Une glu pour contrer le ravageur des palmiers , par Jean-Benoît Peltier

Le papillon originaire d’Amérique du Sud Paysandisia archon menace très fortement le patrimoine des paysages urbains de nos régions, sa larve dévorant le cœur des Palmiers, entraînant à terme leur mort inéluctable.

L’introduction du papillon en Europe a commencé via l’Espagne au début des années 1990 suite à l’importation de palmiers en provenance d’Argentine (Butia, Trithrinax), et s’est étendue à la France et à l’Italie à la fin de la décennie 90. L’extension rapide de l’infestation a été due ensuite aux déplacements incontrôlés des palmiers entre départements ou pays et, localement, grâce aux capacités du papillon à voler sur plusieurs kilomètres. P. archon est un papillon qui s’attaque spécifiquement aux monocotylédones de la famille des Arécacées (palmiers). Onze genres infestés par P. archon sont recensés à ce jour : Brahea, Butia, Chamaerops, Jubaea, Livistona, Phoenix, Sabal, Syagrus, Trachycarpus, Trithrinax, Washingtonia. Ce large spectre ne doit cependant pas masquer que le papillon semble avoir des préférences parmi ces palmiers.
La lutte contre ce papillon a été rendue obligatoire par un arrêté du Ministère de l’Agriculture daté du 7 février 2002 (Annexe B) qui stipule que « Paysandisia archon est un parasite de lutte obligatoire », mais à ce jour, aucune méthode de lutte chimique respectant la réglementation européenne ne peut être préconisée. Seuls l’ensachage des individus ou bien l’abattage des palmiers suivi de leur destruction systématique sont recommandés.

Le papillon a été signalé dans l’Hérault en 2002. Devant l’urgence, nous avons contacté toutes les instances susceptibles d’avoir des informations sur les méthodes de lutte contre ce ravageur. En effet, la chenille, d’une dizaine de centimètres, vit et se nourrit à l’intérieur des stipes (« troncs ») et provoque leur mort dans des délais assez courts (2 à 4 ans suivant la taille du stipe). Nous avons finalement réalisé qu’aucune méthode n’existait pour le moment, hormis les préconisations de l’arrêté ministériel, et avons donc décidé d’agir. Après avoir réalisé que le papillon effectuait l’essentiel de son cycle dans une zone très limité du palmier, à savoir entre la base des feuilles et les derniers 40 cm en dessous du bourgeon terminal, nous avons mis au point une sorte de glu qui, une fois appliquée, devait avoir pour fonction de bloquer l’accès du papillon à cette zone ce qui équivalait à bloquer le cycle de développement du papillon.

Des essais ont été immédiatement lancés avec notamment l’appui logistique de la direction de l’école SupAgro et des services des jardins de la Ville de Montpellier. L’application, même tardive (fin juillet au lieu de début juin) de ce produit par rapport au cycle du papillon, a cependant d’ores et déjà permis d’évaluer son efficacité fin janvier 2007, le premier bilan « officiel » des résultats sera connu en avril 2007. Sur les 500 palmiers que compte le campus de la Gaillarde, très peu des 342 palmiers que nous avons traités semblent présenter à ce jour de nouveaux symptômes (< à 6%), alors que les 125 palmiers que nous n'avons pas été en mesure de traiter ont massivement été infestés (~30%). Nous avons réalisé un relevé topographique de l'ensemble des palmiers du campus SupAgro associé à l'état d'infestation des palmiers qui sera par la suite noté année après année. Il faudra que les palmiers infestés soient identifiés par des codes de couleurs différents (idéalement par des mini-puces informatiques) afin de suivre au cours des années à venir l'évolution de l'infestation des sujets individualisés et du suivi des protocoles expérimentaux. Un site internet dédié aux ravageurs des palmiers sera bientôt accessible et nous y incorporerons les données essentielles sur Paysandisia (symptômes, cycle, méthodes de lutte) ainsi que les cartes topographiques permettant le suivi de l’infestation sur le campus.
Les traitements que nous avons pu réaliser dans la ville de Montpellier (avenue de la Pompignane, rue St Guilhem) et au Jardin des Plantes ont donné des résultats similaires à ceux du Campus quant à l’effet protecteur du traitement par la glu. Vous pourrez apprécier l’efficacité du traitement, en comparant les palmiers de la rue Saint-Guilhem qui ont été traités par la glu, et ceux de la rue du Courreau, qui la prolonge, qui n’ont malheureusement pas pu être traités. Les résultats obtenus cette année sont d’autant plus encourageants, que le traitement a été très tardif (début août), les papillons ayant déjà commencé à sortir dès le début du mois de juin. Nous allons continuer les tests cette année 2007 en appliquant le traitement dès la mi-mai 2007, avant la sortie des papillons. Nous devrions atteindre une efficacité de protection proche de 100%.
Le produit que nous préconisons est une glu dont les composants sont 100% naturels, non toxiques pour la plante et l’environnement. Celle-ci est pulvérisée au niveau de la couronne des palmiers, point de départ du cycle où le papillon dépose ses œufs. L’action de la glu est uniquement physique en agissant comme un écran protecteur entre le ravageur et le palmier. Elle gêne en effet, l’émergence des adultes, empêche les femelles de venir pondre et englue les œufs (si d’aventure des œufs avaient été déposés avant l’application). Le produit, en empêchant la ré-infestation de palmiers déjà atteints, a permis cette année le redémarrage de certains d’entre eux dont le bourgeon terminal n’avait pas été détruit par l’attaque. Le produit n’est pas encore disponible sur le marché mais tous les efforts seront faits pour qu’il le soit le plus rapidement possible. Un brevet a été déposé auprès de l’Unité Contrats et Propriété Intellectuelle (UCPI) qui est la filiale de valorisation de l’INRA.

