Le code de la nomenclature botanique va-t-il accepter la publication électronique à partir de 2013 ?

Quand une petite révolution s'amorce dans le monde de la publication botanique... voilà une affaire à suivre.

Quand une petite révolution s’amorce dans le monde de la publication botanique… voilà une affaire à suivre.
Déjà pendant les deux précédents Congrès (Vienne, Autriche et St. Louis, USA), la section de nomenclature avait rejetée des propositions pour permettre la publication de noms scientifiques de plantes par des moyens informatiques.
Cependant un ICBN Special Committee on Electronic Publication a été chargé de faire une nouvelle proposition pour le prochain Congrés International en 2011 à Melbourne, Australie.
Ce comité de 26 personnes – dont le seul représentant français est P.A.Schäfer (MPU) – vient de soumettre de nouvelles propositions pour publication dans le prochain numéro de Taxon (revue de l’International Association for Plant Taxonomy) et vote à la section de nomenclature.

Il s’agit d’autoriser enfin la publication valide de nouveautés taxinomiques dans des revues électroniques. L’énorme avantage des publications électroniques est leur rapidité et facilité d’accès (pour peu qu’on ait une connexion Internet). Mais pour la nomenclature botanique, il faut aussi s’assurer que ces publications restent permanentes et non modifiables.

Les propositions du comité spécial seront mises en ligne sur Tela Botanica dès leur publication.

P.A. Schäfer

—–
Photo d’illustration © Gary Scott, www.garyslens.ca

2 commentaires

  1. Les revues électroniques sont modernes ! Ce sont des revues en encre sympathique.
    Les abonnements sont payants et {{volatils}} (accès pour le Kew Bulletin aux seules deux dernières années). En payant annuellement un abonnement, nous ne pouvons plus accéder aujourd’hui aux revues de 2005 ou de 2007. Alors je n’ose penser, à la façon avec laquelle il faudra les consulter dans 50 ans.
    Je n’arrive plus à lire mes disques vinyl, car on ne fabrique plus les courroies d’entrainement des platines, aussi sophistiquées soient elles.

    Comment pérenniser ces informations numérisées ? En 2070, quel matériel faudra t-il pour conserver la compatibilité de lecture de ces documents ? Quand je compare les fichiers informatiques écrits sous DOS, il y a 30 ans et ceux de maintenant, je pense qu’il faudra bientôt 80 giga-octets de mémoire pour lire la description d’un pissenlit !!

    Comment sécuriser les textes ou chaque farceur pourra ajouter son texte, la photo de sa bobine et surtout se taper des myriades d’écrans clignotants vantant les mérites de suppositoires à l’ail, de crèmes de beauté à la colchique, pour la plus grande joie des ophtalmologues et autres lunettiers.

    ICBN doit sans doute chercher beaucoup d’argent pour organiser ses réunions dans les hôtels plus les plus luxueux et payer des per diem royaux à ses membres, grâce à Microsoft, Google, Samsung et Dell. D’où ce lobbying.

    Le texte papier est toujours lisible depuis les papyrus égyptiens puis Güttemberg. Le matériel d’impression n’utilise plus de plomb. La pollution de la terre par les livres est donc très limitée maintenant !!

    1. Les publications papiers des revues scientifiques sont inaccessibles. Imprimées en peu d’exemplaires elles ont un coût exhorbitant. Plus aucun labo ne peut se les payer alors je dis pas les chercheurs individuels et les étudiants. Les publictions électroniques sont simples à stocker et à balayer, peuvent être gratuites et reproductibles à l’infini, être facilement transférées aux pays pauvres. Elles sont très démocratiques. Leur pérennité ne pose aucun problème, par transfert de support éventuellement et… elles peuvent toujours être imprimées individuellement !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *