Pour une biologie évolutive

Le numéro 15 d'Atala, la revue du Lycée Chateaubriand de Rennes, vise à "populariser" une approche évolutive de la biologie

Le numéro 15 d’Atala, la revue du Lycée Chateaubriand de Rennes, vise à « populariser » une approche évolutive de la biologie

Comme chaque année depuis quinze ans, le lycée
Chateaubriand de Rennes publie Atala. Cultures et
sciences humaines, une revue dont les colonnes sont
ouvertes à des contributeurs d’une grande diversité.

Ce numéro a été rédigé par des praticiens reconnus de la théorie de l’évolution, chercheurs et
enseignants. Il est constitué de dix contributions, réparties en trois thèmes permettant de présenter
successivement les fondements de la biologie évolutive, des exemples concrets d’application et certaines
de ses implications en matière d’éducation.

La biologie moderne a produit au cours des dernières décennies une masse de connaissances
considérable, qui touche à tous les niveaux structuraux du vivant, de la molécule à la biosphère. Comme
toute science, la biologie a aussi pour fonction d’élaborer des théories visant à mettre en cohérence
l’ensemble des observations, des explications et des hypothèses élaborées. À cet égard, la biologie
présente l’originalité de reposer sur une théorie générale construite, amendée, renforcée depuis plus de
150 ans : la théorie de l’évolution.

Dans leur diversité, les articles contenus dans cette livraison d’Atala ont donc pour objectif, non
seulement de proposer un bilan actualisé de nos connaissances dans un certain nombre de spécialités
scientifiques, mais aussi de montrer tout à la fois l’intérêt et la nécessité d’envisager la biologie dans ce
cadre théorique général, et la puissance de la théorie de l’évolution, dont on constate qu’elle sort
régulièrement renforcée de sa nécessaire confrontation avec l’évolution des connaissances. Cet ensemble
de réflexions rappelle enfin que la théorie de l’évolution est une théorie de la biologie et que sa
transposition en dehors de ce champ scientifique est par nature inopérante.

Plan de l’ouvrage :

Avant-propos. La biologie à l’aune de la théorie de l’évolution, par Louis Allano

Les piliers de la biologie évolutive
Alex CLAMENS, La sélection naturelle ou l’apport de Darwin à la théorie de l’évolution
Marc-André SELOSSE, Symbiose & mutualisme versus évolution : de la guerre à la paix ?
Myriam HARRY, Cas d’espèces et espèce de cas : espèces et spéciation
Tatiana GIRAUD, Pierre-Henri GOUYON, Évolution du sexe, évolution des sexes

L’évolution en action
Pascal RIHET, Sélection naturelle de variants génétiques conférant une résistance au paludisme dans
les populations humaines
Malika AINOUCHE, Évolution réticulée et spéciation allopolyploïde chez les plantes : les
enseignements des spartines
Éric ESPINOSA, Évolution des systèmes immunitaires
Ronan ALLAIN, L’origine dinosaurienne des oiseaux

Biologie évolutive et société
Annie MAMECIER, L’enseignement des programmes de sciences de la vie et de la Terre : un enjeu
sociétal
Benoît URGELLI, Créationnisme et enseignement de l’évolution : quelle éducation citoyenne et
laïque ?

Espace des jeunes chercheurs
Déborah BESNARD-JAVAUDIN, Conflits et identité urbaine : Constance et Augsbourg pendant la
Querelle des Investitures
Véronique YOUINOU, Giovanni Pascoli : de l’Arioste à la poésie des « petites choses »

L’avant-propos, les résumés des textes et deux articles en texte intégral sont disponibles sur le site Web :
http://www.lycee-chateaubriand.fr/cru-atala/fiche.php?publication_id=37

Prix du numéro : 16 €. Chèques à l’ordre du « Lycée Chateaubriand Rennes »
Renseignements et commandes à :
Atala. Cultures et sciences humaines
M. Vincent Bliard
136 boulevard de Vitré
BP 90315
35703 RENNES Cedex 7
Tél. : 02 99 28 19 39 – Fax : 02 99 28 19 05

1 commentaire

  1. Dans le chapitre introductif, on y oppose l’évolutionisme et le créationisme. Pour moi, c’est impossible. Ma logique m’amène, ainsi que des botanistes depuis 1850 environ, à opposer seulement l’évolutionisme au fixisme. Et à l’échelle humaine, on peut aussi faire de la botanique sur plantes vivantes en faisant quasiment abstraction de ces notions.

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