Appel à botanistes pour un projet « espaces verts écologiques »

Mise en relation de botanistes et de jardiniers de villes pour appui à la gestion des « espaces verts écologiques »

En quoi consiste ce projet ?

ECOCERT, organisme de contrôle de l’agriculture biologique, s’engage aujourd’hui dans les espaces verts avec un cahier des charges « espaces verts écologiques ».
Il est attribué à des espaces gérés sans produits phytosanitaires, herbicides et engrais de synthèse, économisant l’eau, favorisant la biodiversité végétale et animale, contribuant à l’éducation à l’environnement et au développement durable…

Les jardiniers des villes ont des formations horticoles qui les préparent peu à la connaissance de la flore spontanée (reconnaissance, dynamique, gestion…). L’évolution des pratiques est basée sur leur motivation personnelle et la formation continue. Mais un appui au cas par cas par des botanistes de terrain et dans une relation de personne à personne serait apprécié et certainement très efficace.

Les attentes des jardiniers ou les propositions des botanistes peuvent concerner des inventaires, des reconnaissances ponctuelles, des conseils et informations sur la dynamique de certaines espèces, leurs conditions de milieu, leur réaction à des modes de gestion (fauches, enrichissement ou appauvrissement du sol…).

Comment y participer ?

Pour le moment l’appel concerne principalement la ville de Paris avec laquelle l’opération « espaces verts écologiques » a démarré. Une mise en relation avec les jardiniers peut être effectuée (indiquer les arrondissements ou les jardins qui vous intéressent… à proximité de chez vous par exemple… ce qui permettrait d’avoir une relation suivie avec un ou plusieurs jardiniers).

Mais d’autres villes sont concernées : Lille, Lyon, Villeurbanne, Rennes, Nantes… au fur et à mesure du développement du projet (villes sans pesticides, ayant engagé des pratiques de « gestion différenciée » des espaces verts etc…).

N’hésitez pas à prendre contact avec le coordinateur pour proposer une ville dans laquelle vous pourriez intervenir.

Calendrier
Création : septembre 2007

Coordinateur
Philippe Hirou
ECOCERT
BP 47
F-32600 L’ISLE JOURDAIN
Tél : 05.62.07.65.50 – 06.88.20.86.54
Fax : 05.62.07.74.97 – philippe.hirou@ecocert.fr

Information transmise par Philippe Hirou.

9 commentaires

  1. Il est interessant qu ECOCERT s’interresse au espaces verts, mais notre travail de jardinier spécialisé en écologie ne les a pas attendu.
    Faudra t-il encore payer pour faire reconnaitre notre savoir faire dans la reconnaissance des espèces, leur harmonie, et tout le travail d’intégration au paysage et au milieu?
    Encore une fois il n’est pas normal que ceux qui sont sérieux payent alors que les saloppeurs de notre environnement encaissent
    Luc Meynard paysagiste avec 35 ans de lutte pour l’agriculture biologique derrière moi
    40 rue des chênes 34 230 Le Pouget

    1. On ne peut vous donner tort…
      En effet, en agriculture les « propres », les agriculteurs biologiques paient (les contrôles ECOCERT, soit environ 400€ par an) pour que soit reconnue la qualité de leur travail tandis que les « sales » ont des subventions supplémentaires pour l’être un peu moins. Mais c’est sur le plan politique que cela se passe, en particulier les décisions liées aux réorientations des primes PAC vers l’agriculture propre.

      Pour ce qui est des espaces verts, c’est vrai que le label suppose un contrôle par ECOCERT, mais c’est justement le moyen de ne pas avoir de la « peinture verte » sans rien derrière. Mais passer en « espace vert écologique » génère des économies en produits phyto, engrais, herbicides… A remplacer par un peu plus de main d’oeuvre… donc des emplois… et de la communication, car si on n’explique pas le public réagit : « c’est sale », « vous n’entretenez plus ! et nos impôts alors… ! », « où sont les fleurs ? »…

      J’espère vous avoir répondu, à mon niveau… Pour aller plus loin, il faut être nombreux à exiger par exemple des taxes écologiques… le fameux principe pollueur-payeur, jamais appliqué. Mais pur être nombreux, il faut continuer à parler de tout ça, et faire connaître ce qui se fait de positif, même si ça coûte un peu.

