Protégeons le papillon Monarque des pesticides de Monsanto !

90% des papillons Monarques ont disparu en 20 ans en Amérique du Nord, victimes des cultures industrielles et de leurs pesticides.

90% des papillons Monarques ont disparu en 20 ans en Amérique du Nord, victimes des cultures industrielles et de leurs pesticides.

Pour empêcher ce qui est inévitable en l’état des choses, ONG et scientifiques américains demandent aux autorités fédérales de protéger le papillon Monarque comme ce qu’il est : une espèce menacée.

Les papillons Monarques (Danaus plexippus) font partie des insectes parmi les plus beaux et les plus emblématiques de notre planète. Leurs migrations font l’émerveillement des petits et des grands. Mais ce spectacle risque de prendre fin très bientôt en Amérique du Nord où le nombre de Monarques a chuté d’un milliard à 50 millions au cours des 20 dernières années.

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La cause principale de cette hécatombe est l’éradication par les pesticides de l’asclépias (Asclepias sp), un genre de plante essentiel à la reproduction et à l’alimentation du papillon Monarque. L’utilisation massive de l’herbicide Roundup dans les cultures toujours plus envahissantes de maïs et de soja transgéniques de la multinationale Monsanto met donc le papillon Monarque en péril en détruisant son habitat naturel.

Les organisations de protection de l’environnement et de défense des consommateurs américaines Center for Food Safety et The Center for Biological Diversity ont rédigé ensemble une pétition à l’attention du gouvernement des États-Unis. Elles demandent aux autorités fédérales d’inscrire le Monarque sur la liste des espèces en danger d’extinction.

Si le statut du papillon Monarque changeait, l’administration américaine serait obligée de prendre des mesures importantes et immédiates pour sa protection. Les ONGs ont été rejointes par Lincoln Brower, un professeur faisant autorité sur la question des Monarques, et ses confrères du Xerces Society for Invertebrate Conservation.

Sauvons la forêt soutient aussi cette campagne. Merci de signer la pétition adressée à l’Office fédéral de gestion et de préservation de la faune des États-Unis. Le Monarque a un besoin urgent d’être protégé.

Lien vers la pétition : https://www.sauvonslaforet.org/petitions/969/protegeons-le-papillon-monarque-des-pesticides-de-monsanto

6 commentaires

  1. Il y a 10 ans vous auriez peut être titré : « Protégeons le papillon Monarque des OGM de Monsanto » ?
    Vous devez savoir que dans les zones cultivées tout herbicide, qu’il soit de Monsanto ou d’ailleurs, réduit la biodiversité. La destruction des forêts d’oyamels au Mexique, accueillant les papillons de retour du Canada pour leur période d’hivernage, participe également à la diminution des populations… Faut-il vous rappeler tout cela également ?
    Je déteste les amalgames comme celui que vous faites ici, et ce d’autant plus qu’ils émanent d’une organisation animée par des scientifiques qui devraient savoir distinguer causalité et corrélation.

    1. Cher Bebop

      On ne peut tout de même pas reprocher aux acteurs de la protection de l’environnement de traiter une cause par une entrée ciblée ! Bien sûr que cela ne fera pas tout mais c’est quand même un pas en avant (si ça marche, ce dont je doute fort, mais c’est courageux).

      En allant dans un sens plus optimiste que le votre, on pourrait dire que si cette mesure venait à être appliquée (re-sic), il n’y aurait pas que le Monarque qui en profiterait. Cela même si le Monarque ne serait pour autant pas sauvé.

      Il y a suffisamment de champ de batailles en protection des milieux naturels qu’on ne peut qu’encourager une telle initiative. Si on réagis comme vous, on ne fait plus rien, alors.

      Non mais.

    2. Cher Bebop,
      Il ne s’agit {{pas du tout}} d’amalgame! Faut-il vous rappeler que le glyphosate, alias round-up, est un désherbant total, non-sélectif, que l’on ne peut pas utiliser sur des cultures. {{Normalement.}} Sauf que les apprenti-sorciers de Montsanto ont génétiquement modifié le maïs, le soja et compagnie pour résister à leur désherbant total. Du coup ces cultures ont explosé au USA et Amérique du sud (pour nourrir du bétail dans des grandes usines bourrées d’antibiotiques). Entre autre dans les régions où vivent la monarque, l’asclépia et tant d’autres merveilles de la nature. Heureusement qu’il y a les plantes sauvages, autrement plus intelligent que Montsanto, qui savent modifier leurs gènes pour s’adapter à ce nouveau
      danger. Les amarantes et autres espèces envahissent les champs « Round-up Ready » et la seule chose que Montsanto a trouvé c’est de demander d’autoriser le désherbant D4.5, le fameux « agent orange » de leur fabrication,qui était utilisé pour défolier les forêts de Vietnam. Désormais interdit pour de très bonnes raisons: c’est un produit hormonal, donc maladies graves autour des cultures garanties.
      {Si le fait de classer la monarque espèce protégée peut nous rendre conscient de cette folie humaine, tant mieux.}

    3. Le problème soulevé est a multiples facettes : écologique (la sauvegarde du Monarque et de son environnement), agronomique (quelle agriculture entre chimie et biologie), économique (le monopole richissime des firmes agrochimiques comme Monsanto). Le Monarque est une espèce suffisemment emblématique pour essayer de faire bouger les lignes en faveur de l’environnement. La bataille est bien souvent trop inégale entre la finance et l’environnement et il est vitale d’utiliser ce type d’information pour alerter le public.

    4. Pourquoi opposer agriculture « chimique » et agriculture biologique ? Les deux peuvent et doivent coexister.
      Pourquoi un problème économique ? Je passe sur « le monopole richissime » (sic), ça nous entraînerait trop loin…
      Non le problème n’est pas a multiple facettes, c’est une question d’environnement et de biodiversité. C’est la seule question qui m’intéresse ici.

    5. C’est évidemment un problème d’environnement et de biodiversité, mais ne pas reconnaître que ce problème est lié à des pratiques agricoles non durables (agriculture tout chimique) soutenue par de puissants lobbies (Monsento ou autre et « fermiers » industriels »), c’est se mettre la tête dans le sable et se condamner à ne rien changer.

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