Les bio-carburants, pas si « bio » que ça…

Dominique Guillet propose un article très critique sur les bio-carburants dont les constructeurs automobiles se font les chantres : « Mettez du sang dans votre moteur! La tragédie des nécro-carburants « 

Et si on proposait un moratoire sur les carburants végétaux !

Les carburants végétaux ne sont pas bios: ils sont issus de plantes cultivées avec toute l’artillerie lourde des intrants de l’agro-chimie et des pesticides. Les termes « biodiesel » , « bioéthanol » et « biocarburants » sont passés en un temps record dans le langage commun, suite à un énorme matraquage publicitaire et médiatique. Ces carburants végétaux sont obtenus grâce à des processus d’extraction industrielle très complexes. Le terme « bio » signifie « vie ». On voit difficilement ce qui permettrait à ces carburants végétaux de mériter le préfixe bio. Parle-t-on de bioblé, ou de biotomate ou de biomaïs ?

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6 commentaires

    1. je pense qu’il reste le chanvre, une plante qui pousse très bien sans insecticide ni herbicide, ayant un rendement de graine et de feuille potentiellement grande avec lesquel on peut aussi faire des carburants « bio ». Seulement elle est souvent decriée …

  1. Une des caractérisstiques des carburants bio n’est pas citée dans l’article ci-dessus. Un article récent du Scientific American, que je ne retrouve pas, expliquait que l’énergie nécessaire pour cultiver et récolter du maîs plus l’énergie nécessaire pour traiter les grains jusqu’à obtenir l’éthanol (il faut chauffer la soupe de maîs pendant sa fermentation)équivalait à peu près aux calories du carburant obtenu. D’après cet article, au lieu de limiter le traitement aux grains de maïs, il faudrait trouver le moyen de transformer les feuilles et les tiges en carburant pour obtenir un bilan positif. La technique n’en est pas là, semble-t-il.

    1. Oui, c’est exact que vu de cette manière on peu dire que le bilan énergétique n’est pas très positif, mais c’est faux !.
      En effet la plante est entièrement utilisée car on brule les fanes et autres déchets de presse pour faire bouillir la « soupe » d’ou un bilan plus que positif

  2. En fait, on pourrait rouler tout simplement à l’huile de tournesol ou de colza. Le tournesol, par exemple, est une culture seche, et l’extraction de l’huile n’a rien de « high tech ».
    Nos voitures (diesel !) supportent sans problème 30% d’huile dans le carburant.

    Moyennant de légères modifications de nos diesels, on pourrait même se passer définitivement des pétroliers … Mais c’est peut être là que le bat blesse 🙁

    1. Compte tenu de notre (énorme) consommation actuelle de carburant, la France n’est pas prete à se passer du pétrole… à moins de diviser par 10 notre consommation de carburant et de planter du colza ou du tournesol sur toute la France!

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