  2. Bonjour,

    J’habite dans la banlieue parisienne ou il va y avoir dans les 6 ans a venir un gros projet avec des destructions d’immeubles, d’un parc et en contrepartie la construction de nouveaux centre d’affaire en HQE et des aménagement d’espaces verts(pour des activités sportives le long des berges de la seine. J’aimerais interpeller le maire sur votre projet espace vert écoloqique, avez-vous une lettre type que je pourrais lui adresser?Merci.

    1. Donnez-moi votre adresse email, je vous enverrai quelque chose en ce sens.

      Vous pouvez également m’indiquer par mail la commune en question et le projet. Il est effectif que les élus peuvent influer beaucoup sur les promoteurs immobiliers pour aller vers des projets plus écologiques.

      Le HQE, qui est une avancée certes, n’est pas une garantie réelle. Il suffit d’être conforme sur 3 des 16 objectifs (« cibles ») pour avoir le label. L’ordre des architectes – qui demande d’ailleurs à quitter le ministère de la culture pour aller dans celui du développement durable, c’est intéressant, voir ici : [www.architectes.org->http://www.architectes.org/actualites/le-conseil-national-de-l-ordre-se-prononce-pour-un-lien-organique-avec-le-nouveau-ministere-du-developpement-durable/] – a quitté l’association HQE pour cette raison.

      Il faut donc pousser la commune à exiger du promoteur des choses vraiment sérieuses, surtout que la demande est là, et qu’on peut faire à prix abordables. C’est une question de volonté.

      Il y a un exemple intéressant à Limoges [ici->http://www.mairie-limoges.fr/limoges/weblimog.nsf$files/VAL45.pdf]

    1. Bonjour,

      comme vous l’avez sans doute compris, le sens de cet appel est de rapprocher des personnes à titre personnel et individuel. Il me paraît très riche humainement qu’un botaniste amateur, voire même professionnel, puisse aider un jardinier, en « voisin », dans un jardin qu’il fréquente assez régulièrement.
      Peut-être êtes-vous dans ce cas ?

      Si vous intervenez au sein de la DEVE en tant que conférencier (à destination de publics scolaires ? adultes ?) il est possible aussi que vous puissiez jouer un rôle d’appui auprès des jardiniers. Certains sont d’ailleurs demandeurs pour pouvoir effectuer eux-mêmes de petites interventions pédagogiques, en particulier avec les enfants. Voyez avec M. Pierre Veillat qui pilote la gestion environnementale et avec les ateliers de jardinage dans les divisions.

      Bien cordialement,

  3. Bravo pour cette initiative,

    Je travail sur cette question en qualité de conseil en eco-paysage pour des particuliers dans la région de Montélimar. Les services espaces verts sont encore loin de cet esprit même si les choses commencent à bouger un peu. La recherche dans ce domaine reste trés ouverte et passionnante. Je n’habite malheureusement pas à proximité d’une des grandes villes citées afin de vous être utile.
    Jean-Baptiste Pasquet

    1. Dans ce domaine, comme on dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières…

      Il y a en effet de grandes disparités actuellement entre les villes et beaucoup sont loin d’avoir engagé le travail effectué déjà depuis plusieurs années par Paris et qui porte aujourd’hui ses fruits.

      Mais vous pouvez sans aucun doute, en tant que simple citoyen, et de plus en tant que professionnel du domaine, essayer de sensibiliser autour de vous. J’imagine que vous le faites déjà d’ailleurs.

      Bien cordialement,

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