Deux réactions au communiqué du GNIS sur les semences : Kokopelli et le Réseau Semences Paysannes,

Cet article a pour objet de vous faire part des réactions au communiqué du GNIS présenté dans les actualités de Tela Botanica le 23 janvier 2007 relatif au débat sur les « semences ».
—-

1) Communiqué de presse diffusé par l’association Kokopelli disponible sur le site de Kokoppeli sous le titre :
Contre la Tyrannie des croyances de l’agriculture toxique.

– Voici une nouvelle adresse où vous pouvez télécharger le communiqué au format PDF : « Contre la Tyrannie des croyances de l’agriculture toxique »

—-

2) Communiqué de presse diffusé par le Réseau Semences Paysannes
Le 18 janvier dernier, suite à la condamnation de kokopelli, le GNIS a publié un communiqué de presse qui ressemblait fort à une tentative de justification face à une décision qui a soulevé de vives protestations du grand public. Intitulé « Légumes anciens : des lois pour protéger le consommateur et la biodiversité », ce communiqué est teinté d’une mauvaise foi certaine, ce qui a poussé le Réseau Semences Paysannes à y répondre..
Philippe Guichard
Document disponible ci-dessous en téléchargement (Analyse de François Delmond, Guy Kastler, et Jean-Jacques Matthieu)

Nota : Semences Paysannes, est un réseau constitué d’organisations paysannes et d’agriculture biologique nationales, d’organisations spécialisées, d’artisans, de paysans, d’associations semencières ou pépiniéristes, d’associations de développement et d’associations de conservation de la Biodiversité. http://www.semencespaysannes.org
Argumentaire de Semences Paysannes

7 commentaires

  1. Le titre du communiqué de Kokopelli suffit largement à discréditer cette association. Il serait de bon ton d’arriver enfin à sortir du manichéisme débile (je pèse mes mots) qui consiste à opposer les gentils défenseurs de la nature face aux méchants-bouh-les-méchants-empoisonneurs- que-sont-les-vilaines-multinationales-qui- ne-cherchent-qu’un-maximum-de-profit.
    Un peu de réflexion, de bon sens, d’esprit critique ne serait pas de trop pour arriver à construire un raisonnement sensé!

    De plus je trouve que Tela-Botanica ne s’enrichit pas vraiment à relayer cette polémique stérile depuis plusieurs années. Les torts sont vraisemblablement très partagés entre le GNIS et Kokopelli .

    Christophe
    Etudiant en Ecole d’Agronomie
    Protection des Plantes et Environnement

    PS: avant de me taxer d’être à la solde des multinationales, j’apprécierai vraiment que vous fassiez l’effort minimum de vous renseigner sur les cursus en cours dans les écoles d’Agro et dans ma spé…

    1. Bonsoir Christophe

      Je ne te qualifierai pas de quoi que ce soit !

      Mais je ne comprend pas ta réaction suivante : « Tela-Botanica ne s’enrichit pas vraiment à relayer cette polémique stérile depuis plusieurs années ».

      De quelle polémique parles-tu ?

      Pourquoi est-elle stérile ?
      Dois-je te rapeller que c’est justement grâce à ce genre de discussion que tu appelles « stérile » que le GNIS et la FNPSP ont très légèrement fait évoluer l’accès aux droits d’inscription du catalogue !
      Que c’est également grâce à ses discussions « stériles » que l’Europe fait pression sur la France pour que enfin elle mette en oeuvre la 98/95 !
      Certes le texte de KK est violent, notre tableau du RSP est plus construit et replace exactement les choses et les faits dans leur contexte.
      Si j’ai proposé ce tableau à la mise en ligne sur le site, à tort ou à raison, c’est avant tout pour le débat, la réflexion de chacun et la vérité sur le sujet.
      Ensuite les lecteurs ont les éléments pour se faire leur opinion, il en faut pour tous !

    2. Je suis d’accord avec vous sur le jugement que vous portez sur le discours de Kokopelli, et la lecture de leur très long « communiqué » (15 pages en petits caractères) est édifiante. Mais ce communiqué, et cette polémique, existent, et font partie du débat public. Tela Botanica a également relayé le communiqué du GNIS, comme celui de Semences paysannes. Par ailleurs, le site « actualités » permet à chacun d’intervenir et d’alimenter le débat. Vous ne trouverez ce débat contradictoire nulle part ailleurs, car les sites internet tant officiels que militants ne laisseront pas passer des opinions qui vont contre leur position. C’est justement l’intérêt de Tela.

      Les occasions de débattre publiquement de ces questions sont très rares, car cela devient vite très technique, et les « spécialistes » ont tôt fait de faire comprendre qu’il faut laisser les experts discuter entre eux, et que les autres intervenants sont incompétents.

      La question des « variétés de conservation » dépasse largement le domaine de la filière semences. Elle concerne l’ensemble des acteurs de la conservation, et la société toute entière. Vous pouvez donc, en tant qu’étudiant et avec vos profs, contribuer au débat. A Supagro (Montpellier), il existe des modules « controverse », où l’on demande aux étudiants d’étudier des dossiers controversés, en prenant soin de bien écouter tous les acteurs (pro, anti et autres), en se plaçant dans la perspective de quelqu’un qui doit gérer le dossier. C’est très formateur.

      Cordialement,

      Michel Chauvet

    3. Merci pour ces infos, qui répondent au communiqué du Gnis. Il ne s’agit pas pour moi de polémique stérile. Je les propose à une liste de diffusion du réseau des OPA.

    4. Bon j’étais un peu colère quand j’ai écrit ça, c’est vrai. Mais le communiqué de Kokopelli m’a fait voir rouge. Et si j’ai demandé à ne pas être qualifié de quoi que ce soit, c’est que cela m’est déjà arrivé dans des discussions (par des personnes qui n’avaient jamais mis les pieds dans une école d’agronomie, visiblement). Même dans ma spé, traditionnellement plus tournée vers les sociétés phytosanitaires (bien que cela change), les idées sont variées et permettent d’intéressants débats.

      Ce qui m’embête (et c’est pour cela que j’ai dit « stérile »), c’est que j’ai participé sur divers forums à des discussions sur le sujet (et sur d’autres, comme les OGM par exemple) et qu’au final cela se termine systématiquement par une bataille idéologique, sur laquelle cela ne sert à rien de discuter (cela vient des deux côtés hein), puisque les arguments ne sont plus rationnels.
      D’où une certaine lassitude de ma part, bien que j’apprécie totalement l’intérêt de présenter des données contradictoires.
      Le communiqué de Semences Paysannes procède plus de l’analyse critique réfléchie et va donc dans le bon sens à mon avis.

      Je connais bien le système du module controverse, qui est très intéressant. Celle de notre groupe portait sur la Seconde Révolution Verte.

      Bien cordialement,

      Christophe

  2. Bonjour, le lien vers le « Communiqué de presse diffusé par l’association Kokopelli disponible sur le site de Kokoppeli sous le titre : « Contre la Tyrannie des croyances de l’agriculture toxique » n’est plus fonctionnel.
    Voici un lien trouvé sur le net pour y avoir accès.
    Cordialement
    Ahahah

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *