Sud Expert Plantes : un programme au service de la protection de la biodiversité dans les pays du sud

Nouvelles échéances de remise des dossiers

L’initiative Sud Expert Plantes du Ministère français des Affaires Etrangères soutient l’effort de nombreux pays en développement pour connaître, préserver et valoriser durablement leurs plantes. Elle apporte dans ce domaine un appui aux structures de recherche et aux programmes d’enseignement, et finance par appel d’offres plusieurs projets scientifiques favorisant les synergies Sud-Sud, Sud-Nord et interdisciplinaires.

Elle a pour objectif de renforcer la capacité scientifique de
divers pays du Sud à connaître, préserver et valoriser durablement leur
biodiversité végétale. Les régions et pays concernés sont :
Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali,
Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo.
Afrique Centrale : Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Rép. Dém.
du Congo, Rwanda, Tchad.
Océan indien : Comores, Madagascar.
Asie du Sud-Est : Cambodge, Laos, Vietnam.
(pays de la Zone de Solidarité Prioritaire (ZSP) définie par le MAE)

Le programme, d’une durée de 4 ans (Septembre 2006 à Septembre 2010), est
constitué de 3 composantes (= axes) :
– « Formation et séminaires d’échange entre scientifiques, politiques et acteurs »,
– « Appui aux institutions et réseaux (équipement et technologies de l’information) », et
– « Projets de recherche sur fonds compétitif ».
Budget : 3 125 000 Euros dont 800 000 pour la composante 1, 1 050 000 pour
la composante 2, 900 000 pour la composante 3 et 375 000 pour la coordination.

Organisation de l’initiative :
La gestion est assurée par l’IRD, les principaux instituts français
concernés sont l’IRD, le CIRAD, le MNHN et le CNRS
– un Comité de pilotage (env. 12 membres) prend les décisions
– un Conseil scientifique (env. 15 membres) est le garant, de l’excellence
scientifique et de l’adéquation des activités réalisés
– 4 commissions régionales (une pour chaque zone géographique) ont le rôle de
proposition et d’évaluation des projets de la région concernée, et assurent
le relais vers les institutions et autorités de la région.

Contenu des différentes composantes

Composante 1 : Formation et séminaires d’échange entre scientifiques,
politiques et acteurs rédigés => les commissions régionales déposent des projets de formation ou des
projets de séminaires qui seront évaluées et financées après évaluation.
Date de dépôt des dossier (par les commissions régionales) : pré
propositions pour le 15 mars 2007, propositions définitives : 30 mai 2007

Composante 2 : Appui aux institutions et réseaux (équipement et
technologies de l’information) => appui aux herbiers des pays concernés et appui aux réseaux de botanistes existant dans les régions concernées (exemple AETFAT, Réseau des Botanistes d’Afrique de l’ouest ..)
Date de dépôt des dossier (par les commissions régionales) : propositions
définitives : 15 février 2007

Composante 3 : Projets de recherche sur fonds compétitif => financement de projets de recherche d’une durée de 2-3 ans impliquant des
étudiants des pays concernés.
Date de dépôt des dossier (par les institutions des pays concernés) : pré
propositions pour le 15 mars 2007, propositions définitives : 30 mai 2007

Tous les documents et textes sont déposés sur un site web :
http://tech.groups.yahoo.com/group/sudexpertplantes/

Valéry MALECOT
Membre du conseil scientifique Sud Expert Plantes,
au titre de Tela Botanica

6 commentaires

  1. Bonjour,
    L’Institut National des Plantes Aromatiques et Médicinales dépendant de l’Université Mohamed Ibn Abdallah de Fès vient d’ouvrir ses portes dans la province de Taounate.
    Dans cette province- Taounate, le nombre des plantes aromatiques et médicinales est très élévé surtout dans la fôret d’Oudka à Ghafsai(800 sur 4300 au Maroc). Il est menacé d’extiction si personne n’intervient vue que la population défrichent les terres pour faire de l’arboriculture et de l’agriculture en général.
    De plus aucune étude n’a été faite dans les 44 communes de cette province pour répertorier toutes les plantes en plus des plantes médicinales et aromatiques.
    Y’a t-il un programme français ou européen comme celui affecté au pays du Sud (Sud Expert Plantes) qui pourra répertorier toutes ces plantes et ainsi les sauver de la disparaition?

  2. Bonjour,

    Un tel programme de recherches est plus que souhaitable pour l’ensemble du Maghreb, et en particulier pour l’Algérie, dont la diversité biologique et le patrimoine floristique sont plus qu’importants. Prenons à l’échelle régionale, le cas de la Kabylie djurdjuréenne, qui sur un territoire de 570 km² seulement, réunit presque la moitié de la flore vasculaire de notre immense pays (2.4 millions de km²), soit près de 2000 taxa sur un total de 4540. L’usage traditionnel des plantes sauvages est encore de nos jours vivace dans les 1400 villages et 67 communes de cette région d’Algérie, même s’il ne se transmet pratiquement plus aux nouvelles générations, l’oralité étant remplacé par les NTIC. Le taux d’ethnobotanicité est de l’ordre de 15 % et le nombre de plantes médicinales avoisine les 300, dont une grande part n’est pas connue pour ses vertus thérapeutiques, notamment chez nos voisins (plantes endémiques maghrébines au sens large). Ce savoir-faire est en train de se perdre chaque jour … et nous avons la responsabilité scientifique et morale de le crier haut et fort pour qui veut l’entendre, et nous tendre la main, pour que les notions d’éthique et de durabilité ne soient pas de vains mots!

  3. Bonjour

    je ne vois pas le Maghreb dans la liste des régions africaines ciblées, sachant que cette région (Maghreb) est très riche avec sa diversité (plantes des zones humides, semi-arides et arides et sahariennes). Je suis de l’université Ibn zohr (Agadir)Maroc; et rien que la réserve végétale du sud Marocain riche en plantes endémiques et médicinales justifie la nécessité d’intégrer cette région dans ce programme.

    Boudyach
    A+

  4. Ce type d’initiative est très intéressante pour les pays du Maghreb, le potentiel végétal en terme de PMA est très élevé notamment en espèces appartenant aux labiées (plusieurs chémotypes) et dont l’exploitation à des fins ménagers, thérapeutiques et autres est déconcertante
    Plusieurs travaux existent (enquêtes ethnobotaniques, extraction et caractérisation des métabolismes secondaires) au niveau de l’Institut national d’Agronomie d’Alger et d’autres universités du pays (Algérie).
    Plusieurs espèces ne sont pas encore répertoriées et étudiées notamment dans les zones reculées du pays.

    Salima Badaoui

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