Deux marques lancées pour valoriser les semences sauvages d’origine locale

Flore-locale et Messicoles, des signes de qualité nationaux pour les filières de production et de commercialisation de plants et de semences sauvages d’origine locale.

Les hommes domestiquent le végétal depuis les prémices de l’agriculture. Ils le sélectionnent pour gagner en productivité ou pour souligner son esthétique. Mais ce réflexe a un prix : la diversité génétique du végétal s’appauvrit.

Les conséquences se mesurent dans les milieux naturels, là où on fleurit, on plante, on enherbe pour les restaurer : les résultats des revégétalisations sont aléatoires faute de semences ou de plants adaptés, la flore sauvage perd ses spécificités du fait de croisements avec des souches non indigènes ou des variétés ornementales, des plantes envahissantes s’installent, des parasites et des maladies se développent.

Et s’il était temps de rompre avec l’uniformisation, avec le toujours plus de perfection végétale ? Et si la flore sauvage, celle qui conserve tout son naturel, celle qui est toujours capable de s’adapter, celle qui s’installe spontanément dans un territoire, détenait en elle les ressources attendues pour des revégétalisations écologiques et réussies en milieu naturel ?

Le projet Flore locale et Messicoles est porté par la Fédération des conservatoires botaniques nationaux, en partenariat avec l’AFAC-Agroforesteries et l’association Plante & Cité. Il a été retenu par le Ministère en charge de l’Ecologie dans le cadre des appels à projets de la Stratégie nationale pour la biodiversité.

Le projet vise à soutenir la production de plantes sauvages d’origine locale (plants, semences, bulbes, boutures…) en créant des signes de qualité pour garantir l’origine sauvage et locale, la préservation des sites de récolte et le respect de la diversité génétique tout au long des processus de récolte et de production. L’objectif est de conforter l’offre en végétaux d’origine locale pour répondre à la demande des opérations de plantation, de revégétalisation ou de fleurissement, tout en préservant la biodiversité.

Une enquête nationale accompagne le projet. L’enquête s’adresse aux récolteurs, aux producteurs, aux porteurs de projets, aux prescripteurs de plants et semences sauvages d’origine locale et à leurs partenaires. Les résultats permettront de dresser un état des lieux des acteurs, des pratiques et des besoins en France. L’enquête se terminera le 1er février 2014.

Dossier de presse

Pour en savoir plus : www.fcbn.fr

Contact : Jerome Dao, florelocale@fcbn.fr

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Image d’illustration: Cyanus segetum, Martine Benezech, Flora Data, CC-by-SA

2 commentaires

  1. Bonjour,
    Le fait de récupérer des graines ou bulbes de plantes sauvages et de les utiliser pour enherber de nouvelles zones (sauvages ou non) est déja une forme de sélection variétale.
    De ce fait on crée un facteur de biais sur ce que vous appelez la « biodiversité »!
    Alors cette action n’a aucun intéret et est totalement stupide! Car la biodiversité n’existe plus à partir du moment ou l’on récupere des graines pour les multiplier.
    Encore une idée « écolo » qui me fait vomir! Laissons la nature faire les choses toute seule.( et l’Homme en fait parti).

    1. Ce que vous dites n’est pas faux mais il est quand même préférable de semer des plantes sauvages au lieu de plantes horticoles simplement il faut c’est vrai éviter de les sélectionner sur des criteres esthétiques « anthropocentrés  » .
      Laisser faire la nature oui mais est ce possible ?

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