Plantations Africaines de Miscanthus

Miscanthus giganteus, plante d’avenir…

INTRODUCTION

Face à l’épuisement programmé des carburants fossiles,aux émissions de gaz à effet de serre présumées responsables du réchauffement de la planète,l’Union Européenne avec à sa suite tous les gouvernements repensent la politique énergétique à mettre en place pour une mondialisation réussie. L’idée d’incorporer les biocarburants dans les carburants dits fossiles est une des solutions techniques envisagées et qui fait son chemin. Cette méthode consisterait à produire de l’énergie à partir de la biomasse végétale pour ainsi préserver le caractère d’indépendance énergétique mais aussi,limiter progressivement les émissions de gaz, notamment pour le CO2.Cela , même les gouvernements des pays sous développés semblent l’avoir compris en essayant d’inclure dans leur programme de gouvernance des politiques agricoles aux normes internationales, incluant les cultures dites dédiées,offrant ainsi un nouveau débouché pour une agriculture respectueuse de l’environnement. La demande en biocarburants, notamment biodiesel en France, est élevée et ne fera qu’augmenter du fait de la situation importatrice de la France sur ce produit, des cours croissants du pétrole et de l’encouragement politique et fiscal pour contribuer à une diminution des émissions polluantes.

Les voies actuelles pour la production de biocarburant fondées sur l’utilisation des graines oléagineuses, céréalières et des tubercules sont limitées quantitativement par leur exigence en surface de production. Les voies basées sur la lignocellulose viendront compléter la production et se traduiront par l’augmentation importante des surfaces mobilisées. Si ce constat est une réalité pour les pays développés,il faut voir en la culture de cette lignocellulose,la possibilité pour les pays africains producteurs d’envisager des perspectives concrètes quand aux partenariats avec le les pays du Nord pour une maîtrise parfaite de la politique énergétique. Biomasse végétale égale biocarburant pour ce siècle ? L’Afrique ne doit pas être en reste. Au nombre de ces cultures dites dédiées ou de deuxième génération, le développement du MISCANTHUS semble faire figure de proue.

Mais en fait, qu’est-ce que le MISCANTHUS ?

RESUME

Le projet MISCANTHUS consiste en la création d’une plantation évolutive de l’espèce Miscanthus giganteus sur une superficie de 200 hectares au départ, extensibles pour atteindre les quinze ans à venir le réseau des Plantations Africain de Miscanthus (P.A.MI)

Démarré au BENIN en Afrique de l’Ouest, ce pays de près de 7 000 000 d’habitants offre de nombreuses potentialités économiques.

En effet depuis la crise sociopolitique de la cote d’ivoire, ce pays s’est vu modifié son rythme commercial, faisant des plus values nettement supérieurs. Aussi, engagé depuis plusieurs années dans une politique d’ajustement structurel rigoureuse, le Bénin enregistre des résultats macro-économiques encourageants. Le grand enjeu du Bénin réside dans sa capacité à diversifier les bases de son économie, notamment en renforçant sa fonction commerciale et son rôle de médiateur entre les grands pôles de la région et surtout en créant des politiques agricoles respectueuses de l’environnement, ainsi que le confirmait le conseil des Ministres de la mi-mars 2007.Ce qui d’ailleurs est un des objectifs clés des PAMI.

D’un investissement de l’ordre de 800 000 euros, le projet MISCANTHUS se fixe comme objectif la réalisation d’un chiffre d’affaire de 6 000 000 d’euros avec un bénéfice prévisionnel de l’ordre de 20 à 30%.

Ce projet créera au moins 30 emplois fixes et près de 100 emplois intermédiaires dans chaque zone d’exploitation, sans oublier l’impact économique des services itinérants, la plantation n’étant pas mécanisable sur un sol aéré et creusé en sillons.(cf. fiche technique de la plante)

Pour couvrir les 200 hectares de démarrage, 3 000 000 de plants sont nécessaires sur une superficie préparée à l’avance.

Des avantages multiples de la plantation de MISCANTHUS, nous pouvons citer :

– la lutte contre le chômage

– la création d’activités nouvelles pour l’export

– la lutte contre la pollution

– Perspectives de solutions pour la gestion énergétique en Afrique

Mais en fait, quelles sont les applications de cette plante ?

