Les plantes ont un système d’alerte aux vibrations

Quand elles se font croquer, les plantes se défendent en secrétant des composés chimiques. Cette réponse est en partie conditionnée par les vibrations acoustiques des parasites.

Quand elles se font croquer, les plantes se défendent en secrétant des composés chimiques. Cette réponse est en partie conditionnée par les vibrations acoustiques des parasites.
Tout n’est que vibrations… l’adage est encore confirmé par cette étude publiée dans la revue Oecologia qui indique que les plantes réagissent aux vibrations acoustiques que les chenilles produisent quand elles se régalent de leurs feuilles. « Notre travail est le premier exemple prouvant que les plantes sont sensibles à une vibration écologiquement pertinente » souligne Heidi Appel, de l’université du Missouri.

Un mécanisme encore inconnu
Les chercheurs ont travaillé sur des plantes de la variété Arabidopsis, une plante apparentée à la moutarde. Grâce à un laser et a un petit réflecteur posé sur une des feuilles, ils ont enregistré le mouvement de la feuille quand elle se faisait grignoter par une chenille. Ils ont ensuite diffusé ces vibrations à plusieurs plantes et comparé le résultat avec un groupe témoin. Ils ont constaté que les plantes préalablement exposées à des vibrations d’alimentation produisaient en plus grande quantité un produit chimique qui est peu attrayant pour de nombreuses chenilles.

« Ce qui est remarquable, c’est que les plantes exposées à des vibrations différentes, y compris celles faites par un vent doux ou d’autres insectes, ayant des caractéristiques acoustiques communes avec les vibrations des chenilles n’ont pas augmenté leurs défenses chimiques« , a déclaré Rex Cocroft, autre auteur de l’étude. « Ceci indique que les plantes sont capables de distinguer les vibrations d’alimentation des autres sources communes de vibration dans l’environnement. »

En savoir plus :
– Lire la suite de l’article de Joël Ignasse, du 02/07/2014 sur sciencesetavenir.fr
– Voir l’article Plants respond to leaf vibrations caused by insect herbivore chewing de H. M. Appel and R. B. Cocroft, 2014, Oecologia, 10.1007/s00442-014-2995-6

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Photo d’illustration : Arabidopsis thaliana (L.) Heynh. par Marc CHOUILLOU Licence CC-BY-SA, illustration de Flora Data

3 commentaires

  1. Il n’y a rien d’exceptionnel à ce que les plantes réagissent aux vibrations. Il n’y a rien d’exceptionnel à ce que des mécanismes se mettent en place dans une espèce, et qu’elle utilise les principes naturels dont elle fait partie.

    1. Il n’y a rien d’exceptionnel dans le message de Berlherm sauf un français un peu approximatif et une notion bien fumeuse: »les principes naturels dont elle ( l’arabidopsis) fait partie ». Depuis quand un être vivant fait-il partie de principes ?

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