Sauvons les semences paysannes !

Dans le cadre de la réglementation française actuelle, les paysans n’ont pas le droit d’échanger les semences et les plants des variétés anciennes ou de terroir qui ne sont pas inscrites au Catalogue officiel. L’inscription à ce catalogue a un coût élevé inaccessible pour un paysan et exige une uniformité et des caractéristiques techniques qui ne sont pas adaptées à ces variétés de terroir.

Une liste « amateur » permet certes la diffusion de quelques variétés anciennes mais à condition qu’elles ne soient cultivées que pour la propre consommation du jardinier, sans aucune vente possible de la récolte.

Il est urgent de changer cette réglementation.
Dans les rayonnages, les consommateurs se trouvent ainsi la plupart du temps face à des légumes, fruits, céréales et autres aliments issus de variétés standards, de plus en plus insipides, déséquilibrés et souvent chargés de résidus de pesticides.
Depuis 1998, l’Union européenne donne la possibilité aux États membres de prendre des mesures qui permettent la commercialisation de semences adaptées à l’agriculture biologique et à la conservation de la biodiversité (directive 98/95 CE).

En septembre 2004, le Réseau semences paysannes lance une pétition intitulée « Sauvons les semences paysannes » dans laquelle il est demandé :
– l’application de cette directive et donc la création d’une seconde liste aux catalogues, pour les variétés « de conservation », « paysannes » ou « de terroir ».
– l’inscription gratuite et libre sur cette liste pour les variétés de ceux qui conservent, sélectionnent et diffusent cette biodiversité retrouvée, et que les critères d’inscription soient adaptés aux particularités de ces variétés.
– un espace de liberté totale pour des échanges libres de plants et semences paysannes (en quantités correspondant aux besoins d’une ferme), dans le respect des précautions sanitaires élémentaires.

1 commentaire

  1. Je trouve surprenant que les paysans aient laissé le gouvernement passer de tel règlementation..ses désicions évidemment servent les gros producteurs …. le paysan, le cul terreux lui que fait-il..?….Il doit se taire, obéis et surtout ferme-toi..
    Le temps vient ou l’ humain se sent oppresser de ne plus bouger, d’ obéir à un gouvernement qui lui donne des directives… Réveillez-vous gens aux mains calleuses, ses mains morcellées par le travail, par la sueur, demandent plus de liberté, plus de lumière, plus de partage, plus de libre choix… Les semences paysannes sont les garantes de variétés anciennes qui ont passé le temps et que peu de semences modernes passeront…maintenez la biodiversité..et répandez-la

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