La merveilleuse histoire de la pomme en l’air

Connaissez-vous l'histoire de la Pomme en l'air ? C'est ce que propose de vous faire découvrir François Maugis, membre du réseau et habitant de La Réunion.

Connaissez-vous l’histoire de la Pomme en l’air ? C’est ce que propose de vous faire découvrir François Maugis, membre du réseau et habitant de La Réunion.

La merveilleuse histoire de la pomme en l’air :
La Pomme en l’air [[Le nom scientifique de la Pomme en l’air est : Dioscorea bulbifera]] n’est pas une plante ordinaire. Ce légume tropical bien connu des gramounes et que certains appellent « Hoffe » fait partie, comme le Cambar, de la grande famille des Ignames. Mais, me direz-vous, pourquoi ce curieux nom de « Pomme en l’air » ?

Nos ancêtres n’étaient pas des nigauds et s’ils ont baptisé notre montagne « Piton des neiges » c’est bien qu’il y avait quelquefois de la neige tout là-haut, à la grande surprise de nos modernes experts de la Météo. De la même manière, et avec ce sens merveilleux de l’observation, ils ont baptisé cette plante « Pomme en l’air », tout simplement parce qu’il s’agissait bien d’une sorte de pomme de terre mais se développant en l’air et pas sous terre. Merveilleux raccourci descriptif que seuls nos anciens savaient faire. Rendez-vous compte, on n’est pas obligé de se baisser pour la ramasser, ni même de creuser le sol ! Un vrai miracle cette plante là. Comme les autres plantes de sa famille, cette Igname est en fait une liane qui pousse sur le sol des forêts tropicales et grimpe jusqu’au sommet des arbres pour aller chercher la lumière. Mais elle est la seule Igname à produire ces fameux tubercules aériens qui lui ont donné son nom de Pomme en l’air. Autre miracle, ces pommes sont bien utiles à sa reproduction et à sa prolifération. Résultat des courses, en essaimant à travers la forêt ses fameux tubercules qui, mûrs, tombent sur le sol et s’enracinent à leur tour, elle se reproduit à l’infini sans avoir besoin d’être mangé ni de passer par le stade compliqué de la fleur, de la pollinisation, du fruit et de la graine. Autant vous dire que cette plante n’eut aucun mal à coloniser toutes les forêts tropicales du Monde.
pas de alt pour cette image, soz

Mais, revenons à notre histoire. Tout a commencé il y a bien longtemps, il y a probablement plusieurs centaines de millions d’années. Pendant longtemps, cette plante a proliféré. Elle a vu apparaître puis disparaître les Dinosaures. Elle a vu apparaître les singes il y a 35 millions d’années. Mais ce petit monde ne la dérangeait pas. Pensez-donc, qui aurait pu s’intéresser à ces sortes de patates difformes, sans odeur, sans couleurs et sans goût. Oh, il arrivait bien que quelques jeunes singes affamés et inexpérimentés, tentent de croquer la Pomme en l’air. Mais cela n’allait pas bien loin. Auriez-vous l’idée, vous de dévorer une pomme de terre crue ? Pourtant, les choses allaient changer. Dans une région d’Afrique, se produisirent, de plus en plus fréquemment des incendies de forêt. La population de singes était dense, celle des Pommes en l’air aussi. Au début, les singes se contentaient de fuir l’incendie. Mais, de plus en plus souvent, certaines tribus de singes ne trouvaient plus leur place dans cette forêt surpeuplée. Ils devaient quitter la forêt ou traverser d’immenses surfaces incendiées. Tiraillés par la faim, ils se précipitaient sur tout ce qui pouvait les nourrir. Parmi les restes de l’incendie se trouvaient des milliers de petites boules carbonisées qu’ils finirent par décortiquer. Et, oh surprise, il y avait à l’intérieur une pâte blanche délicieuse, bien meilleure que cette Pomme en l’air crue dont ils avaient tous un mauvais souvenir. Nos amis les singes venaient de découvrir les pommes cuites à la cendre. Et il y en avait beaucoup, de quoi nourrir toute la tribu pendant longtemps. Et puis la vie reprend son cours. Nos amis fructivores repartent à la conquête des arbres porteurs de fruits et de toutes sortes de baies dont ils font leur ordinaire. A la première fumée, pourtant, le souvenir de ces agapes de pommes cuites leur revient. Les flammes à peine éteintes, que font-ils ? Ils se précipitent sur ces petites boules noires et s’en régalent à nouveau. Dans certaines régions d’Afrique, cela devient une habitude de plus en plus fréquente. Il arriva même que certains tubercules crus soient projetés (volontairement ou pas) dans la cendre encore fumante. Le temps passe et le singe se creuse de plus en plus souvent la tête : « Y aurait-il donc un moyen d’améliorer mon alimentation ? » Toujours est-il que, chaque fois qu’il aperçoit une fumée au loin, il se précipite vers ce nouvel aliment décidément plein de saveur.
De plus en plus souvent, il projette dans la cendre ces tubercules crus qu’ils récupèrent un fois cuits. Le temps passe et l’intelligence du singe augmente. En effet, consommer cuit demande moins d’efforts à l’organisme que consommer crus. Les mâchoires moins sollicités, rapetissent, les intestins soumis à un travail moindre, raccourcissent, le cerveau augmente de volume [[Théorie récemment émise par le CNRS]]. De nombreuses années passent encore. Puis un beau jour, le singe qui commence vraiment à réfléchir, se demande s’il ne serait pas préférable d’amener le feu chez lui plutôt que de toujours courir après. Pour ne pas se brûler, il dispose un peu de braise rougeoyante entre deux pierres et amène le tout devant sa tanière. Il lui reste ensuite, comme il le faisait près de l’incendie, à jeter ses pommes crues dans le feu. Des années s’écoulent ainsi au cours desquelles la première tribu d’hommes-singes maîtrise le feu et la cuisson des aliments. Et puis d’autres tribus d’hommes-singes passent par là et, morts de jalousie devant ce miracle, décident de voler le feu. Ainsi débute la guerre du feu. Vous connaissez la suite.
Plus tard, bien plus tard, la Pomme en l’air accompagna l’homme dans toutes ses migrations à travers le Monde. On dit même que c’est grâce à elle que les tribus asiatiques d’hommes-singes purent traverser l’océan pacifique. Embarquée dans leurs frêles esquifs, la Pomme en l’air servait de nourriture pendant la traversée. Plantée en arrivant dans les îles, elle permettait de survivre et de continuer indéfiniment, d’île en île, le voyage.

Voici donc l’histoire merveilleuse de la Pomme en l’air. Quelque millions d’années plus tard les hommes se souviennent encore de ce fruit tropical qui a permis à l’animal de devenir humain et de peupler la Terre. Ils ont encore du mal à y croire. Ce miracle dépasse l’entendement. Alors ils inventent une histoire, celle du fruit défendu, le fruit qui les rendit intelligent et maître du Monde. Et ils se disent : « Prenons garde de bien utiliser cette intelligence, car si nous ne le faisons pas, nous ne connaîtrons plus jamais le Paradis qui nous a vu naître ».

François MAUGIS
http://assee.free.fr

38 commentaires

    1. Elle existe bien à la Réunion, Estelle! et elle pousse très facilement; il suffit de poser sur la terre un de ces tubercules et le tour est joué…

      Et la liane donne pas mal de « fruits »!

    2. eh bien si mademoiselle. Je sors ce jour du fond du Bras de la plaine où je suis passé par un îlet bordant les gorges. je viens de ramener trois jolies pomme en l’air et je remercie M. MAUGIS de son site. Mais nous en avions déjà acheté, ma femme et moi il y a quelque temps déjà, sur le marché du Tampon. L’image qui illustre l’histoire de la pomme en l’air correspond en tout point à la liane que nous avons trouvé et qui nous a fourni les trois pomme en l’air.
      Jihef du Tampon.

    3. Le 26 mars 2011.

      Bonjour,

      Je réponds tout d’abord à Nicole CRESTEY (message du 16/1/10):
      Il n’est pas tout à fait exact de dire que les espèces sauvages ne sont pas comestibles. Selon un communiqué récent du CIRAD, il semblerait que, même la variété africaine de Dioscorea bulbifera (Hoffe noire à la Réunion) redevenue sauvage à la Réunion suite à l’abandon de sa culture par les esclaves africains, soit toujours comestible. Elle est seulement devenue très amère. En réalité la plupart des tubercules (souterrains ou pas) ne sont comestibles que cuits. En effet, c’est la chaleur de la cuisson qui les détoxifient. Selon ma correspondante au CNRS: Annette HLADIK, Attachée Honoraire MNHN, Eco-Anthropologie et Ethnobiologie
      Muséum National d’Histoire Naturelle, 4 avenue du Petit Château, 91800 Brunoy (France)
      Tel 01 60 47 92 43, D. bulbifera contient 3 sortes de produits toxiques : des saponines stéroidiques, des di terpènes et des alcaloïdes mais, sauf informations contraires, ces produits sont éliminés à la cuisson. Pour ceux qui ne le savent pas, je rappelle que notre pomme de terre, elle-même, contient, à l’état cru des produits toxiques de la famille des glycoalcaloïdes.
      L’igname en général est un aliment extrêmement sain et énergétique. Il contient en particulier les vitamines B1 et B3 qui favorisent l’assimilation du sucre.

