Sols pollués : les promesses des plantes

Une large étude conduite par l'Ineris en collaboration avec les Voies navigables de France a démontré l'intérêt du recours aux plantes pour stabiliser les polluants dans les sédiments contaminés (phytostabilisation), mais aussi pour offrir un débouché aux exploitants par une valorisation de la biomasse. Des interrogations demeurent sur leur efficacité à long terme.

Une large étude conduite par l’Ineris en collaboration avec les Voies navigables de France a démontré l’intérêt du recours aux plantes pour stabiliser les polluants dans les sédiments contaminés (phytostabilisation), mais aussi pour offrir un débouché aux exploitants par une valorisation de la biomasse. Des interrogations demeurent sur leur efficacité à long terme.

3 millions de sites pollués sont estimés dans l’Union européenne et le volume de sédiments issus du curage des cours d’eau représenterait entre 100 et 200 millions de mètres cubes chaque année. L’enjeu des sites et sols pollués et de leurs impacts sanitaires potentiels est d’autant plus crucial que le nombre de friches industrielles ne cesse de croître. Problème : les techniques de dépollution conventionnelles ont un coût élevé et ne sont pas toujours adaptées à de grandes surfaces faiblement contaminées.

En France, la loi Grenelle II [qui sera votée les 28 et 29 juin au Parlement] encourage l’utilisation des plantes pour remédier au problème des sols pollués. Toutefois ces phytotechnologies, dont l’étude n’a démarré que dans les années 90, n’ont pas encore prouvé leur efficacité. Plusieurs projets-pilotes sont actuellement à l’œuvre, mais il n’existe pas encore de filière industrielle.

Lire la suite de l’article du 22 juin 2010 par Sabine Casalongasur le site JournaldelEnvironnement.net

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Photo d’illustration Thomas Mathis, licence CC(by-sa)

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