Nul doute qu’il est très urgent d’agir collectivement. La progression du papillon est en effet très inquiétante et après les premiers ravages très visibles sur des palmiers comme les Trachycarpus ou les Chamaerops, il s’attaque plus insidieusement aux gros sujets comme les Phoenix (palmier des Canaries) et les Jubaea (Cocotier du Chili). La glu, dont une seule application par an est nécessaire, est d’autant plus la bienvenue que d’autres ravageurs de palmiers comme le charançon rouge (Rhynchophorus ferrugineus) tente de s’installer dans le sud de la France suite, là encore, à des importations incontrôlées de palmiers.

Coordonnées :
Jean-Benoît Peltier
Charge de Recherche INRA
Laboratoire de Protéomique
Campus de la Gaillarde
Montpellier SupAgro / INRA
2 place Viala
34060 Montpellier cedex
Tel: +33-(0) 499612701
Fax: +33-(0) 499613014

PS : Je remercie Jean-Claude Davidian, professeur à SupAgro d’avoir révisé ce texte.
Image du haut: arbre traité et enduit de glu.

Marque traduisant la présence du parasite
Marque traduisant la présence du parasite

28 commentaires

  1. Bonjour,

    Avec J.B. Peltier, nous avons conçu un site consacré à la recherche de solutions pour lutter contre le papillon « tueur de palmier » Paysandisia archon. Nous y présentons également notre invention, la fameuse glu élaborée au centre INRA de Montpellier.

    http://www.montpellier.inra.fr/paysandisia

    Toutes vos critiques, questions, encouragements ou rectifications sont les bienvenus.

    Cordialement
    marc tauzin

    1. Encore une invention « ridicule »!Je parle évidemment de la glu.J’habite un village de l’hérault ,où l’amour des palmiers m’en a fait planter 250 ,il y a plus de 20 ans. Comme au bout de 10 ans ils « grainent », que les oiseaux mangent ces graines ,et les « chient » un peu partout, je vous laisse imaginer,comment est devenu le paysage,sans compter sur le tapis de petits palmiers germés au pied des autres maintenant devenus grands.Cette idée de glu est une solution, qui peut avoir de l’interêt sur un palmier isolé au bord d’une piscine , à la rigueur dans une rue, mais certainement pas dans le cas qui nous intéresse…..Revoyez votre copie Messieurs.( nous ne parlerons pas de l’impact visuel de votre traitement à la « glu », ni des salaires des jardiniers qu’il faudrait employer pour badigeonner la glu, qui en plus n’est même pas commercialisée)……