      Pour les autres correspondants, je préciserais les points suivants :
      – A la Réunion les pommes en l’air se récoltent entre juin et aout. On en trouve donc sur certains marchés (en particulier celui du Chaudron à St Denis) à cette période mais, c’est vrai, en très petite quantités. Notre association travaille pour que cela change, tant les qualités gustatives et médicinales de ce tubercule sont grandes.
      – A la Réunion, seule la variété asiatique de Dioscorea bulbifera (Hoffe blanche) se consomme. L’autre variété (Hoffe noire d’origine africaine) est actuellement trop amère. Nous nous employons à découvrir certains taxons non amers de la Hoffe noire, soit sur place, soit en important des taxons de bonne qualité du continent africain.

      François MAUGIS – La Réunion – energie.environnement@wanadoo.fr
      Tel : 0692 12 19 77.

    4. Bonjour,
      Je réponds plus précisément à Laure qui souhaite se procurer des bulbilles de Dioscorea bulbifera (Pomme en l’air ou Hoffe à la Réunion). Nous sommes ici à la Réunion en fin d’été austral et donc proche de la saison de récolte de ces tubercules aériens. Je peux vous envoyer par la poste qq bulbilles de petite dimension. Je peux également amener en métropole des bulbilles plus grosses lors de mon prochain voyage à Paris vers le mois de septembre. Merci de m’adresser vos commandes, adresses et téléphone pour vous contacter à ce sujet. Cordialement, François MAUGIS.
      Tel: 0692 12 19 77 – energie.environnement@wanadoo.fr

    5. Bonjour,

      Je reçois par mail un message que je ne retrouve pas sur cette page:

       » Bonjour, j’ai acheté des pommes en l’air au marché du Chaudron dimanche dernier (7juillet), je les ai faites ce soir comme des pommes de terre sautées. En les épluchant, c’était gluant, plutôt vert à l’intérieur (comme si c’était pas assez mûr). Est ce l’aspect « normal » ou n’étaient elles pas assez mûres ? Merci – Amélie.  »

      Voici donc ma réponse à la question d’Amélie:
      1 – Votre Pomme en l’air n’était probablement pas arrivée à maturité, ce qui explique la couleur verte et l’aspect gluant. Vérifiez auprès de votre vendeur qu’elles ont bien été récoltées sur une liane sèche.
      2- L’épluchage des pommes en l’air est de toute façon assez pénible, c’est la raison pour laquelle nous recommandons de les faire cuire entière avant toute préparation. Pour éviter l’amertume (en particulier lorsqu’elles ne sont pas arrivées à complète maturité) changer l’eau de cuisson au moins une fois. Durée totale de cuisson: un peu plus longue que pour la pomme de terre, soit 45mn au lieu de 30.
      3 – Pour apprécier toute la saveur de la pomme en l’air, nous recommandons cependant la cuisson à la cendre ou à la vapeur.

      Cordialement,

      François MAUGIS – 10 juillet 2013.

    6. bonjour je suis de la région d auvergne j ai ma fille qui ma ramener une pomme en l air a quand je dois la mettre en terre car elle a deja commencer a grimper dans ma salle a manger et fait des feuilles merci de vos reponses

    7. Réponse à Marielou:
      Dès qu’elle commence à germer, mettre votre pomme en l’air en terre. En Métropole, je vous conseille le pot pour pouvoir la rentrer en cas de froid qu’elle risque de ne pas supporter.

    8. Bonjour, c’est excellent aussi avec un cari de viande cochon, traditionnellement utilisées à la place des pommes de terres, elles sont pelées coupées en morceaux, lavées et rajoutées en fin de cuisson de la viande, 15 minutes dans la sauce.

      Le hoffe amer est immangeable tant il est amer (testé).

      merci pour le sujet.

