Qui ose se nommer herboriste ?

Qui ose se nommer « herboriste » alors que les dernières vraies
herboristes ont au moins 87 ans ?

Nous sommes actuellement, en France, en pleine régression-répression de
la médecine par les plantes y compris la Phytothérapie actuelle :

– un décret (signé, non encore paru au Journal officiel) annonce la mise
en vente de nos plantes médicinales n’importe où par n’importe qui. Le
métier d’Herboriste, codifié au XVIIIè siècle, exigeait la vente de ces
plantes dans des magasins spécialisés (les « Herboristeries ») tenues par
des personnes diplômées de la Faculté de Pharmacie (des « herboristes »)
et contrôlées par les Inspecteurs de la Santé.
Cette profession a été supprimée en 1941 et malgré tous nos efforts, il
n’est pas questions de la relancer.

– pire ! un arrêté vient de paraître déremboursant toute préparation
médicinale à base de plantes médicinales.

Tous deux sans aucune concertation ni avec les pharmaciens, ni avec les
phytothérapeutes !!

Nous essayons (médecins phytothérapeutes, pharmaciens, cultivateurs de
plantes médicinales) actuellemnt de joindre le Ministre de la Santé pour
protester.

Vous trouverez ci-joint la lettre d’un médecin phytothérapeute, le docteur Jean-Michel MOREL, médecin généraliste, chargé de cours au Diplôme Universitaire de Phytothérapie et d’Aromathérapie à la Faculté de Médecine et Pharmacie de Besançon. Président de la Société Franc-Comtoise de Phytothérapie et d’Aromathérapie.

Comment pouvons-nous nous unir et nous grouper pour exprimer notre désarroi ?

Merci de relayer

Clotilde Boisvert

4 commentaires

  1. c’est consternant et grave; le marché des produits pharmaceutiques et préparations magistrales remboursables, prescrits par les médecins dont il n’est pas question de mettre en cause leur conscience professionnelle ou leurs connaissances et demandés par les patients pour leur droit au choix d’une médecine naturelle ou un complément bénéfique lors d’un traitement allopathique, est restreint exclusivement aux industriels pharmaceutiques, rois de la chimie .
    Pas de concertation avec les professionnels de la santé et les premiers concernés, phytothérapeutes, pharmaciens herboristes, patients.
    Je suis outrée de ces procédés autoritaires que seul le gain semble dicter et non le bien de tous comme l’éthique sociale l’exige.
    Quels recours a t-on pour freiner ces dévoreurs de notre patrimoine naturel qui s’approprient le bien commun à coup de brevets et étouffent la dynamique populaire désireuse de respect de l’environnement et du savoir ancestral, d’équilibre et de progrès ?

    1. je suis pharmacien et pourtant je profite des marges de mon herboristerie et pourtant, je ne peux pas dire que je suis herboriste simplement parceque je suis pharmacien !!!! Tout est une question de monopole et donc d’argent !!!

    2. Parallèlement à notre ami le Dr Jean Michel Morel, nous avons lancé en 2007 un blog/manifeste pour informer et échanger avec tous ceux que cette situation révolte …ou mets dans l’impossibilité de se faire soigner comme ils le souhaitent pour des raisons financières.

      Prés de 10 000 signataires nous ont rejoint soit via Internet, soit sur des listes recueillies par des professionnels de santé ou de simples citoyens.
      La situation ne s’arrange pas et la liste des « déremboursés s’allonge.
      Il faudra du temps, mais la « santé au naturel » revient en force dans le public …alors ..sait-on jamais?

      Michel Philip
      Co-fondateur d’Hippocratus et du site http://www.plante-sante.net

  2. Il faut bien comprendre l’enjeu de la 1ere partie du texte de ci-dessus (Cl. Boivert), c’est le partage en 2 du « gateau santé » :

    d’une part l’industrie pharmaceutique prétendant à la prise en charge « scientifique » de la maladie (ou de se qu’on nous fera passer pour telle) et je conseille la lecture de l’article du Monde (Mer 13 juin page 33) sur le « cholesterol ».

    D’autre part l’industrie agro-alimentaire qui pourra « enfin » nous vendre des yaourts anti-stress, des confitures cardio-régulatrices, des pâtes contre les bouffées de chaleur, etc., le tout ne contenant (heureusement) que des quantités « ridicules » de la plante mais pouvant en revendiquer les mérites en référençant soigneusement (pour ceux qui seraient curieux) les publications scientifiques (elles parfaitement honnêtes mais illisibles pour la plupart des utilisateurs). Au milieu on pourra toujours se rabattre (esprit de contestation!!) sur des compléments alimentaires-bidons recherchés fébrilement sur internet (c’est tellement mieux…) et qui ont toute latitude pour berner chacun en toute impunité par des allégations santé mensongères.

    A qui profite l’histoire ? aux 2 mastodontes précités qui pourront enfin accéder sur ce créneau juteux, en direct aux patients-consommateurs (cf : la publicité pharmaceutique américaine et celle plus locale des Danone-Nestlé) en s’affranchissant au passage des professionnels de santé (pharmaciens, médecins, herboristes, etc.). C’est tout bénef !!! on est loin de la santé et des traditions…

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