    2. rebonjour !pour l’instant, il existe une solution; Le SOLIX, un insecticide systémique à répandre au pied du palmier.
      Mais surtout , le ZOLONE (un insecticide,évidemment interdit en france,mais qui marche).Mais que l’on trouve en Espagne dans n’importe quelle jardinerie…….. comme a plupart des produits phytosanitaires que les vignerons vont chercher en espagne parce qu’ils coûtent moitié prix , les cigarettes , l’alcool au perthus…A chacun de prendre ses responsabilités

    3. Monsieur.
      Votre texte est à la limite de l’injure envers de personnes qui, par devoir et profession, ne font que leur travail. A savoir lutter contre un parasite de plantes ornementales importées de façon clandestine par des gens qui, comme vous, font fi des rêglementattions et de la plus élémentaire des prudence.

      Comment pouvez-vous conseiller l’usage de pesticides (dont la consommation a été multipliée par plus de 30 en quatre décennies), par des gens non formés à leur usage et qui ont des pratiques complètement délirantes ? D’autant que ces produits sont interdits en France, et pour de très bonnes raisons. En effet j’ai vu sur palmiers des applications combinées de trois produits différents (avec risques très élevés d’incompatibilité, sans parler des risques de pollution du milieu), voire même du mélange avec des hydrocarbures (insecticide + gazole !!!), ou le doublement/triplement des doses « …parce que c’est plus efficace. »

      Les plantes infestées responsables de l’entrée du papillon en France (et autres pays d’Europe) ont été introduites par des gens aussi radicaux et irresponsables que vous. Avant de brailler, avant de hurler au loup, avant de crier au scandale… renseignez-vous !

      Les arbres traités sont « moches » durant quelques jours seulement, car ensuite la glu devient invisible. Les arbres traités voient seulement leurs couleurs ravivées par l’effet brillant de la glu, et aucune dégradation n’est constatée. De plus cette glu est naturelle, donc le milieu est épargné et ses occupants aussi. Ainsi, grâce à ce produit, vous ne risquez rien, malgré votre comportement irrationnel qui mènerait très certainement à une intoxication à court terme (j’ai aussi constaté celà à plusieurs reprises).
      Les gens de l’INRA sont responsables (c’est ce qui fait leur différence vis-à-vis de vous) et travaillent de façon sérieuse. Arrêtez donc d’être agressif, car la faute de cette invasion doit être attribuée à des gens comme vous, qui ont agit en dépit de tout bon sens, en violation des rêgles déontologiques et lois en vigueur.

      En ce qui concerne le coût de ces opérations, vu que l’application de la glu se fait avec une machine à crépi, il est très limité. La méthode peut être mise en oeuvre par un simple agent d’entretien dans le cadre d’opérations relativement simples. D’autre part les précautions à prendre sont nulles car cete glu est non toxique, alors que pour le moindre pesticide il faut avoir un équipement complet de protection.

      Un peu de bon sens vous amènerait à comprendre qu’une ataque parasite sur une zone de sur-concentration de végétaux est parfaitement logique ! Un palmier est assez peu intéressant, mais 250 c’est un vrai festin pour les Paysandisia !!! Le problème auquel vous faites face est en grande partie de votre fait/responsabilité. Avec un peu de mesure vous auriez pu éviter cela.

      Halte à la folie. Soyez raisonnable, nous vivrons tous mieux. Et en meilleure santé.

    4. Je viens de lire votre article, et question injure vous vous posez un peu là!
      Mes palmiers sont nés en france, ont grainé, se sont multipliés sur place,etle pépiniériste qui me les a vendus il y a 20 ans est venu en rechercher. (1200 graines germées,rempotées dans des godets,sur place comme le font les gens RESPONSABLES et PRUDENTS qui n’ont pas envie que leur trésor disparaisse et pour éviter toute contamination),et pas comme vous le dîtes importés de manière frauduleuse, et pour l’instant, je n’ai JAMAIS employé de pesticides!
      1/je bois l’eau d’un forage.
      2/Je connais les dangers des pesticides.
      3/Je vous laisse vos inventions, qui sont excellentes à l’échelle d’un jardin public, mais certainement pas à l’échelle d’un paysage.(Pour exemple, chacun sait, pour les chenilles processionnaires,qu’on repeint les conifères à l’hélicoptère et pas au pinceau).
      4/Relisez votre texte, et vous verrez qui est agressif.
      5/Pour mémoire, la dernière phrase de mon texte est : »A chacun de prendre ses responsabilités ».
      PS :La ville de Hyères et ses habitants n’ont pas eu cette pudeur,puisque c’est sur un forum,que j’ai trouvé la « recette » pour protéger ses palmiers, recette de la part d’un habitant d’hyères.

      Salutations.

    5. « Les gens de l’INRA sont responsables (c’est ce qui fait leur différence vis-à-vis de vous) et travaillent de façon sérieuse ».

      VOUS AVEZ DIT AGRESSIF ?

    6. « Un peu de bon sens vous amènerait à comprendre qu’une ataque parasite sur une zone de sur-concentration de végétaux est parfaitement logique ! Un palmier est assez peu intéressant, mais 250 c’est un vrai festin pour les Paysandisia !!! Le problème auquel vous faites face est en grande partie de votre fait/responsabilité. Avec un peu de mesure vous auriez pu éviter cela »

      Mais qu’est-ce que vous racontez?

      Au lieu de vous emporter de façon véhémente,calmez vous,et sachez que je n’ai pas été attaqué.La glu n’étant pas commercialisée ,il est normal que les gens cherchent une parade. Heureusement,pour le moment, je n’ai aucun problème.

      Et c’est en pensant aux chenilles processionnaires que je me suis dit que le coup de la glu passée à la machine à crépir par un agent d’entretien…… sur un demi hectare, ce n’était peut-être pas une bonne idée.

      La bonne idée, c’est qu’il n’y ait plus de palmiers.INTERDICTION TOTALE de cultiver des palmiers!

      Elle n’est pas bonne mon idée??? Ah! Bon.

    7. Sont-ce des adultes ou des ados qui se parlent de cette manière sur un forum de discussion sur les papillons … Montrez l’exemple, et si on est grossier avec vous, soyez encore plus courtois pour donner une leçon à votre interlocuteur. Bien sincèrement, Helene

    8. Revenu par hasard sur ce forum, je m’aperçois:
      1/ que les pages ont été archivées.
      2/ que nous n’avons plus jamais entendu parler de la fameuse glu, qui devait révolutionner le traitement des palmiers.
      3/ que depuis le début du fil, d’autres insecticides ont été interdits, créant le résultat tant redouté de résistance aux autres insecticides. Le dernier en date étant la bifenthrine.
      4/ que l’aire géographique de la dévastation des palmiers par le papillon s’est considérablement élargie, rendant la culture des palmiers presque impossible, (j’en suis à les traiter tous les mois), ils ont perdu leur port naturel, la chenille rongeant la base des feuilles sur le stipe, donne aux feuilles du bas de la touffe un air désordonné, ce qui est aussi, un signe permettant de voir que le palmier est attaqué.
      Tout ceci frisant la catastrophe botanique.
      Pourquoi? par un manque d’information manifeste et d’obscures raisons commerciales, (la mise au premier plan de la glu par voie de presse, par exemple), ce qui s’est avéré être une connerie sans nom, puisqu’en enduisant le palmier de glu, non seulement on le rendait moche, mais en plus, on enfermait la chenille dans le palmier, bien à l’abri dans son cocon de glu. Et dire qu’on en paye certains, pour nous pondre, (c’est le cas de le dire ), des trucs pareils.
      D’autres traitement, plus bios, je veux parler des nématodes,(parasites de la chenille du paysandisia archon), ont été mis au point.
      Malheureusement:
      1/ ce sont des organismes vivants périssables, ce qui entraine des délais de conservation courts.
      2/Le traitement est contraignant. (durée et fréquence d’application quasi permanents).
      3/ C’est un traitement si cher, (2000 euros par an pour 200 palmiers), qu’il n’est envisageable qu’à l’échelle d’une commune………………
      Encore merci .

    9. Bonjour,

      Je réponds au message précédent sans rentrer dans le détail du produit BIOPALM qui à mon avis est un réel espoir pour sauver les palmiers d’une mort certaine et l’environnement d’une pollution importante résultant des pesticides employés dans le plupart des cas par les professionnels et les particuliers car c’est une solution peu couteuse même si elle est trés contraignante.

      Pour l’instant la société distribuant le produit BIOPALM (la fameuse glu) a choisi simplement quelques applicateurs professionnels dont je fais parti sur le département de l’Hérault.