    9. Pour répondre à David (message du 10/11/2014) et à titre d’information pour tous les autres, voici la fiche technique de la Pomme en l’air. Pour sa consommation il est conseillé de la cueillir à pleine maturité (quand la liane est desséchée). Ne pas l’éplucher mais la faire cuire entière ou en tranches, au four ou à la vapeur. Elle doit cuire un peu plus longtemps que la pomme de terre, mais elle est bien meilleure et surtout, elle contient 3 fois plus de protéines que la pomme de terre ou le manioc.
      xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

      La Pomme en l’air
      (nom vernaculaire réunionnais de Dioscorea bulbifera)
      L’une des toute premières plantes alimentaires consommée puis cultivée
      par les premiers hominidés, elle est aujourd’hui négligée (Neglected crop)

      Nom scientifique : Dioscorea bulbifera – Famille : Dioscoreacae (ignames)
      Références botaniques :
      – L’alimentation en forêt tropicale de C. M. Hladik – Editions UNESCO
      – L’igname, plante séculaire et culture d’avenir de J.L. Marchand – Editions CIRAD et IRD.
      Noms vernaculaires:
      Français: Adon aux Antilles, Hoffe ou Pomme en l’air à La Réunion, Dana au Sénégal, etc.
      Autres : Air potatoe, Potatoe yam ou Air yam dans les pays anglo-saxons – Hoi à Hawaï, Kodi kelendu en Inde, etc.
      Description:
      Comme le Cambar, la Pomme en l’air est une IGNAME (famille de Dioscoreacae) à ne pas confondre avec la Patate douce (famille des Convolvulacae) ou la Pomme de terre (famille des Solanacae). Il s’agit de l’un des végétaux, le plus anciennement consommé par l’homme ou même les premiers hominidés. L’igname est une bonne source de calories. Elle contient de la vitamine C qui facilite le métabolisme, de la vitamine B1 (thiamine) et B3 (niacine) qui permettent toutes deux d’assimiler les glucides (elle est donc recommandée aux diabétiques), ainsi que du fer, excellent pour le sang. Elle contient 25 % d’amidon soit autant que la pomme de terre et 7 % de protéines, soit 4 fois plus que le manioc. Les Martiniquais consomment beaucoup plus d’ignames que de pommes de terre qu’ils trouvent trop fade. Le tubercule souterrain de la Pomme en l’air produit une liane pouvant atteindre 20 m. de long. À l’état sauvage, cette liane pousse en général en lisière de forêt et s’enroule à gauche en montant sur son tuteur (le Cambar, à droite). Cette liane produit elle-même de nouveaux tubercules aériens appelés bulbilles, puis se dessèche au bout de 10 mois environ. Les bulbilles récoltées de juin à août et stockées à température ambiante commenceront à germer en septembre qui est la bonne période de plantation. Pour les conserver plus longtemps, les garder au frais (12°C environ). Les bulbilles plantées produiront de nouvelles bulbilles récoltables à partir du mois de juin suivant. Ce tubercule a un bon rendement. Au bout de quelques années, le tubercule souterrain peut lui aussi être consommé. Les bulbilles sont consommées cuites. En préparation salée, elles se consomment comme la pomme de terre (cuites à la vapeur ou à l’eau, sautées, en purée ou en frittes). Pour la préparation du carri, les bulbilles crues sont épluchées et coupées en morceaux avant cuisson. Elles peuvent également être utilisées en préparation sucrée. Il est à noter que la chair de la pomme en l’air étant plus ferme que celle de la pomme de terre, la durée de cuisson est supérieure (45 minutes au lieu de 30 minutes pour la pomme de terre). Quelques conseils cependant : La récolte à pleine maturité est impérative. Il faut donc attendre que la liane soit desséchée, les bulbilles se détachent alors très facilement, ou mieux, attendre qu’elles tombent naturellement au sol (cueillie trop tôt, la bulbille est plus amer et même légèrement toxique – il ne faut cependant pas s’en inquiéter, la toxicité éventuelle disparaît à la cuisson sous l’effet de la chaleur). En cas de cuisson à l’eau et pour un meilleur résultat, on a le choix entre l’épluchage avant cuisson sur une épaisseur d’un demi-millimètre environ ou le changement au moins une fois de l’eau de cuisson des bulbilles non épluchées (présence de tanin en périphérie de la bulbille). Mais la meilleure façon de déguster ce légume miracle c’est la pomme à la cendre. Cuisson tel quel dans du papier d’alu et dégustation à la petite cuillère des bulbilles cuites que l’on coupe en deux, avec éventuellement un peu de beurre et de sel. La cuisson à la vapeur de tranches de pommes donne également d’excellents résultats
      xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    10. Avec beaucoup de retard, le temps de vouloir me renseigner sur la pomme en l’air… J’espère que vous êtes toujours ici, il y en a tout simplement au marché de Saint-Paul (achat ce jour, test en purée, miam !).

    1. Je suis à la Réunion, et je peux vous dire qu ont en trouvent sur l ^le.

      Sur les étales des marchés forains à 3 euros le kilo.J en ai même dans mon jardin lors des fortes brises j en ai reçu sur la tête!!! c est là que j ai constaté que j en avais dans mon jardin!!!je
      compte en faire une treille trés bientôt!!
      Cordialement

    2. Bravo, mais s’agit-il de la Hoffe blanche ou de la Hoffe noire car cette dernière est très amère. Effectivement, en pleine saison (juin à octobre) on en trouve quelquefois sur les marchés forains, mais très peu de bazardiers la commercialise. Merci de prendre contact avec notre association qui met en contact tous les amateurs de cette plante, à La Réunion et dans le Monde. François MAUGIS – Tel: 0692 12 19 77.

    3. Bonjour,
      j’ai acheté des pommes en l’air au marché du Chaudron dimanche dernier (7juillet), je les ai faites ce soir comme des pommes de terre sautées. En les épluchant, c’était gluant, plutôt vert à l’intérieur (comme si c’était pas assez mûr). Est ce l’aspect « normal » ou n’étaient elles pas assez mûres? Merci

  1. Bonjour,

    Merci pour votre article, que j’ai bien aimé.

    Je cherche actuellement des pommes en l’air pour en planter dans mon jardin, en France métropolitaine.

    Je veux bien payer les frais d’envoi et les bulbes mais je n’en trouve pas.

    Quelqu’un peut m’aider ?

    Laure

    1. Bonjour Laure,
      Réponse tardive, pardon. Mais je vous confirme que nous pouvons vous envoyer quelques tubercules de Dioscorea bulbifera (Hoffe blanches de La Réunion). Cependant, la période de récolte est largement dépassée. Il ne nous reste que quelques tubercules non germés, conservés en chambre froide et qui sont négociable à un prix élevé. Pensez à passer votre commande au moment de la récolte, soit entre juillet et aout.

  2. je n’ai jamais vu un tel amasit de conneries:
    1)l’apparition du singe vers -35Ma?
    2)Le genre Dioscorea déjà présent dans le Crétacé?
    3)Un tubercule qui a servi dans une histoire ridicule d’incendie à nourrir des singes et servant leur évolutions, impactant sur la machoire etc?

    Mais comment osez vous écrire de telles sottises? Que vous aimiez ce tubercule est une chose, mais vous n’avez rien d’un scientifique ni d’un historien.

    Aucun esprit critique ici…

    1. c’est toi laure ? le frère de doudou? si oui, de la pomme en l’air, j’en aurai a la prochaine récolte , mais il se peu que tu sois déja a la réunion.

    2. Réponse à Nina et à tous ceux qui souhaitent se procurer des Pommes en l’air (Hoffes blanches) à La Réunion.
      Ce tubercule arrive à maturité à La Réunion entre juillet et septembre.
      Il est meilleur en fin de saison lorsqu’il a été récolté sur une liane déjà desséchée. Après notre campagne de promotion de cet excellent tubercule un peu oublié, on recommence à en trouver sur les marchés (Chaudron, St. Pierre, St. Paul, etc.) sinon voir le marchand de légume de Ste Rose, bien achalandé ou notre point relais de Ste Anee – Les Orangers, Restaurant « Les 5 orangers » – Nationale 2, à la hauteur du numéro 393 entre le circuit automobile Félix Guichard et le Pont de la Rivière de l’Est, au carrefour de la Rampe des Chicots. Tel du président de l’association: 0692 12 19 77 – Tel du Point Relais de Ste Anne (Restaurant Les 5 Orangers): 0692 51 89 18. La Hoffe noire est plus difficile à trouver. Nous contacter.

