Les baobabs seront-ils sauvés par les produits dérivés ?

Étonnant retournement : en forte régression pour cause, entre autres, de déforestation, le baobab commence à être replanté dans plusieurs pays d'Afrique pour produire des yaourts, des jus de fruits, des confitures ou même une boisson signée Pepsi. Sébastien Garnaud, un hyperpassionné du baobab, nous raconte cette étrange histoire.

Étonnant retournement : en forte régression pour cause, entre autres, de déforestation, le baobab commence à être replanté dans plusieurs pays d’Afrique pour produire des yaourts, des jus de fruits, des confitures ou même une boisson signée Pepsi. Sébastien Garnaud, un hyperpassionné du baobab, nous raconte cette étrange histoire.

Ses atouts devraient protéger le baobab des hommes et de la nature. Ce géant d’Afrique est gorgé d’humidité et donc ne brûle pas. Ses capacités de régénérations sont étonnantes : un arbre abattu peut renaître si un petit nombre de racines sont conservées ou même, simplement, si quelques branches sont enterrées, qui se transformeront alors en racines. Les Africains connaissent ses vertus depuis la nuit des temps et utilisent différentes parties pour la pharmacopée ou la cosmétique, dont les racines et les fruits, appelés pain de singe ou akoussa. L’arbre devient même une citerne, un grand baobab pouvant retenir jusqu’à 100.000 litres d’eau ! Le précieux liquide peut être récupéré dans son tronc, souvent naturellement creux, et les hommes savent agrandir cette cavité pour augmenter, sans détruire l’arbre, la capacité de ce réservoir. Les contes gravitant autour de lui sont innombrables, témoignant de l’admiration que cet arbre au port majestueux a toujours suscitée chez les hommes, qui en ont fait aussi un arbre à palabres.

Bref, on aime le baobab, il ne peut pas servir de bois de chauffage, l’arbre est précieux pour la médecine et sa vigueur est grande. Il a donc de nombreux atouts pour survivre encore longtemps. Pourtant, il se raréfie. Depuis des années, à Madagascar (qui abrite six espèces endémiques) et en Afrique (une espèce), les jeunes baobabs deviennent de moins en moins nombreux et ceux que l’on rencontre sont souvent rabougris. Pourquoi ?

Sébastien Garnaud a une série d’explications. Ce scientifique, inconditionnel du baobab, s’est voué à la cause de l’arbre et travaille dans plusieurs pays d’Afrique et dans les Dom-Tom pour étudier et sauvegarder ce précieux géant. Il a créé une association, Inecoba (Institut pour l’étude et la conservation du baobab), et son site rassemble toutes les informations sur cet arbre.

Lire la suite de l’article du 18 août 2010 par Jean-Luc Goudet,sur le site Futura-Sciences.com

– Voir le site de l’association Inecoba : www.inecoba.fr

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Photo d’illustration : Bruce Gatland, brucegat, on SXC.hu

1 commentaire

  1. Bonjour,

    Vous trouverez toute l’actualité sur le site internet de l’association INECOBA. Nous venons de bénéficier d’une subvention de la Fondation Nature et Découverte qui va nous permettre d’éditer un reportage tourné au Sénégal autour du Baobab. Une souscription a été lancée afin de nous permettre de prendre en charge les derniers frais liés à la réalisation du reportage.

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