Les protéacées étudiées comme modèle de l’écologie des invasions

Les chercheurs ont examiné l'histoire de l'introduction mondiale et de l'écologie des invasions des Proteaceae, une grande famille de plantes avec de nombreux taxons qui ont été largement diffusés par les humains, mais dont seules quelques unes sont invasives.

Les chercheurs ont examiné l’histoire de l’introduction mondiale et de l’écologie des invasions des Proteaceae, une grande famille de plantes avec de nombreux taxons qui ont été largement diffusés par les humains, mais dont seules quelques unes sont invasives.

Pour ce faire, les chercheurs ont compilé une liste mondiale des espèces et utilisé des modèles d’arbres de régression pour évaluer les facteurs qui jouent un rôle important dans la détermination du statut d’une espèce (non introduite, introduite, naturalisée ou envahissante).

Au moins 402 des 1674 espèces connues (24%) ont été déplacées par les humains hors de leur aire de répartition naturelle, 58 espèces (14%) ont été naturalisées mais ne sont pas envahissantes, et 8 espèces (2%) sont envahissantes. La probabilité de naturalisation était plus grande pour les espèces ayant une large aire de répartition naturelle, une faible sensibilité au champignon Phytophthora causant la pourriture des racines, des grosses graines dispersées par les mammifères, et une capacité à produire des rejets. La probabilité pour des espèces naturalisées de devenir envahissantes était la plus grande pour les espèces à large aire de répartition naturelle, et lorsqu’elles sont grandes, utilisées en haies, à petites graines et couvertes de cire.

Les facteurs expliquant le caractère invasif des Proteaceae étaient similaires à ceux des acacias et de pins. Toutefois, si certains traits montrent une influence constante lors de l’introduction, la naturalisation et l’invasion, d’autres semblent avoir une influence à une seule étape, et certains ont des effets contrastés à différents stades. Les analyses de ces facteurs doivent donc étudier séparément les différentes étapes d’invasion. À elles seules, ces observations fournissent peu de pouvoir prédictif pour l’évaluation des risques, mais quand les mécanismes causaux sont compris (par exemple sensibilité au Phytophthora) ils fournissent des indications précieuses.

En savoir plus :
– Lire la suite de l’article Different Traits Determine Introduction, Naturalization and Invasion Success In Woody Plants: Proteaceae as a Test Case, de Desika Moodley, Sjirk Geerts, David M. Richardson, John R. U. Wilson sur Plos one.

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Photo d’illustration : Protea cynaroides at the San Francisco Botanical Garden, taken June 2005 by User:Stan Shebs, GFDL-self, via wikicommons

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