    1. Bien sur mais pas quand elle est en l’air il faut la manger en bas mais’jamais en l air cordialement

  3. Bonsoir,
    Je souhaite tout d’abord répondre au courrier très désobligeant d’un certain Colas du 27 aout 2016 :
    1 – Voici, pour être tout à fait précis, les dates d’apparitions de nos très lointains ancêtres :
    Apparition des premiers Anthropoïdes en Asie : 45 millions d’années
    Migration des Anthropoïdes asiatiques vers l’Afrique : 37 millions d’années
    Aegyptopithecus 35 millions d’années
    Dissociation anthropoïdes/hominiens :
    (Apparition des grands singes – Hominidae –
    dans la famille des Gibbons – Hylobatidae,
    singes sans queue, plus petits que les Hominidae) 15 à 20 millions d’années
    2 – Je vous confirme que le plus ancien fossile d’Angiosperme a bien été découvert en Chine et date de 125 millions d’années.
    3 – Pour ce qui concerne les différentes hypothèses concernant la mutation de l’animal vers l’homme, se reporter à la dernière étude de l’américain WRANGHAM, R. – Catching Fire. How Cooking Made Us Human. Basic Books (Perseus Books Group), New York.

    Si Monsieur Colas défend d’autres hypothèses, il serait tout à fait intéressant qu’il nous en fasse part.

    Pour répondre à la question de Jessie du 24 mai 2017, oui, les Pommes en l’air, s’il s’agit bien de la variété botanique « Dioscorea bulbifera » sont parfaitement comestibles après 40 mn de cuisson au four. Attention, la variété dite « Hoffe noire » à La Réunion, est un peu amère car, n’étant plus cultivée, la plante a dégénéré. Seule la Hoffe blanche est comestible.

  4. Super, merci pour toutes ces infos. J’aurai besoin de ptits conseils pour la plantation. Y a t il un sens pour la planter (un repère, coté racine ou tige) ou il faut attendre qu’une pousse sorte ? Posé ou enfoui sous la terre, a combien de cm ? avec des exemples de tuteur ça serai sympa 😉

    1. Bonjour Lo974,
      Dans la nature, la Pomme en l’air tombe au sol à maturité et s’enracine quelle que soit sa position. Je vous suggère donc de stocker la bulbille chez vous dans un endroit sec et à l’abri du rayonnement solaire. Dès que le germe atteint qq cm, plantez votre bulbille dans sa position initiale, germe pointant vers le haut, avec un maximum d’un cm de terre au dessus. Pour un meilleur résultat, rapprochez-vous des conditions naturelles. L’idéal est de planter votre bulbille près d’un arbre pas trop touffus pour que la liane puisse grimper. Il faut la guider au départ avec un petit tuteur pour que la liane rejoigne sans encombre les basses branches de l’arbre. Ne la contrariez pas, cette liane monte très rapidement en s’enroulant à gauche sur son tuteur. Attention, une grosse bulbille peut émettre une liane qui grimpe facilement à 10m de hauteur. Par commodité, on peut tenter un tuteur horizontal mais le rendement risque d’être légèrement inférieur (bulbille moins gros et moins nombreux). On peut améliorer le rendement en plantant dans un mélange de un tiers de terre de votre jardin, un tiers de terreau et un tiers de sable fin, une pincée de Bactériosol peut être utile si votre terre n’est pas de très bonne qualité. Un arrosage régulier est recommandé.

    2. Bonjour Lo974,
      Dans la nature, la pomme en l’air tombe au sol lorsqu’elle arrive à maturité et s’enracine sans problème quel que soit sa position.
      Pour un résultat optimum, plantez votre tubercule dès qu’il commence à germer, à très faible profondeur dans une terre riche. Arrosez abondamment pendant tout l’été austral s’il ne pleut pas suffisamment. Cette plante grimpe parfaitement bien, de préférence à la verticale en s’enroulant naturellement à gauche en montant. Vous pouvez essayer de la contrarier en la guidant manuellement très régulièrement (par exemple en la maintenant à l’horizontale), mais ce n’est pas sa tasse de thé. Bien soignée, les premiers tubercules peuvent apparaître fin décembre. Ne les récolter que lorsqu’ils se détachent facilement de la liane.

    1. Si l’on en croit les dérives récentes d’une agriculture trop industrialisée, trop chimique et trop peu diversifiée, il faudra compter sur les conteurs gourmands et les jardiniers du dimanche pour satisfaire nos papilles et conserver la santé.

    1. Pour bien apprécier le goût de la pomme en l’air, essayez de la cuire entière, non épluchée, à la braise ou au four. Couper en deux, déposez sur la patate chaude un peu de beurre et une pincée de sel et dégustez à la petite cuillère.

  5. Ping : Pommes en l'air

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *