Porquerolles et avec le soutien financier de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Languedoc-Roussillon.

Photographie du header : Agrostemma githago par Marie PORTAS, Yoan MARTIN & Dominique REMAUD, licence [CC BY SA].

Sabot de Vénus

A la recherche du Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus L.) sur la métropole grenobloise

Participez à la mission Sabot de Vénus!

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectif de la campagne

Collecter des données sur le Sabot de Vénus dans la métropole grenobloise pendant les mois de juin et juillet afin d’améliorer la connaissance sur sa répartition et de faciliter sa protection.

Contexte :

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes.
La connaissance sur la flore régionale a fait un grand bon grâce au travail associatif mais aussi grâce aux programmes d’inventaires de terrain des conservatoires botaniques nationaux.
Malgré tout, la connaissance sur certaines espèces reste fragmentaire en raison de la surface importante à couvrir.
Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

Les informations ainsi recueillies permettent :

  • de donner plus de poids aux états des lieux (niveau local, mais aussi niveau régional voire national pour certaines espèces)
  • de mesurer à terme l’évolution des populations
  • d’encourager la mise en place de politiques de conservation (petits ENS, mesures de gestion, …)
  • d’alimenter la connaissance sur des secteurs pas ou peu connus.
Cypripedium calceolus L.

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Sabot de Vénus – Cypripedium calceolus L.
Famille : Orchidacées
20 – 60 cm
Floraison : Mai- juillet
Géophyte rhizomateux

Comment la reconnaître

Le Sabot de Vénus est une espèce facile à reconnaître. Il possède une tige verte et velue, munie de trois à cinq feuilles largement ovales et plissées dans leur longueur. Ses grandes fleurs, sont solitaires ou par deux (très rarement trois).
Quatre pièces composent le périanthe un brun pourpré. Un sépale large, orienté vers le haut semble protéger le « sabot ». Une autre pièce orientée vers le bas est composée des deux autres sépales soudés presque entièrement. Les pétales extérieurs sont lancéolés, étalés sur les côtés, souvent torsadés. Le labelle d’environ 5 cm, jaune vif et luisant, est renflé en forme de sabot (d’où le nom de la plante).

Attention à ne pas la confondre avec :

Compte tenu de sa floraison spectaculaire, il n’est pas possible de confondre le Sabot de Vénus avec d’autres espèces.

Quelles sont ses caractéristiques ?

  • Plante rhizomateuse de 20 à 60 cm, velue ;
  • Feuilles 3-5, réparties sur la tige, ovales, plissées, avec des nervures prononcées ;
  • Grandes fleurs à  pièces brun pourpre et à labelle jaune vif en forme de sabot ; 
  • Le fruit est une capsule allongée.

Où la trouver ?

Les biotopes les plus favorables au Sabot de Vénus sont les bois clairs et les clairières des hêtraies montagnardes, des hêtraies-sapinières et des pinèdes à Pin sylvestre à l’étage montagnard (optimum entre 1000m et 1500m).

Cette espèce, de répartition eurasiatique, rare en Europe boréale et tempérée est surtout localisée dans l’est de la France, de la Lorraine aux Alpes. Elle est très rare dans les Causses et les Pyrénées.
Le département de l’Isère abrite de nombreuses stations, localement abondantes, en zone montagneuse calcaire. Les principales sont situées en Chartreuse, Vercors, Oisans et Trièves.
Sur la métropole grenobloise cette espèce est à rechercher sur les contreforts du Vercors et de la Chartreuse.

Quand fleurit-elle ?

On peut observer ses fleurs de mai à juillet.

Est-elle menacée et protégée ?

Le Sabot de Vénus est une espèce strictement protégée sur l’ensemble du territoire français. Elle est menacée par la densification du couvert forestier, qu’il soit d’origine naturelle ou provoqué par la sylviculture. Cette espèce spectaculaire est également victime de pratiques familiales et commerciales de cueillette, d’arrachage et de transplantation. Cette dernière est pourtant vouée à l’échec car seules les plantes obtenues par les horticulteurs se maintiennent en culture.

Attention : piège !

En entrant dans la fleur à la recherche de nectar, les insectes se trouvent piégés temporairement dans le sabot. Pour ressortir, ils sont guidés par de fausses fenêtres les menant tout droit vers les étamines. Ils repartent ainsi chargés de pollen et assurent la fécondation, une fois piégés dans un autre sabot.

