L’éléphant a peur des fourmis, ce qui sauve l’acacia

Qui a dit qu'il ne fallait pas avoir peur d'un plus petit que soi ? Certains acacias de la savane africaine sont sauvés de la dévastation grâce à la peur que les éléphants éprouvent devant les fourmis qui colonisent l'arbre.

Qui a dit qu’il ne fallait pas avoir peur d’un plus petit que soi ? Certains acacias de la savane africaine sont sauvés de la dévastation grâce à la peur que les éléphants éprouvent devant les fourmis qui colonisent l’arbre.

Dans la savane africaine, les arbres sont rares et peuvent être la cible de feux ou d’animaux herbivores, menaçant l’équilibre, pour le moins précaire, entre forêt et savane. Sans une certaine protection, les arbres pourraient disparaître complètement. Devant les incendies, l’acacia est réellement impuissant mais face aux herbivores, l’arbre n’a pas dit son dernier mot.

En effet, la vulnérabilité des plantes, qui ne peuvent a priori ni fuir ni riposter face à des attaques ennemies, n’est que poudre aux yeux. Ainsi, elles ont mis au point des stratégies efficaces aussi inventives que variées. Parmi les stratégies utilisées, la sécrétion de molécules répulsives ou… l’appel à un ami. C’est par exemple le cas d’une espèce de tabac qui alerte une punaise, le prédateur de la chenille venue pour dévorer la plante.[[ Voir l’article « Une plante en danger sauvée par des chenilles kamikazes »

En Afrique, beaucoup d’espèces d’acacias, bien que protégées par de longues épines pointues, sont dévorées par les éléphants dont la peau épaisse rend l’animal insensible. Pourtant, une espèce particulière, Acacia drepanolobium, ne semble pas intéresser les pachydermes. Se pourrait-il que les éléphants n’aiment tout simplement pas son goût ?

Lire la suite de l’article du 5 septembre 2010 par Claire Peltier sur le site Futura-Sciences.com

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Photo d’illustration : Hollie Jeans, hejeans, on SXC.hu

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