Nancy : le jardin botanique informatise ses herbiers

La démarche, engagée depuis cinq ans, concerne quelque 300 000 spécimens au total.

Sept mille espèces traitées informatiquement en deux ans, sur quelque 300 000 spécimens au total ! C’est un travail de fourmi qui est engagé aux Conservatoire et Jardins botaniques de Nancy (CJBN). L’établissement, propriété de l’université Henri-Poincaré et géré avec la communauté urbaine du Grand Nancy (20 communes, 270 000 hab.), est le premier jardin botanique français à enregistrer ses données dans la base Sonnerat, utilisée jusqu’à présent en interne par le Muséum national d’histoire naturelle de Paris et par par quelques grands herbiers comme celui de Montpellier II (MPU) dans le cadre du programme API (African Plant Initiative ). «Malgré une politique nationale de valorisation de ce patrimoine, rien n’était fait dans ce sens », remarque le conservateur, Romaric Pierrel.

Les démarches sont engagées en 1997. Elles aboutissent à un programme en deux étapes : d’une part, la rénovation de la structure d’accueil des collections et la restauration des spécimens (61 000 euros) financés par le ministère de l’Education nationale, tutelle de l’université) ; d’autre part, l’informatisation des données historiques et botaniques des herbiers constitués entre 1820 et 1910.

Embauchée en 2000 pour ce programme, Carine Dreschler saisit quotidiennement quelques-unes des quatre-vingt-dix données possibles associées à chaque spécimen (date et lieu de récolte, nom du collecteur, genre, espèce, famille, etc.) Ces informations sont alors transmises directement dans la base de données du muséum via le réseau à très haut débit Renater, spécifique aux établissements scientifiques. Parallèlement, elles sont concentrées dans un code-barres accolé àla fiche signalétique de chaque planche des herbiers, qui permet d’identifier le CJBN.

Numérisation des spécimens.

Botanistes, généticiens, biologistes, géographes du monde entier peuvent ainsi trouver sur la base du muséum les informations relatives à la plante qui les intéresse. Les CJBN souhaitent désormais engager la numérisation des spécimens.

Sandra Heiss

« La gazette des communes, des départements, des régions », 12 décembre 2005.

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