Tela Botanica : compte rendu de l’activité 2005

L’année 2005 a constitué un tournant dans la vie de l’association Tela Botanica. En effet nous avons doublé nos effectifs en passant de 3 à 6 salariés, et pour la première fois l’association enregistre un résultat positif (bénéfice) très significatif lui permettant d’accroître son fond social et d’envisager l’avenir avec plus de sérénité avec la possibilité de pérenniser ses emploi-jeunes.

Un grand merci à tous ceux qui ont fait un don à Tela Botanica en 2005 ou ont apporté leur concours en participants aux projets du réseau !

Cet accroissement significatif de l’activité s’est traduit par le doublement du chiffre d’affaire grâce à trois projets principaux :
la mise en chantier du projet XPER Botanica en partenariat avec l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), sur financement du Ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies,
la signature d’un contrat de 18 mois avec la fondation américaine Andrew Mellon portant sur la numérisation des types des plantes d’Afrique de l’herbier MPU de l’Université Montpellier II dans le cadre du projet international API (African Plant Initiative),
la signature d’une convention avec le Fond de Solidarité Européen (FSE) pour la mise en place de cycles de formation sur les outils et les pratiques des réseaux collaboratifs en partenariat avec la Région Languedoc Roussillon et le Conseil Général de l’Hérault.

Concernant les chantiers botaniques marquants conduits en 2005 nous retiendrons tout particulièrement :
– la traduction en français du code international de nomenclature des plantes cultivées (ICNCP) par Valéry Malécot et Michel Chauvet dans la continuité de la traduction en 2004 du code international de nomenclature botanique de Saint Louis
– la mise en ligne de la version 4 de l’index de la flore de France de Benoît Bock avec des milliers de corrections proposées par les meilleurs botanistes du réseau et la mise à jour de l’index des noms vernaculaires de François Léger,
– la poursuite de la saisie des listes départementales des plantes de France (83 départements couverts) et la collecte des tableaux phytosociologiques avec plus 460 tableaux, animés par Philippe Julve,
– l’édition du premier bulletin d’actualités botaniques en langue française sur Internet dont la publication hebdomadaire est diffusée par voie électronique à plus de 4 500 exemplaires,
– la refonte complète du projet de flore électronique donnant accès à de nombreuses informations pour chacun des taxons des référentiels gérés dans le cadre du réseau Tela Botanica : cartes de répartition, illustrations (dont l’accès direct à Photoflora), synonymie, noms en langues vernaculaires de sept pays européens,
– le lancement d’une enquête sur la répartition des fougères et des fabacées,
– la signature d’une convention avec les Conservatoire et Jardin Botaniques de Genève pour la mise en ligne de l’index synonymique des plantes d’Afrique du Nord réalisé par Alain Dobignard.

Au total ce sont une vingtaine de projets significatifs qui ont pu bénéficier du support technique et logistique de l’équipe des six salariés de l’association. En terme d’audience, le nombre de visites du site Internet http://www.tela-botanica.org a doublé en 2005 et dépasse les 50 000 visites mensuelles en décembre 2005, avec un accroissement du nombre d’inscrits au réseau de 60 %, totalisant près 4 000 membres en fin d’année.

Par-delà ces activités centrées sur la botanique, l’association Tela Botanica s’est aussi fortement investie dans le soutien et l’accompagnement d’autres réseaux associatifs avec la réalisation de sites Internet coopératifs dans le secteur de l’environnement et du développement durable, la programmation de deux formations aux outils et aux pratiques des réseaux coopératifs, la participation à un concours sur les usages non marchands des TIC avec d’autres partenaires associatifs et la mise en ligne de contenus sur les réseaux sur le site « outils-réseaux »

Sur le plan de la gestion, la mise en place d’une comptabilité analytique par secteurs d’activités nous a permis de mieux appréhender la répartition de notre charge de travail et d’évaluer avec précision nos coûts de revient, mesures indispensables à la pérennité de l’association.

Daniel Mathieu
Président de l’Association Tela Botanica

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