Hors-série « Mayotte, les plantes à parfum – Vanille, ylang-ylang », Univers Maoré – déc 2006

Depuis novembre 2005, l’Association des Naturalistes de Mayotte publie trimestriellement la revue Univers Maoré, Revue des Naturalistes de l’océan Indien. En décembre 2006, elle a publié un premier numéro hors-série, consacré aux deux plantes emblématiques de Mayotte, la vanille et l’ylang-ylang.
Cette publication a été réalisée avec le soutien du STABEX et de la Mission Europe du Conseil Général, son auteur est une jeune élève ingénieur de l’I.N.A. (Institut national agronomique) de Paris-Grignon, Maylis RAZES, spécialiste des milieux méditerranéens et intertropicaux. Elle a effectué ce travail dans le cadre d ‘un stage chez les Naturalistes de Mayotte.

L’étude réalisée sur les deux plantes à parfum, présente d’abord pour chacune d’elle, l’histoire de l’introduction de la plante à Mayotte et ses caractéristiques botaniques, les conditions naturelles et techniques de leur culture, des cartes localisent les zones de production dans le monde et à Mayotte, c’est ainsi que l’on apprend que l’ylang-ylang, originaire de l’Asie du sud-est ne se cultive plus que dans l’océan Indien, à Mayotte, Madagascar et dans l’Union des Comores.
Une seconde partie évoque les traitements que subissent les plantes – échaudage, étuvage et séchage pour la vanille, hydrodistillation pour l’ylang-ylang – et rappelle ce que sont les arômes d’un parfum et les qualités d’une essence.
Enfin, l’aspect commercial est abordé, il montre les atouts de Mayotte qui peut s’enorgueillir de produire la meilleure essence d’ylang-ylang du monde.
Maylis Razés consacre la dernière partie de son étude aux productions d’épices de l’île : la cannelle, le clou de girofle, le poivre, le gingembre et le curcuma appelé safran des Indes et utilisé comme épice dans les poudres de carry.

Informations pratiques
La revue est magnifiquement illustrée de photographies, cartes et schémas. Elle est facile à consulter grâce à une mise en page astucieuse et à un index.
En 80 pages entièrement consacrées aux plantes à parfum, ce numéro hors-série édité par les Naturalistes de Mayotte est une première, il rassemble les informations les plus récentes sur la vanille et l’ylang-ylang, il s’adresse aussi bien au grand public qu’aux spécialistes des plantes à parfum, il s’agit là d’un ouvrage de référence.
On peut se le procurer (10 €) auprès des Naturalistes de Mayotte : B.P. 1391 Mamoudzou 97600 Mayotte.
naturalistes.mayotte@wanadoo.fr

Information transmise par Marie Didierjean.

6 commentaires

  1. je suis tres etonne que les merites et louanges reviennent seulement a mayotte alors que mayotte ne fait que l intermediaire de ces deux produits qui viennent des comores anjouan produit la plus grosse partie de vanille et d ylang

    1. En réponse à votre message, je vous invite à consulter ce Hors série qui fait la lumière sur l’origine des huiles et des gousses vendues comme étant originaire de Mayotte ainsi que sur la question des fraudes en provenance des Comores, d’Anjouan en particulier.
      Je suis ravie que cette présentation vous ait fait réagir et espère que vous apprécierez la lecture de l’intégralité de la brochure.
      Maylis

    2. Bonjour
      Je suis un peu surpris aussi par rapport à la référence au gingembre dans l’ouvrage « Mayotte, les Plantes à Parfum »; plante cultivée sous les tropiques et notamment en Asie du Sud-est. La particularité botanique de cette plante est esentiellement son rhisome charnu assez exceptionnel dans le genre.
      Il existe malheureusement peu de publications scientifiques sur le sujet; au point de m’interroger quant au peu d’intérêt témoigné par la sphère botanique européenne.

    3. il n y a aucune fraude a cet epoque mayotte eté le poumon agricole de la region ce phenomene donc vs parlé é venu apreé le declin e la concurrence des pays moins chere c les comorec si vs voulé voir ossi mada

    4. Pour info, le déclin de la filière ylang à Mayotte remonte aux années 90. De 25 t exportées début 90, l’île est passée à 11 t en 99.
      Etrangement, en 2000, les exportations sont remontées à 18 t, puis 14 les 2 années suivantes avant de décroître jusqu’à 6 t en 2005.

      Alors oui, en 2006, la fraude existait déjà depuis plusieurs années. 1994 et 2000 sont marquées par des entrées importantes d’huiles essentielles en provenance d’Anjouan.

  2. désolé mais la plus grosse production vient d’Anjouan, ensuite Mayotte et puis la grande Comore.
    pour votre gouverne, Mayotte achète « officiellement » la vanille et l’huile essentielle ou mm les fleurs des 3 autres iles et les revend sur leur marché en prétextant « made in Mayotte ».
    renseignez vous mieux avant. donc d’où vient la fraude et qui la fait?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *