Lu dans « Que choisir » (nov.04) p.6 : des OGM dans le gazon…

« … adversaires des OGM : leurs craintes sont fondées : des chercheurs américains ont constaté que le pollen d’une variété de gazon transgénique avait parcouru 21 km pour aller féconder des herbes sauvages de la même famille sur 310 km2.

L’OGM étant résistant à un herbicide total, plus moyen de se débarrasser des mauvaises herbes contaminées (…) Ce gazon a été mis au point pour que les terrains de golf puissent être arrosés d’herbicides sans risques et débarrassés du moindre brin d’herbe inesthétique. On constate que l’éradication de la famine dans le tiers-monde n’est pas l’unique souci des producteurs d’OGM »

Qui aurait encore douté ? Levez le doigt ! La culture en plein champ sans risques est un leurre, une mauvaise farce à laquelle veulent pourtant croire des gens soi-disant intelligents…

On voit bien que Greenpeace et les faucheurs d’OGM de Bové continuent de gêner !!! C’est bien ainsi. La mondialisation orchestrée par le pognon, et les multinationales « infiltrées » par beaucoup de nos hommes politiques, on n’en veut pas. Qu’on se le dise!

Cordialement
STAUB Daniel – Uttenhoffen /Alsace/France

2 commentaires

  1. Le moins que je puisse dire est que l’article de Que Choisir est un billet d’humeur peu informatif, qui n’a guère sa place sur un site de botanique.

    La source de cet article est un autre article paru dans le New York Times du 21 septembre 2004 sous la signature de Andrew Pollack : « Genes From Engineered Grass Spread for Miles, Study Finds ».

    L’espèce en cause est Agrostis stolonifera ou « creeping bentgrass » en anglais. L’herbicide est le glyphosate, alias Roundup.

    Une fois de plus, je constate que les arguments sont biaisés des deux côtés, et qu’on ne sait plus où sont vraiment les risques. En tant que citoyen, d’abord, un risque important pour la nature est la prolifération des golfs, souvent abusivement perçus comme « espaces verts » et même comme « esaces naturels ». Il semble que l’espèce humaine ait une envie irrésistible d’asservir toute la nature à ses lubies…

    Ensuite, on nous dit que cet agrostis résistant au glyphosate risque de communiquer sa résistance aux plantes sauvages et adventices. C’est probable, et ce n’est pas un scoop. le pollen fait çà depuis bien des millénaires. La seule nouveauté, découverte précisément parce que les transgènes servent de marqueurs des introgressions, c’est la distance (13 miles sous le vent) que du pollen viable peut atteindre et féconder une plante. Mais pour que ce gène ait un avantage comparatif, je suppose qu’il faut que le milieu en question soit régulièrement traité avec cet herbicide. Sinon, le transgène disparaîtra probablement en quelques générations.

    Pour ce qui est des adventices dans les champs cultivés, c’est un problème bien connu, et qui existait d’ailleurs avant les OGM. Mais en tant que protecteur de la nature, je dois dire que j’ai depuis longtemps fait une croix sur la biodiversité dans les champs cultivés, et que ce n’est certainement pas là que j’irai herboriser (quoique…). Il revient à la filière agricole de se débrouiller avec çà.

    Pour les autres milieux, où est le vrai problème ? A mon avis, il réside surtout dans ces pratiques qui se répandent de plus en plus dans une indifférence quasi-générale (y compris des protecteurs patentés de la nature), à savoir de traiter aux herbicides de plus en plus de milieux. A commencer par les bords de routes, les friches et les espaces verts, mais il semble que des forestiers soient tentés aussi d’utiliser des herbicides et de planter des « cultivars améliorés » en sous-bois.

    Autrement dit, le problème pour les milieux « naturels » est celui de leur artificialisation de plus en plus forte et en particulier de l’usage irraisonné et massif des herbicides, et pas du tout celui des OGM résistants aux herbicides.

  2. Oui le probleme est la,et la mutation racinaire via les bacteries est helas encore plus grave,et fort peu etudiée, depuis un incident sur les lombrics morts sur culture OGM en Suede.
    Voir etude Maïs de Seralini resistant Roud up est edifiante su la toxicité evidente sur la santé animal et la flore,on a des tas de preuves et ils continuent a vous faire croire ,les commerciaux de monsanto,l’innocuité de ces plantes mortiferes.
    C’est une desinformation orchestrée et beaucoup de baratin.

    Une botaniste de lausanne

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