      En résumé on peut dire que l’année 2011 va être la première année de diffusion du produit et de l’application dans les jardins de particuliers en ce qui me concerne presque exclusivement de la glu BIOPALM.

      Donc dans six mois environ on pourra commenter les résultats ici et ailleurs je l’espère.

      Quant à l’éradication du papillon elle n’est pas envisageable bien sur et il restera toujours des foyers de contamination trés importants dans certains jardins pas ou peu traités.

      J’espère par cette nouvelle activité de mon entreprise je suis artisan paysagiste arboriste grimpeur membre de la SFA et de l’association « fous de palmiers » contribuer à la sauvegarde de nombreux palmiers dans les jardins de mes clients même si je pense que le comportement le plus écologique qui soit serait de laisser le papillon détruire tous nos beaux palmiers et planter autre chose à la place…mais l’homme est ainsi fait qu’il veuille toujours intervenir dans le déroulement de la nature dont il fait parti bien sur au grand malheur de celle-ci.

      Mon message était un peu long je vous donnerai des nouvelles de l’action du produit à mon échelle dans quelques mois.
      A bientôt.
      Pierre.

    10. Bonjour,

      En ce qui me concerne j’ai déjà du supprimer un chamaerops humilis & un butia capitata.
      La suppression d’un autre chamaerops humilis est programmée cette semaine, trop infesté.
      Malgré un traitement régulier au Zolone DX lorsqu’il était autorisé & par la suite un traitement par nématodes, je vois malheureusement réapparaitre dans mon jardin plusieurs papillons. Il ne me reste plus qu’un Brahéa armata & un butia capitata qui sont aussi infectés.
      Je ne sais plus quoi faire & j’ai beaucoup de mal à me séparer de mes 2 derniers palmiers. Où peut-on se procurer cette fameuse glu ?
      Cordialement.

    11. Bonjour je m’ adresse à Pierre, artisan paysagiste qui applique le Biopalm et a écrit le 3 juin 2011. Comment puis-je vous contacter pour une intervention ? merci. maurice

    12. Bonjour
      Propriétaire d’un arboretum de 6 ha sur le bord de mer dans le var je possède une collection de 300 palmiers riche d’une vingtaine d’espèces.
      Je suis comme tout le monde confronté au problème des deux ravageurs des palmiers.
      Les seuls palmiers qui n’ont pas encore subi leurs attaques sont les Butia.
      À cela je crois pouvoir fournir une explication.
      Je suis situé en sommet de colline et après les premières attaques par le charançon c’est paysandisia qui a pris le relais.
      Le seul remède réellement efficace est un traitement avec l’imidaclopride (confidor de chez bayer devenu indisponible ou kohinor d’Adama) mais il faut être rigoureux et traiter toute l’année car la larve de ce papillon peut passer tout l’hiver dans le tronc du palmier puisque la ponte a lieu de juin à septembre d’après toutes les observations réalisées à ce jour.
      Le papillon comme vous le savez est originaire d’Argentine. Là-bas poussent principalement deux types de palmiers, à savoir toute la variété des Butia et le Trithrinax Campestris.
      Le papillon semble principalement attiré par les Chamaerops Humilis, Trithrinax, Trachycarpus de toutes espèces et tous les jeunes palmiers.
      Les Chamaerops sont des éléments d’attraction pour ces parasites à la condition que les Phoenix soient déjà de bonne taille car pour ma part tous mes palmiers ayant un stipe supérieur à six mètres n’ont jamais été attaqués.
      Les traitements proposés à base de nématodes ou autre spores de champignons ne semblent pas d’une efficacité à 100 %.
      Je n’en prendrai donc pas le risque.
      Le systémique bien appliqué dans le cœur du palmier semble pour moi la meilleure solution (intervention tous les 20 jours).
      Et compte tenu que le Chamaerops rejette de souche, le papillon trouvera toujours de quoi manger pour ses larves et je ne vois pas comment on pourrait l’éradiquer.
      Pour la petite histoire, j’ai conservé l’article paru dans var matin relatant la première attaque par paysandisia d’un palmier ( un phenix si mes souvenirs sont exacts) à Six fours au bord de mer.
      Toutes les hypothèses ont été émises avec leur lot de commentaires farfelus.
      L’inra d’Antibes avait elle aussi son idée sur la question de l’introduction de ce parasite. Tout aussi peu crédible je m’étais un peu insurgé contre leur hypothèse lors d’une visite du parc Thuret dans le cadre de l’APBF. Moi aussi, je me posais les mêmes questions jusqu’à ce jour où, ayant eu à me déplacer près du lieu, je découvrais non loin de là un palmier buissonnant avec des stipes de 2 m de haut qui ressemblait à un Chamaerops mais qui n’en était pas un. J’aurais pu l’identifier au premier regard si les sécateurs du jardinier de la ville n’étaient passés par là. Vous avez certainement identifié le dangereux palmier planté en milieu urbain. Eh oui un Trithrinax Campestris ébardé de ses longues épines un peu malade et qui devait arriver tout droit de son pays d’origine et qu’un pépiniériste peu scrupuleux avait refourgué à la commune.
      Vous en tirerez peut être les mêmes conclusions que moi.
      Pour la glue, même si c’est naturel, reconnaissez que le résultat n’est pas garanti et avec mes jubaea qui commencent au bout de trente ans à faire leur stipe, je n’en prendrai pas le risque.