Consultez également la fiche descriptive du sabot de Vénus sur l’encyclopédie de la Botanique eFlore et sa version vulgarisée, SmartFlore.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 231 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.
> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques.
> Ne ramassez jamais cette plante, elle est protégée sur l’ensemble du territoire.
> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.
> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et plus précis que possible.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie du Sabot de Vénus

Visualisez les observations de cette mission

Cartographie dynamique des observations de la mission – issue de Flora Data et INFLORIS

Le Sabot de Vénus étant une espèce protégée, les données sont floutées au niveau communal.

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica en partenariat avec Gentiana et avec le soutien financier de Grenoble-Alpes Métropole.

Photographie du header : Cypripedium calceolus par F. Gourgues, licence [CC BY SA].

Chardon béni

A la découverte du Chardon béni

Participez à la Mission Chardon béni !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectif de la campagne

Observer Centaurea benedicta (L.) L. pendant les mois de mai et juin afin de collecter des données permettant une meilleure connaissance de sa répartition et faciliter sa protection.

Contexte :

L’État mène à travers les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) ses différentes politiques de préservation de la biodiversité. Pour être efficaces, celles-ci doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Dans le cadre de sa stratégie régionale d’acquisition de connaissances, le SINP (Système d’information sur la nature et les paysages) Languedoc-Roussillon précise une liste de taxons pour lesquels nous manquons de données d’observations de terrain récentes. Centaurea benedicta (L.) L. fait parti de cette liste. C’est dans ce cadre que Tela Botanica lance cette mission d’observations de terrain.

Centaurea benedicta

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Apprenez à la reconnaître

Le Chardon béni – Centaurea benedicta (L.) L.
Étymologie du nom de genre : du latin centaurea : plante du centaure.
Synonymie : Cnicus benedictus L.
Famille : Asteraceae

Description simplifiée

Le Chardon béni est une petite plante annuelle qui s’élève de 10 à 40 cm. Légèrement épineuse, elle est recouverte de poils lui donnant un aspect laineux. Ses feuilles présentent des nervures blanches, saillantes sur la face inférieure. Comme pour toutes les Astéracées, ses fleurs sont regroupées en capitules. Le capitule se situe au centre de la rosette, au niveau du sol, ou, aux sommets des tiges latérales lorsque ces dernières se développent. Les fleurs sont jaunes. Autour du capitule, les bractées forment un gros involucre, les bractées intérieures se terminent en une longue pointe munie d’épines sur les côtés. Ses fruits sont surmontés d’une aigrette. Cette plante annuelle fleurit du printemps jusqu’en été dans les champs et aux bords des chemins du sud de la France.

Quelles sont ses caractéristiques ?

Dans un premier temps Centaurea benedicta (L.) L. forme une rosette de feuilles pétiolées au sein de laquelle se développe un capitule acaule (tige très courte, quasi non visible). À l’aisselle des feuilles de la rosette se développent ensuite des tiges à phyllotaxie alterne. La plante est recouverte de poils qui lui donnent un aspect laineux.
Les feuilles ont un limbe vert avec des nervures blanches bien visibles et saillantes à la face inférieure. Elles sont pennatifides à pennatipartites. La marge des feuilles est un peu épineuse. Les feuilles de la rosette sont pétiolées tandis que celles des tiges secondaires sont sessiles (sans pétiole visible) et un peu décurrentes (le limbe descend le long de la tige).
Les capitules se trouvent aux bouts des tiges (terminaux). Ils sont entourés d’un involucre volumineux avec les bractées extérieures foliacées et les plus intérieures se terminant par une longue pointe munie d’épines secondaires sur leurs côtés.
Les fleurs ont une corolle jaune en tube surmonté de lobes de tailles inégales.
Les fruits sont des akènes bruns luisants surmontés d’une aigrette.

Où la trouver ?

Cette petite annuelle pousse dans les cultures méditerranéennes, au bord des chemins, dans des jachères et pâturages. En France, on la trouve principalement sur le pourtour méditerranéen. Plus généralement on peut la retrouver de la côte atlantique du Maroc et du Portugal à l’Afghanistan, en passant par l’ensemble des pays du bassin méditerranéen et des Balkans.

Quand fleurit-elle ?

On peut observer ses fleurs de mai à août.

Est-elle menacée et protégée ?

En France, cette espèce n’est présente que dans le sud. On la trouve de manière dispersée dans les départements méditerranéens. Elle n’est pas protégée en France. En Languedoc-Roussillon elle fait partie des espèces déterminantes des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). (A propos des ZNIEFF).