LES UTILISATIONS DU MISCANTHUS

ENERGIE RENOUVELABLES
La polyvalence d’utilisation du Miscanthus est impressionnante : Si sa vocation première actuelle est la production d’énergie renouvelable à haut rendement, sa facilité de culture sans utilisation de pesticides et d’engrais chimiques, en font une culture intéressante à bien d’autres titres:

LITIERE
Le cœur spongieux de la tige lui confère un grand pouvoir absorbant(presque 3 fois son poids d’eau), d’où des niveaux de pathogènes notoirement plus bas que des paillages classiques. Utilisé comme litière pour volailles, bovins, porcs en intérieur ou en plein air, son taux de poussière remarquablement bas en fait notamment la litière idéale des chevaux allergiques à la poussière ou pour les animaux de compagnie.

LE BATIMENT
Le Miscanthus peut être utilisé dans diverses gammes de matériels de construction, dont les plus connus sont les panneaux de fibres et les blocs de béton.

LES COMPOSITES
Les « BIOPOTS » sont des pots à plantes biodégradables qui sont une nouvelle et passionnante utilisation du Miscanthus. Ils représentent un immense progrès pour l’environnement par la réduction de l’utilisation des plastiques d’origine fossile. En effet, ils sont entièrement fabriqués en canne de Miscanthus et à partir de liants naturels. Le BIOPOT étant entièrement bio – dégradable, il n’est pas besoin de dépoter les végétaux pour les planter. Les BIOPOTS sont vendus en Europe par NaPac.

LE CHAUME
Le Miscanthus résiste plus longtemps à la putréfaction que d’autres pailles ce qui le rend particulièrement intéressant pour la couverture des toits en chaume. Les couvreurs le préfèrent en outre pour sa facilité et sa vitesse d’utilisation en comparaison avec d’autres matériaux.

CONCLUSION

Au terme de notre ébauche, nul n’est besoin de nier les avantages multiples que présente la culture de l’espèce MISCANTHUS en ce siècle de mutations et de globalisation.

Au regard de l’histoire et des nouvelles donnes à cette mondialisation tant criée, il faut comprendre la démarche des pays du Sud de s’ouvrir une nouvelle ère de coopération avec le Nord en acceptant la culture des plantes dédiées car ayant cette fois-ci quelque chose à apporter pour répondre au besoin énergétique crucial des pays développés.

Cette forme de coopération plus humaine saura répondre sûrement à bien d’enjeux tant au niveau macroéconomique que microéconomique pour un quotidien en passe de satisfaire et les gouvernements et le peuple.

N’est ce pas là le voeu de tout homme en société ?

Jean-Noel AHONDJON
BP 114 AGNIBILEKROU
COTE D IVOIRE
ahondjon@gmail.com
Tel: 00225 08 22 6114

7 commentaires

  1. Après l’agroforesterie, les systèmes de couvertures vivantes, le renouvellement des ressources fourragères, etc., on voit maintenant poindre une nouvelle vague d’introductions de plantes exotiques à la faveur du développement de la bio-énergie. Va-t-on refaire les mêmes erreurs, faute de ne pas avoir évalué le risque environnemental de ces introductions ? Miscanthus giganteus est un hybride de M. sinensis, particulièrement envahissant…

    1. A L ATTENTION DE M.JACQUES TASSIN

      Merci pour votre reaction à ma publication
      juste savoir s’il serait possible d’entrer en contact personnel avec vous pour voir vec vous la suite à donner à mon projet!

    2. Comme la plupart des hybride il est également stériles d’ou l’interet pour l’environnement
      De plus des étude sont actuellement en cour pour utiliser cette plante en phytoremediatio sur des terrains ou rien ne poussent.

      alors qui peut dire que c’est sans interet

  2. {la production d’énergie renouvelable à haut rendement,}

    Comment?

    Avec quels investissements??

    Et si, juste avant la récolte, un garcon s’amuse avec une boite d’allumettes (chose qui est déja arrivée en Europe)???

  3. Monsieur,

    Nous sommes très intéressés par votre idée de développer les plantations industrielles de Miscanthus {{en Afrique}} sur des terres qui n’ont pas vocation à produire des plantes destinées à l’alimentation humaine ou animale.
    Nous disposons d’immenses surfaces en Afrique sur lesquelles poussent déjà de l’herbe à éléphant.
    D’après votre texte je déduis qu’il faut environ 15.000 plants à l’hectares. Où peut-on se procurer ces plants en Afique ?
    Sincères salutations.
    Jacques GILBERT

    1. Monsieur,Bonjour

      Je suis partie prenante de projets en amont et aval sur le Miscanthus.

      Vous pouvez me contacter
      Nguyen Van
      0609552245

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