Un projet européen soutient la manipulation génétique des arbres

Face à la raréfaction des ressources fossiles, le bois fait l’objet d’une demande mondiale de plus en plus importante. Un constat qui pèse lourdement sur des réserves forestières déjà largement éprouvées par la déforestation et la désertification.

Arguant que la combinaison entre demande croissante et restriction des stocks disponibles ne sera pas viable très longtemps, des chercheurs européens ont annoncé mercredi le lancement d’un programme de recherche intitulé « NovelTree ». Comme son nom le laisse pressentir, il aura pour vocation principale la mise au point d’essences forestières censées être à la fois plus performantes et plus aptes à résister au changement climatique.

En analysant leur composition génétique, les scientifiques réunis sélectionneront les essences d’arbres présentant une forte capacité d’adaptation face à un contexte environnemental changeant. Seront ainsi intégrés aux critères de sélection la durée de croissance, la résistance aux agents pathogènes ou à des périodes de gel précoces, de même que les besoins d’alimentation en eau.
Revendiquant un ancrage dans le concret, NovelTree met également un point d’honneur à satisfaire aux exigences de la filière bois en favorisant une production diversifiée d’arbres dits « de qualité ». Dans cette optique, une attention accrue sera portée à la morphologie de la fibre, à la densité du bois ainsi qu’à la teneur en cellulose et en lignine (1). A l’heure actuelle, les variétés d’arbres jugées comme les meilleures candidates au projet sont le pin sylvestre, le pin maritime, l’épicéa, et le peuplier.

Lire la suite de l’article sur Univers Nature :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3219

– De Cécile CASSIER

7 commentaires

  1. Que viennent faire l’épicéa et le Peuplier dans la liste des arbres les plus susceptibles de s’adapter à l’instabilité grandissante du climat ? ces deux essences n’avaient-elle pas été mises à mal lors de la tempête de décembre 1999 ? leurs racines superficielles sont-elles aptes à supporter de grands vents et à puiser l’eau en profondeur ? nul besoin d’études génétiques pour écarter d’emblée ces deux essences ! qu’en pensez-vous ?

    1. Les quatre espèces sont toutes à enracinement superficiel et très sensibles aux tempêtes mais sont ce que les forestiers plantent depuis 2 siècles, donc bravo pour « Nouveau »! Par contre Arabidopsis thaliana n’est pas sensible et on a déjà pu voir des programmes de recherche pour utiliser cette espèce pour la fixation du CO2. Je présume qu’on va bientôt faire un projet de production de bois de qualité avec de l’Arabidopsis thaliana lègèrement modifié…

  2. Récemment, l’Université de Gand (Belgique) a déposé une demande très controversée de plantation de peupliers transgéniques modifiés pour diminuer la teneur de leur bois en lignine.

    A. Parmentier, botaniste, Liège 3-07-08

    1. Je suis d’accord avec vous, d’autant plus que les zones suceptibles de recevoir ces arbres en Europe du Sud sont de plus en plus chaudes. Pour moi, les zones les plus à mêmes d’être plantées sont les zones désertiques. Notre société étudie pour l’instant une possibilité de planter des arbres résistants à la désertification comme l’Arganier ou le Cactus au Sahel. Des études sont en cours maintenant et nous pensons passer aux actes assez vite sans aucun subside pour le moment.
      Bien à vous
      Stan Idelsen (Ir Ailg)
      http://www.wncare.com

    2. Je propose le Cupressus macrocarpa/Cyprès de Lambert/Monterey, qu’en pensez vous?
      Pierre, assoc. Cyprès de Chez Nous, pour le développement du CM en Bretagne et ailleurs…

  3. Nous avons une telle diversité forestière notamment autour de la méditerranée, à croissance lente certes; nous pouvons réfléchir à créer des « hybrides naturels » plutôt que de faire de la création variétale. Au lieu de la biologie, et de la biogénétique, ce sont la botanique et l’agronomie (agrobiologie) qui seront aptes à proposer des solutions économiquement intéressantes pour les siècles à venir (nous parlons d’arbres!) Samuel, géographe (12)

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