L’aréthuse, la nymphe des tourbières du Québec

Dans la mythologie grecque, Aréthuse était une nymphe des rivières. Pour les botanistes, elle est une jolie fleur rose de la famille des orchidacées et qui doit sans doute son nom au fait qu'elle pousse dans les milieux humides.

Dans la mythologie grecque, Aréthuse était une nymphe des rivières. Pour les botanistes, elle est une jolie fleur rose de la famille des orchidacées et qui doit sans doute son nom au fait qu’elle pousse dans les milieux humides.

Mais pas dans n’importe quel milieu humide: l’aréthuse bulbeuse (Arethusa bulbosa L.)
ne se rencontre que dans les tourbières et c’est pourquoi elle est classée parmi les plantes rares au Québec. Elle figure même sur la liste des plantes menacées ou vulnérables parce que les tourbières ont connu de profondes perturbations dues à l’exploitation commerciale ou pour faire place à l’agriculture.

Chantale Moisan, étudiante à la maitrise au Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal, a analysé les conditions environnementales dans lesquelles vit l’aréthuse afin de mieux connaitre les facteurs qui lui sont favorables ou défavorables. Elle cherchait du même coup à déterminer si cette plante pouvait être un indicateur de l’état de santé des tourbières.

Une plante pionnière

Au Québec, les tourbières couvriraient de 7 à 9 % du territoire, ce qui inclut les tourbières du nord, mais moins de 4 % de ces milieux fragiles font l’objet d’une protection environnementale. «Dans le sud du Québec, 80 % des tourbières sont perturbées par l’activité humaine», affirme Chantale Moisan.

Voir la suite de l’article de Daniel Baril du 21/03/2011 sur le site de l’Université de Montréal.

——————–
Photo d’illustration : Arethusa bulbosa, Black Fen, Pancake Bay Provincial Park, Algoma District, Canada, Source : english Wikipedia

1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *