Quand des plantes broutées boostent leur ADN pour survivre

Une étude de Ken Paige et Daniel Scholesvient de percer le mystère du rebond de croissance observé chez certaines plantes après que leurs bourgeons ont été broutés par des animaux. Cette réaction paradoxale semble possible car ces végétaux multiplient leurs chromosomes sans diviser leurs cellules.

Une étude de Ken Paige et Daniel Scholesvient de percer le mystère du rebond de croissance observé chez certaines plantes après que leurs bourgeons ont été broutés par des animaux. Cette réaction paradoxale semble possible car ces végétaux multiplient leurs chromosomes sans diviser leurs cellules.
« Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. » Telle pourrait être la maxime de certaines plantes qui ont tendance à se porter mieux après s’être fait ratiboiser par des herbivores. Une équipe de biologistes de l’université de l’Illinois a cherché à comprendre le mécanisme de ce rebond de croissance qui survient suite à une attaque.

Pour cela, ils ont fait pousser pendant plusieurs années différentes variétés sélectionnées (ou cultivars) d’Arabidopsis thaliana une plante à fleur de la famille de la moutarde. Sur la moitié des cent soixante individus cultivés pour chacune des variétés, ils ont simulé l’attaque d’herbivores en coupant les tiges. Pour certains cultivars comme Columbia, les plants en sont sortis renforcés : ils se remettent à grandir très rapidement et à faire des feuilles. Pour d’autres comme Landsberg erecta, la magie ne prend pas : la plante répare les dégâts comme elle peut, avec une pousse normale.

Les chercheurs ont alors plongé au cœur des mécanismes de croissance de la plante pour comprendre ce qui pouvait doper à ce point certaines variétés. En observant à l’échelle de la cellule, ils se sont rendu compte qu’après la tonte, la quantité d’ADN était beaucoup plus importante qu’avant. Or ce n’est pas le cas chez les variétés non réactives.

Voir la suite de l’article de Jean-Emmanuel Rattinacannou du 2 aôut 2011 sur Futura-Sciences

En savoir plus :
Voir l’article sur le site de l’université de l’Illinois (article en anglais).

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Photo d’illustration : Some cultivars of Arabidopsis thaliana can duplicate their chromosomes up to five times without undergoing cell division. | Photo by L. Brian Stauffer

4 commentaires

  1. Il reste à démontrer que l’augmentation de la quantité d’ADN augmente la croissance, ce qui à mon sens est loin d’être démontré, et loin d’être certain. Et quand bien même ce le serait, ça n’expliquerait pas comment ça survient, s’il s’agit par exemple de facteurs de croissance ou d’aspects plus génétiques

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