      Bon courage.

  2. Bonjour,
    _ de retour de Guyane j’y ai découvert un moyen original de rendre attractive la fameuse chenille et de diminuer sa population. C’était en dégustant un délicieux gratin de crème de coeur de palmier et de … cette chenille !
    _ Inconvénient: cela nécessite tout de même l’abattage du palmier …

  3. bonjour et merci de vos informations

    je suis actuellement locataire d’une maison avec jardin dans le quartier des arceaux à montpellier….Le palmier du jardin est infecté par le paysandisia archon, nous avons même assisté à la naissance de l’un d’entre eux il ya deux jours…je souhaiterai pouvoir traiter cet arbre avant qu’il ne meure, pensez vous qu’il soit possible d’avoir accés à cette glue en individuel? à qui dois-je m’adresser, quel en est le coût?je vous remercie de votre réponse.
    cordialement.

    1. j’ ai deux immenses palmiersde 30 ans en corse du sud qui présentent ces symptôme. comment et ou pourrai-je me procurer cette glu miracle.
      merci beaucoup

  4. Bonjour,
    Comme l’auteur du précédent message je me retrouve avec un palmier (trachycarpus fortunei), infesté par le paysandisia archon . J’habite à Marguerittes(près de Nîmes) et je me désole de voir mon palmier d’environ 8 mètres de haut dépérir. Les papillons ont éclos et je ne souhaite pas les voir encore prospérer et se répandre ailleurs, mais j’aurais voulu pouvoir sauver mon arbre … Cette glu miracle est-elle désormais disponible à la vente ? Puis-je encore attendre ou faut-il me résoudre à faire abattre ce palmier ?

    1. Bonjour,
      nous habitons St gervasy, donc juste à côté de chez vous et nous sommes confrontés au même problème que vous l’année dernière… avez vous trouvez la glue miracle ? comment se portent vos palmiers ? Merci pour vos infos , nous sommes désespérés, deux palmiers speldides sont atteints, ceux les plus proches de la terrasse …

    2. bonjour,

      je viens de prendre connaissance de votre message j’habite marguerittes et j’ai actuellement le meme probleme que vous sur mon palmier
      avez vous trouvez une solution ? il semble d’apres un jardinier que l’on soit obligés d’abbattre l’arbre et de le bruler sur place.
      merci d’avance

    3. quand le palmier est touché c’est peine perdu que de mettre de la glu, il faut d’abord tuer la larve,avec un fil à brochette, puisque la larve fait une sorte de sciure

  5. Montelimar est infesté de papillon moi avec un filet à papillon j en ai tuer41 à ce jour et louper une dizaine j ai mis ce traitement ala menatodes a. Base de ver microscopique on verra en jardinerie il propose un traitement pour le boisa verser au cœur du palmier moi je préfèrerais metttre de la glu la mairie ne s occupe pas de cela quel dommage ou trouver cette glu est t elle commercialiser ou en son les recherche à propos de ce papillon en tout cas la jardinerie de montelimar est pleine de papillon et il vende quand même des palmiers quel honte

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