La loi littoral ne sera finalement pas modifiée en profondeur

Par Laure NOUALHAT
mercredi 15 septembre 2004 (Liberation)

On a évité le pire, mais peut-on vraiment s’en contenter ? Le comité interministériel pour l’aménagement et le développement du territoire (Ciadt) a rendu hier un verdict très attendu concernant l’avenir de la loi littoral. Le ministre de l’Ecologie, Serge Lepeltier, l’a promis : le coeur du texte qui protège les côtes françaises d’une urbanisation massive ne sera pas modifié. Seuls quelques décrets d’application devraient l’ajuster sur les bords.

1 commentaire

  1. Attention ! Il y a bien en fait volonté délibérée de la part de l’actuelle majorité de donner un coup d’arrêt définitif aux actions des associations de défense de l’environnement qui depuis une vingtaine d’années luttent inégalement contre le bétonnage effréné du littoral français (3à4 millions de m2 sont construits chaque année dans les cantons littoraux français soit 7 à 8 fois plus que dans l’arrière pays…source IFEN 2003).
    Le gouvernement dans ces aménagements successifs de la loi littoral compte d’ailleurs s’appuyer sur le rapport de Jacques Le Guen UMP, paru en juillet.
    Un rapport qui préconise notamment de donner aux élus locaux un rôle prédominant dans l’élaboration des directives territoriales d’aménagement en réduisant le rôle de la commission des sites trop dépendante selon ce rapport des associations agréées qui la composent.
    De même est préconisé que les modalités locales prennent le pas sur la loi littorale nationale qui ne serait plus opposable dès lors que les schémas d’aménagement territoriaux aient été réalisés dans son esprit…
    Ainsi des amendements successifs devraient permettre progressivement que cette loi de protection des espaces littoraux soit contournable.
    Eu-égard aux milliards de m3 de béton qui malgré cette loi sont coulés chaque année sur nos côtes, il apparaît bien que sa refonte telle que l’envisage ces élus, soit totalement inadmissible.
    Le littoral français n’a jamais été aussi menacé par un urbanisme indélicat et par une politique qui continue de favoriser une gestion consumériste de l’aménagement du territoire.

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