Les botanistes se mobilisent pour les plantes sauvages du Maine-et-Loire

Ne vous étonnez pas si vous vous retrouvez nez à nez avec un botaniste en action...

Ne vous étonnez pas si vous vous retrouvez nez à nez avec un botaniste en action…
Soutenus par une quarantaine de bénévoles et un réseau de structures compétentes en la matière, les botanistes de l’antenne des Pays de la Loire du Conservatoire botanique national de Brest consacrent toute leur attention aux fleurs sauvages du département.

Ils ont un objectif commun : élaborer un ouvrage qui recense et cartographie, de manière la plus exhaustive possible, les plantes sauvages du Maine-et-Loire (un atlas floristique).

Ce n’est pas une première pour le Conservatoire botanique, puisque celui-ci a déjà coordonné la publication de sept atlas floristiques sur le territoire du Massif armoricain, dont celui de Loire-Atlantique et de Vendée en 2001. Le Maine-et-Loire est le dernier département à ne pas avoir fait l’objet d’un atlas ; c’est pourquoi, le Conservatoire botanique y concentre ses recherches en 2011 et 2012.

pas de alt pour cette image, soz Les données plus ou moins anciennes ne dénombrent pas moins de 2 000 variétés de plantes sauvages dans le département, reconnu pour la richesse de sa flore et la diversité de ses milieux naturels. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Y aura-t-il des découvertes ou des déceptions ?

Le Conservatoire botanique invite tout un chacun à participer à la réalisation de cet atlas, qui paraîtra fin 2013. Pour cela, il a déjà mis en ligne un atlas préliminaire sur www.cbnbrest.fr
affichant un premier état des lieux des connaissances acquises. La liste des espèces à rechercher et des outils pratiques y sont également proposés.

pas de alt pour cette image, sozLa connaissance des plantes sauvages du département est précieuse puisque ces observations vont permettre de mesurer non seulement l’état actuel de la flore mais aussi son évolution historique et les menaces qui pèsent sur elle. Elles aident ainsi les acteurs de l’aménagement du territoire et de la conservation de la nature à préserver leur milieu de vie.

Ce programme fédère de nombreuses structures (CORELA, Naturalistes Angevins, CPIE Loire et Mauges, Nature-Science-Patrimoine, LPO Anjou, Muséum des Sciences naturelles d’Angers, SESA, PNR Loire-Anjou-Touraine, UCO, Agrocampus Ouest, Mauges Natures, Jardin botanique de Nantes), et vise à renforcer la dynamique départementale de connaissance de la flore de l’Anjou.
Il est mené en collaboration avec le Conseil général de Maine-et-Loire, la DREAL Pays de la Loire, la Région Pays de la Loire et le Fonds Européen de Développement Régional.

Il ne nous reste plus que deux années d’inventaire, alors mobilisons-nous pour les plantes sauvages du Maine-et-Loire !

PLUS D’INFORMATIONS SUR
http://www.cbnbrest.fr/site/html/botaniste/atlas49.html

4 commentaires

  1. Il ne faudrait pas que ce projet très limité dans le temps (comparé aux siècles de botanique en 49) donne l’impression de sonner le glas de la phytogéographie en Anjou, ni qu’il rassemblera dans 2 ans tout ce qu’il est possible de connaitre sur ce sujet.

    1. Ce programme atlas a pu voir officiellement le jour début 2010 grâce aux soutiens financiers de partenaires. Bien avant, le Conservatoire botanique et les naturalistes du département assurent un inventaire permanent de la flore. Mais comme dans tous les atlas, ce genre de programme permet de donner une pression de prospection importante sur une courte période actuelle. Néanmoins, évidemment, il est difficile de viser l’exhaustivité, nous sommes tous d’accord. Mais le CBN met toutes les chances de sont côté en associant à ce programme 12 structures naturalistes ; en animant un réseau important de botanistes bénévoles ; en dépouillement de nombreuses bibliographies (notamment d’importants volumes historiques)…
      8 personnes au CBN travaillent (tout ou partie) sur ce dossier par exemple.
      N’hésite pas à nous envoyer tes observations.
      Julien Geslin – antenne Pays de la Loire CBN Brest

    2. oui, Julien, je comprends bien ces aspects. Mais ce sont les revers qui m’inquietent d’après l’expérience d’autres atlas de la région (ex. le 22), sur beau papier, payant, cher. Il y a plusieurs aspects : les prospections presque annulées après une date limite alors qu’elles allaient bon train ; les droits d’un éditeur privé qui empechent de mettre en ligne les cartes, et leurs mises à jour si j’ai bien compris ; les références à la littérature type ERICA interdites… Voici brièvement les cotés que je trouve suicidaires.

    3. La question du terrain et de l’animation du réseau post-atlas est en effet un point important. Cela nous préoccupe beaucoup, nous en discutons régulièrement en interne, et nous y réfléchissons, notamment avec nos partenaires. Evidemment, nous ne souhaitons pas que tout s’arrête à la sortie de l’atlas fin 2013 ; ce n’est pas l’idée bien au contraire (nous avons de nombreuses pistes, mais on en parlera de vives voix)..

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