Le dévoreur de palmiers

Pour endiguer la progression de l'insecte glouton, la ville de Montpellier, la FREDON Languedoc Roussillon, FREDON PACA, Plante et Cité, et d'autres partenaires ont mis en place un programme de recherche nommé Paysarch destiné à lutter contre ce ravageur à l'aide d'un agent biologique.

Pour endiguer la progression de l’insecte glouton, la ville de Montpellier, la FREDON Languedoc Roussillon, FREDON PACA, Plante et Cité, et d’autres partenaires ont mis en place un programme de recherche nommé Paysarch destiné à lutter contre ce ravageur à l’aide d’un agent biologique.

Les tests qui se sont déroulés sur Montpellier et d’autres collectivités se sont avérés efficaces sur les palmiers qui ont bénéficiés du traitement biologique par rapport aux autres palmiers sans traitement.
L’agent biologique utilisé est le « Steinernema carpocapsae ». Il s’agit d’un nématode ou vers microscopique qui parasite les larves des papillons à l’intérieur du palmier.
Ce nématode est également efficace contre le Rhynchophorus ferrugineus, le charançon rouge du palmier très présent en région PACA.
Nous vous recommandons d’effectuer ce traitement uniquement sur les palmiers présentant des symptômes très caractéristiques.
En voici les principaux :
– Palmes trouées,
– Présence de sciure au cœur du palmier.
– Présence de galeries pour certains genres (Washingtonia, Phoenix)
– Palmes nanifiées ou nécrosées

Aujourd’hui nous pouvons vous livrer la méthode de traitement suivant :

Application :
Pour l’application il faut utiliser un pulvérisateur à main pour réaliser un traitement au cœur du palmier jusqu’à son point de ruissellement.
– Une concentration de 10 millions de nématodes (Steinernema carpocasae)
– Pour les Phoenix : 7 litres d’eau par palmier,
– Pour tous les autres genres : 5 litres d’eau par palmier.
– Il est nécessaire d’enlever le filtre du pulvérisateur et d’utiliser des buses supérieures ou égales à 1 mm de diamètre pour ne pas abîmer les nématodes.
– Ne pas laisser les nématodes plus d’une heure dans l’eau.
– Les mesures de protection ne sont pas obligatoires, mais nous vous les conseillons.

Il est nécessaire de réaliser trois traitements par an à renouveler si besoin en cas d’attaque : 1ere quinzaine de Mars, fin septembre et début octobre.
Ce nématode est disponible dans des jardineries spécialisées ou chez d’autres fournisseurs consultable sur la toile.
Il est important de lutter contre ce ravageur, car cela remet en cause la place des palmiers dans notre paysage méditerranéen.

Nota : Une légère précipitation naturelle ou volontaire va favoriser la migration des nématodes à l’intérieur du palmier.
Ce protocole d’application a été élaboré en accord avec les partenaires du projet.
Les fournisseurs se réservent le droit de modifier ce protocole.

L’équipe du projet Paysarch

Photo d’illustration : Paysandisia archon femelle

6 commentaires

    1. Bonjour,
      Il ne s’agit pas de détuire ce papillon, mais de contrôler sa progression et par conséquent ses nuisances. Nous n’aggissons que sur une faible population de papillon à l’origine de la mortalité des palmiers. Nous connaissons tous les effets d’une espèce qui se transforme en espèce invasive.

    2. Très bonne idée ! D’ailleurs, pas besoin de faire ça en masse, peut être que quelques centaines d’oeufs pourraient suffire pour commencer. Ensuite, au papillon de se débrouiller !

  1. Ou est le problème de ne plus avoir de palmiers en méditerranée liés à une importation depuis l’Amérique latine ?
    Le problème n’est pas le papillon mais le palmier et le référentiel humain construit autour d’une représentation biaisée !

    1. Les palmiers ont toujours été présents en Languedoc. Ce sont même vraisemblablement les colons romains, puis les défricheurs du Moyen Age qui ont éradiqué le palmier nain ( Chaemerops humilis) dont on trouve encore des troncs enfouis dans les alluvions du Lez dans l’Hérault, et qui reste présent en quelques coins du Var. Le cocotier du Chili du château de Flaugerges à Montpellier est présent depuis deux ou trois siècles. Les tachycarpus fortunei appartiennent depuis plusieurs siècles au paysage du sud-ouest. Faudrait-il ne pas les sauver, ou, au même principe, parcequ’il s’agit d’espèces importées d’Orient, arracher les oliviers, les chataigniers, les platanes ?

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