Consultez également sa fiche descriptive sur l’encyclopédie de la Botanique eFlore et sa version vulgarisée, SmartFlore.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

Pour trouver des endroits où le Chardon béni a déjà été repéré , vous pouvez vous aider de la cartographie Flora Data.

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 230 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques.

> Ne ramassez pas la plante si vous êtes dans une zone où elle est protégée.

> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et plus précis que possible.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie du Chardon béni

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique de Centaurea benedicta (L.) L. issue de Flora Data

Vous pouvez retrouver toutes les observations de la mission « Chardon béni » en suivant ce lien !

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica avec le soutien opérationnel du Conservatoire Botanique National méditerranéen de Porquerolles et avec le soutien financier de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Languedoc-Roussillon.

Photographie du header : Cnicus benedictus par Geneviève BOTTI, licence [CC BY SA].

Hélianthème à feuille de lédum

A la découverte de l’Hélianthème à feuille de lédum

Participez à la Mission Hélianthème !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectif de la campagne

Observer Helianthemum ledifolium (L.) Mill. pendant le mois d’avril afin de collecter des données permettant une meilleure connaissance de sa répartition et faciliter sa protection.

Contexte :

L’État mène à travers les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) ses différentes politiques de préservation de la biodiversité. Pour être efficaces, celles-ci doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes. Dans le cadre de sa stratégie régionale d’acquisition de connaissances, le SINP (Système d’information sur la nature et les paysages) Languedoc-Roussillon précise une liste de taxons pour lesquels nous manquons de données d’observations de terrain récentes. Helianthemum ledifolium (L.) Mill. fait parti de cette liste. C’est dans ce cadre que Tela Botanica lance cette mission d’observations de terrain.

Helianthemum ledifolium

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Apprenez à la reconnaître

L’Hélianthème à feuille de Lédum – Helianthemum ledifolium (L.) Mill.
Étymologie du nom de genre : du grec hélios : soleil et anthos : fleur.
Synonymie : Cistus ledifolius L.
Famille : Cistaceae

Description simplifiée

L’Hélianthème à feuille de Lédum est une petite plante qui s’élève sur quelques centimètres (5-50) et produit de petites fleurs jaune pâle et dorées au centre. Ces fleurs sont portées par un court pédicelle dressé. Ses fruits forment de petites pyramides triangulaires. Cette plante annuelle fleurit au printemps dans les pelouses méditerranéennes du sud de la France.

Quelles sont ses caractéristiques ?

Sa tige se dresse sur quelques centimètres (5-50). Dans sa partie basse, elle porte des feuilles qui s’opposent deux à deux sur chaque nœud (les feuilles sont opposées). Plus haut, les feuilles se retrouvent isolées à chaque nœud, on parle de disposition alterne.
Les feuilles sont plus longues que larges. De taille assez petite, elles mesurent entre 1 et 4 cm de long pour une largeur de 0,5 à 1,5 cm. Le pétiole, reliant la tige au limbe, est très petit voir inexistant pour les feuilles supérieure, on parle de feuilles sessiles.
Les fleurs mesurent d’un à deux cm de diamètre. Elles sont composées de cinq pétales jaune pâle maculés de doré. Dessous, on distingue cinq sépales verdâtres de tailles inégales et dont les plus grands se terminent en pointe et dépassent la longueur des pétales.
Ces fleurs sont portées par des pédicelles épais, dressés, assez courts (moins de la moitié du calice).
Les fruits sont des capsules d’environ un centimètre en forme de petites pyramides à base triangulaire.

Où la trouver ?

Cette petite annuelle pousse dans les pelouses méditerranéennes principalement sur sol calcaire mais également sur sol sablonneux et limoneux. En France, on la trouve principalement sur le pourtour méditerranéen. Plus généralement on peut la retrouver de la côte atlantique du Maroc et Portugal, à l’Iran, en passant par l’ensemble des pays du bassin méditerranéen et de la péninsule arabique.

Ne pas la confondre

Attention à ne pas confondre notre plante avec l’Hélianthème à feuilles de saule (Helianthemum salicifolium (L.) Mill) qui possède des fleurs plus petites et qui se reconnaît notamment grâce à ses pédicelles grêles et assez longs (plus de la moitié du calice).

Quand fleurit-elle ?

On peut observer ses fleurs de mars à mai.

Est-elle menacée et protégée ?

