Les herbiers marins stockent plus de carbone que les forêts

Une étude publiée le 20 mai sur le site internet de la revue Nature Geosciences montre que les herbiers pourraient jouer un rôle primordial dans la régulation des changements climatiques, s'ils réussissent à survivre aux activités humaines.

Une étude publiée le 20 mai sur le site internet de la revue Nature Geosciences montre que les herbiers pourraient jouer un rôle primordial dans la régulation des changements climatiques, s’ils réussissent à survivre aux activités humaines.
Les herbiers sont des plantes à fleurs sous-marines aux feuilles longues et étroites, qui ressemblent à première vue à des graminées terrestres. Ils poussent sous la forme de grandes prairies, des pâturages sous-marins et auraient les qualités exceptionnelles de pouvoir stocker deux fois plus de carbone que les forêts tropicales et tempérées et cela à surface comparable.

L’étude intitulée «Seagrass ecosystems as a globally significant carbon stock» est la première du genre à analyser le cycle du carbone des prairies d’herbiers côtiers. Les scientifiques de l’université de Floride, en collaboration avec une équipe internationale, ont pu démontrer que cet écosystème très répandu sur la planète peut stocker jusqu’à 83.000 tonnes métriques de carbone par kilomètre carré, principalement dans le sol autour des plantes.

Par comparaison, une forêt stocke environ 30.000 tonnes métrique par km2, dont une grande partie sous forme de bois. D’après les scientifiques américains, ces herbiers stockent 90% de leur carbone dans les sols.

Ainsi, si les herbiers ne couvrent que 0,2% de la surface des océans, ils permettent de capturer 10% du carbone piégé par les océans chaque année.

En savoir plus :
– Lire la suite de l’article du 22/05/2012 par Geneviève De Lacour sur le site www.journaldelenvironnement.net
– Voir l’article Seagrass ecosystems as a globally significant carbon stock de James W. Fourqurean, Carlos M. Duarte, Hilary Kennedy, Núria Marbà, Marianne Holmer, Miguel Angel Mateo, Eugenia T. Apostolaki, Gary A. Kendrick, Dorte Krause-Jensen, Karen J. McGlathery & Oscar Serrano sur le site de Nature Geosciences (Accès à l’article intégral payant).

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Photo d’illustration : Floridian seagrass bed, de U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration, domaine public. Via Wikimedia Commons.

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