Cette espèce n’est présente que dans le sud de la France. On la trouve de manière dispersée dans les départements méditerranéens. Elle est protégée en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Arrêté du 9 mai 1994). En Languedoc-Roussillon cette espèce fait partie des espèces déterminantes des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) (A propos des ZNIEFF).

Consultez également sa fiche descriptive sur l’encyclopédie de la Botanique eFlore et sa version vulgarisée, SmartFlore.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

Pour trouver des endroits où l’Hélianthème à feuille de Lédum a déjà été repérée , vous pouvez vous aider de la cartographie Flora Data.

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 236 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.

> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques.

> Ne ramassez pas la plante si vous êtes dans une zone où elle est protégée.

> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.

> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et plus précis que possible.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de l’Hélianthème à feuille de lédum

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique d’Helianthemum ledifolium (L.) Mill. issue de Flora Data

Vous pouvez retrouver toutes les observations de la mission « Hélianthème à feuille de lédum » en suivant ce lien !

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica avec le soutien opérationnel du Conservatoire Botanique National méditerranéen de Porquerolles et avec le soutien financier de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Languedoc-Roussillon.

Photographie du header : Helianthemum ledifolium par J.C.Maure, licence [CC BY SA].

Nivéole de printemps

A la recherche de la Nivéole de printemps (Leucojum vernum L.) sur la métropole grenobloise

Participez à la mission Nivéole !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Objectif de la campagne

Collecter des données sur la nivéole de printemps dans la métropole grenobloise pendant les mois de février, mars et avril afin d’améliorer la connaissance sur sa répartition et de faciliter sa protection.

Contexte :

Pour être efficaces, les différentes politiques de préservation de la biodiversité doivent s’appuyer sur une connaissance des enjeux de terrain et s’appuyer sur des observations naturalistes.
La connaissance sur la flore régionale a fait un grand bon grâce au travail associatif mais aussi grâce aux programmes d’inventaires de terrain des conservatoires botaniques nationaux.
Malgré tout, la connaissance sur certaines espèces reste fragmentaire en raison de la surface importante à couvrir.
Impliquer les citoyens dans la connaissance de la flore patrimoniale permet de démultiplier le réseau d’informateurs tout en permettant leur sensibilisation.

Les informations ainsi recueillies permettent :

  • de donner plus de poids aux états des lieux (niveau local, mais aussi niveau régional voire national pour certaines espèces)
  • de mesurer à terme l’évolution des populations
  • d’encourager la mise en place de politiques de conservation (petits ENS, mesures de gestion, …)
  • d’alimenter la connaissance sur des secteurs pas ou peu connus.
Leucojum vernum

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Nivéole du printemps – Leucojum vernum L.
Famille : Amaryllidacées
10 – 30 cm
Floraison : Février – Mai (en fonction de l’altitude et de la rudesse de l’hiver)

Comment la reconnaître

Cette petite plante glabre annonce le printemps. Les feuilles, toutes basales, sont vert foncé, charnues, allongées en ruban, plus courtes que la tige. Cette dernière a une section triangulaire et porte à son extrémité une fleur solitaire (exceptionnellement deux), penchée, en forme de cloche. La corolle est formée de six tépales blancs identiques, ovales, dont l’extrémité, pointue, est épaisse et tachée de vert clair.

Attention à ne pas la confondre avec :

La Nivéole d’été (Leucojum aestivum L.) qui est généralement deux fois plus grande et dont l’inflorescence est composée de fleurs semblables à celles de la Nivéole du printemps mais groupées par trois à sept.

Le Perce-neige (Galanthus nivalis L.) qui présente des feuilles d’un vert bleuté et dont les tépales sont dissemblables : les trois extérieurs sont entièrement blancs, plus ou moins écartés, longs d’environ 2 cm ; les trois intérieurs, blancs également mais deux fois plus courts, ont leurs extrémités rapprochées, échancrées et munies d’une tache verte.

Caractéristiques

  • Plante bulbeuse de 10-30 cm, totalement glabre ;
  • Feuilles au nombre de 3-4, toutes à la base, vert foncé, larges de 5 à 10 mm, allongées en ruban, obtuses, plus courtes que la tige ;
  • Fleur blanche, grande, ordinairement solitaire, penchée, odorante ;
  • Tépales blancs, identiques en taille et en forme, à extrémité tachée de vert clair;
  • Le fruit est une capsule en forme de poire.

Où la trouver ?

La Nivéole du printemps s’installe souvent en grandes populations dans des sous-bois de feuillus (le plus souvent en hêtraies) ou des pâturages en lisière de bois, de la plaine à l’étage montagnard. Elle exige des milieux frais, souvent humides, au sol profond, sur substrat calcaire.

Cette plante d’Europe centrale et méridionale est présente essentiellement dans la moitié est de la France.
Dans le département de l’Isère, sa distribution s’étend aux collines périalpines et aux massifs les plus frais et les plus humides. Elle est relativement abondante sur tous les reliefs calcaires : Chartreuse, Vercors, Monts du Chat et Île Crémieu.
Sur la métropole grenobloise, l’espèce est à rechercher sur les contreforts de Chartreuse, Vercors, et Belledonne. Elle semble très rare en plaine.

Est-elle menacée et protégée ?

C’est une espèce qui fait l’objet d’une cueillette traditionnelle qui peut remettre en cause la pérennité de ses populations et justifie pleinement l’interdiction de cueillette dont elle bénéficie dans le département de l’Isère. Par ailleurs, la récolte de bulbes pour la transplantation dans les jardins de particuliers ou pour la vente contribue à sa raréfaction.
Ses stations en sous-bois peuvent également être mises en danger par des modifications du couvert forestier (déboisement ou enrésinement).

Une adaptation aux sous bois ombragés

Les géophytes printaniers, à l’instar de cette nivéole, se développent rapidement en fin d’hiver et au printemps grâce aux réserves contenues dans leurs bulbes. En sous-bois, ils profitent ainsi de la lumière avant qu’elle ne soit, en grande partie, interceptée par le feuillage des arbres. Lorsque celui-ci atteint son plein développement, les géophytes entrent en dormance dans la pénombre, tandis que les plantes adaptées à une insolation réduite poursuivent leur cycle.

Consultez également sa fiche descriptive sur l’encyclopédie de la Botanique eFlore et sa version vulgarisée, SmartFlore.
Vous pouvez aussi consulter des photos de la Nivéole de printemps sur la Galerie PictoFlora.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

Pour trouver des endroits où la nivéole de printemps a déjà été repérée , vous pouvez vous aider de la cartographie Flora Data.

> Emportez votre fiche de terrain (PDF, 253 ko) et si nécessaire une flore et une loupe pour vous aider à identifier la plante. Pour bien préparer votre sortie vous pouvez consulter cette fiche pratique.
> Prospectez un ou plusieurs site(s) choisi(s), seul, avec des telabotanistes ou avec le soutien de structures botaniques.
> Ne ramassez pas la plante si vous êtes dans une zone où elle est protégée.
> Notez le maximum d’informations sur la fiche de terrain.
> Pensez à prendre des photos de la plante : port et organes de la plante (selon son stade phénologique : boutons, fleurs, fruits et feuilles)… et en plus des conseils habituels du bon naturaliste, n’oubliez pas de prendre des photos en gros plan de la fleur et du calice (ensemble des sépales). Vos clichés doivent être les plus nets et plus précis que possible.

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de la nivéole de printemps

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique de Leucojum vernum L. issue de Flora Data et INFLORIS

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica en partenariat avec Gentiana et avec le soutien financier de Grenoble-Alpes Métropole.

Photographie du header : Leucojum vernum par Hugues TINGUY et Gérard CALBÉRAC, licence [CC BY SA] via Tela Botanica.

Massette australe

La massette australe en Afrique tropicale : une plante envahissante

Participez à la mission Typha domingensis !

Une mission, plusieurs étapes !

1 > Préparez votre sortie !

2 > Partez sur le terrain !

3 > Saisissez vos données !

Contexte :

Pour cette première mission en Afrique tropicale, des botanistes professionnels de 3 pays ouest-africains (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal) et des botanistes de l’association Tela Botanica ont mis en commun leurs connaissances et leurs résultats de recherche pour éclairer le grand public sur Typha domingensis. C’est une plante commune aux trois pays ouest-africains cités plus haut avec les mêmes caractéristiques majeures dans les 3 pays, c’est-à-dire une espèce aquatique (qui vit dans l’eau) et envahissante. Une espèce non-indigène, exotique en général ou autochtone dans de rares cas, si elle s’établit dans des écosystèmes naturels ou semi-naturels et devient un facteur de changement du milieu et une menace pour la diversité biologique indigène (Convention de Ramsar, 1971).
Nous souhaitons vivement que cette initiative à savoir la « mission flore » puisse se répéter dans le temps avec la publication de données sur des espèces d’intérêt pour nos populations. Outres les espèces invasives nous comptons publier sur des espèces médicinales, alimentaires et aussi rares ou en voie de disparition.
Votre mission sera de nous signaler un typha lorsque vous le rencontrez dans la nature. N’hésitez pas grâce à l’outil de saisie que nous avons mis à votre disposition à envoyer des photographies. Il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs puisque nos botanistes seront là pour vous aider via notre site internet.

Typha domingensis

Etape 1 > Préparez votre sortie !

Apprenez à la reconnaître

La massette australe – Typha domingensis Pers.

Description

Typha domingensis Pers. (katchalla en Haoussa, kara en Djerma) est une plante de milieux humides. Elle a une inflorescence typique : dense et en forme de quenouille, dans laquelle les fleurs femelles et mâles sont clairement séparées, les fleurs mâles étant placées au-dessus des fleurs femelles au bout d’une tige florifère. Les feuilles sont plates (ou de section légèrement triangulaires) et croissent à la base de la plante. L’espèce Typha domingensis est une plante des bords des eaux calmes et des fossés, que l’on trouve sur les bords des lacs, dans les plans d’eau et plus généralement dans les milieux humides. Elle peut être considérée comme envahissante dans certaines zones et pousse en colonies denses.

Usages

Les feuilles et les tiges sont très utilisées en Afrique tropicale pour la confection de nattes, de chapeaux et de paniers. Elle peut aussi servir de liens dans la culture maraîchère, dans la construction de toits et de pirogues mais aussi dans l’industrie papetière. Les fleurs femelles arrivées à maturité et soyeuses servent au rembourrage des oreillers.
Dans certains pays d’Afrique on se nourrit des tiges et des rhizomes tout au long de l’année, alors que dans d’autres zones on ne le consomme qu’en cas de famine. Les épis feuillés immatures peuvent aussi être mangés comme légume. Typha domingensis peut être utilisé dans le traitement des eaux usées (phyto épuration). En médecine traditionnelle ougandaise, on brûle la plante entière et on lèche la cendre pour soigner la toux. Ailleurs, on la brûle pour obtenir du sel de cuisine ou pour fabriquer du savon. Il est utilisé pour la confection d’un charbon combustible au Sénégal.

Écologie & habitat

Cette plante est originaire des zones tempérées de l’hémisphère nord, mais son aire de répartition s’étend dans les régions subtropicales et tropicales du monde entier. Elle est très répandue en Afrique tropicale. Typha domingensis croît au bord des cours d’eau à débit lent, des marais, des lagunes, des lacs et des étangs d’eau douce, ainsi que des canaux, et dans l’écosystème des mangroves, jusqu’à mille mètres d’altitude et parfois au-delà.

Consultez également sa fiche descriptive sur l’encyclopédie de la Botanique eFlore et sa version vulgarisée, SmartFlore.

Etape 2 > Partez sur le terrain !

Lors de vos balades, ou si vous programmez une sortie botanique signalez la présence de cette plante grâce à notre outil de saisie juste en dessous de cette section.

Ceci est très important car elle est envahissante pour les trois pays signalés (Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Sénégal).

Au Burkina Faso plusieurs plans d’eau sont déjà envahis par la plante et méritent sérieusement une surveillance pour réguler de manière sensible l’invasion et l’évolution de la plante.

> Apportez un appareil photographique, pour prendre des détails de la plante mais aussi une vue large de son implantation dans le milieu. Voir les conseils habituels du bon naturaliste. Vos clichés doivent être les plus nets et précis que possible

> Si vous le pouvez notez bien le milieu (bord d’étang, rivière, lac artificiel etc..).

Etape 3 > Saisissez vos données !

Saisissez vos informations recueillies sur le terrain, dans l’outil de saisie spécifique à cette mission

Cartographie de Typha domingensis

Visualisez les observations actuelles et les vôtres sur la cartographie dynamique

Cartographie dynamique de Typha domingensis en Afrique tropicale

Partenaires

Mission réalisée par Tela Botanica avec le soutien de Mathieu Gueye – Curateur de l’herbier de l’IFAN Université Cheikh Anta Diop Dakar (Sénégal), Paulin Koura – Curateur de l’herbier du Centre National de Recherche de Ouagadougou (Burkina Faso), Djah François Malan – Ethnobotaniste à l’Institut de botanique Aké-Assi d’Andokoi à Abidjan (Côte d’Ivoire) et avec le soutien financier de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Photographie du header : Typha domingensis par Dr. Ouédraogo