Au sujet de l’effondrement des colonies d’abeilles…

L'effondrement des colonies d'abeilles est une source de préoccupation importante, non seulement pour les professionnels, apiculteurs et agriculteurs, mais aussi pour tous ceux qui s'intéressent à la biodiversité. Bien que non spécialiste de ce sujet, je m'en suis fait une opinion par la lecture d'ouvrages et d'articles traitant de ce problème à l'échelle internationale. C'est ce point de vue que je voudrais vous faire partager.

L’effondrement des colonies d’abeilles est une source de préoccupation importante, non seulement pour les professionnels, apiculteurs et agriculteurs, mais aussi pour tous ceux qui s’intéressent à la biodiversité. Bien que non spécialiste de ce sujet, je m’en suis fait une opinion par la lecture d’ouvrages et d’articles traitant de ce problème à l’échelle internationale. C’est ce point de vue que je voudrais vous faire partager.

Le problème “d’effondrement des colonies d’abeilles”, dénommé CCD par les anglo saxons (« Colony Collapse Disorder », collapse signifiant effondrement) a été étudié par de nombreuses équipes de chercheurs et de professionnels sans que puisse se dégager une cause unique.

L’idée que je m’en suis faite au travers de mes lectures (voir les éléments bibliographiques en fin d’article) est en gros la suivante. Le phénomène de CCD est une réalité à l’échelle mondiale. Elle est attestée sur tous les continents avec plus ou moins d’importance, mais plus particulièrement dans les pays industrialisés, les États-Unis étant les plus touchés. Il s’agit d’un problème multifactoriel complexe, essentiellement lié à la mondialisation et aux pratiques agricoles modernes, pouvant à terme poser de gros problèmes de pollinisation dans certains secteurs agricoles si le phénomène continue de s’accentuer. Parmi les principales causes de cet effondrement, il a deux grands types de facteurs :

1. Les facteurs liés aux pratiques des apiculteurs :

a) l’échange de cheptel apicole entre les continents, principalement des reines, mais aussi des essaims entiers, ont véhiculé de par le monde tous les parasites pouvant affecter le cheptel apicole : acariens (Varroa destructor), champignons (Nosema ceranae), virus (DWV, très nombreux), etc. Chaque espèce (Apis mellifera en Europe et Apis cerana) en Asie sont résistantes aux parasites de leur propre territoire mais pas celui des autres contrées.

b) les difficultés et les mauvaises pratiques en matière de lutte et de disséminations des vecteurs pathogènes. L’apiculture est une pratique complexe et les moyens de lutte contre les ravageurs sont peu homogènes et souvent mal appliqués,

c) la sélection des abeilles qui privilégie les lignées peu agressives et très productrices, dont la pratique a montré qu’elles résistaient bien moins efficacement aux parasites que les populations sauvages (bien que ces dernières n’existent pratiquement plus du fait de l’omniprésence du Varoa destructor aujourd’hui en Europe).

d) la disparition du brassage génétique entre abeilles mellifères d’élevage et abeilles mellifères sauvages ne permettant plus l’introduction de gènes naturels de résistance dans le cheptel d’élevage.

2. Les facteurs liés à l’environnement :

a) l’usage généralisé des pesticides dans l’agriculture, et notamment des néonicotinoïdes, auxquels les abeilles sont très sensibles pose de gros problèmes pour trois raisons principales :

– contrairement à d’autres insectes, les abeilles ne disposent pas, sans que l’on sache exactement pourquoi, d’un système de détoxification efficace contre ces molécules chimiques les rendant particulièrement sensibles à leur présence à très faible dose,

– l’abeille mellifère Apis melifera étant un animal social, ce qu’il faut étudier ce n’est pas l’abeille en tant qu’insecte, mais la colonie en tant qu’individu collectif. De ce fait, un produit qui semble non toxique à l’échelle individuelle, peu le devenir au niveau d’une colonie si le comportement de chaque individu est modifié, même très légèrement. C’est ce point qui fait controverse entre Bayer, Syngenta et autres producteurs de néonicotinoïdes qui étudient seulement les doses létales individuelles, et les apiculteurs qui raisonnent en termes de comportement des colonies.

– la combinaison de plusieurs pesticides différents augmente considérablement leur effets par potentialisation. Il a été montré que le résultat combiné de certains fongicides (EBI) avec des insecticides (pyréthrénoides et néonicotinoides) pouvait multiplier par 100 à 1000 l’action de ces derniers !

b) le dernier point concerne la chute dramatique de la biodiversité, phénomène mondial aujourd’hui aussi important que le changement climatique qui affecte pratiquement tous les territoires ou l’homme intervient. Dans nos contrées, ce sont principalement les pratiques culturales qui sont en cause en réduisant fortement la diversité des plantes à butiner, notamment en zone de grande culture (c’est un peu comme si les abeilles ne devaient se nourrir que chez MacDo), mais pas seulement :

– les herbicides sont présents presque partout, il est très rare de voir des bandes non traitées réservées à la faune sauvage le tour des champs cultivés,

– le retournement des prairies permanentes au profit des prairies artificielles bien plus pauvres biologiquement se généralise,

– les coupes brusques de foin ou autres fourrages sur de très grandes surfaces affament subitement tous les insectes pollinisateurs qui y butinaient,

– la destruction des haies (500 000 km ont été détruits en France en l’espace de 50 ans) et la taille violente exercée sur les quelques haies restantes privent les abeilles et autres insectes de fleurs printanières essentielles (prunelliers, aubépines principalement) mais ronces également plus tard en saison.

c) pour finir, pratiquement toutes les études montrent que l’action combinée de ces différents facteurs (pesticides, alimentation et parasites) a des effets bien plus considérables que la somme des actions unitaires de chacun d’entre eux, conduisant à l’effondrement de colonies entières.

Facteurs de stress conduisant au déclin des abeilles (in Science, 25 mars 2015, vol 347)
Facteurs de stress conduisant au déclin des abeilles (in Science, 25 mars 2015, vol 347)

Ce sont les principaux facteurs de cet effondrement. Si certains m’ont échappé, ils sont de second ordre. C’est le cas par exemple du frelon asiatique (Vespa velutina) qui tue ou stresse les abeilles autour des ruchers ou de l’impact des changements climatiques sur la faune et la flore dont les effets sont encore très mal connus.

Le problème est donc complexe, et ce qui caractérise les systèmes complexes, c’est qu’ils réagissent souvent de façon inattendue, voir chaotique : dans un premier temps ils réagissent positivement en s’adaptant aux nouvelles conditions de stress (résilience du système), jusqu’au moment ou les limites sont atteintes et que tous les facteurs se cumulant, le “vase déborde” (l’analogie est bonne : tout pendant qu’on remplit le vase tout va bien, mais au bout d’un moment, il est plein…), et le système s’effondre (colapse). C’est ce qui semble se passer lorsque l’on cumule les stress liés aux PARASITES, aux PESTICIDES et au MANQUE DE FLEURS.

Ce qui est inquiétant, c’est que les scientifiques qui étudient les pollinisateurs sauvages (c’est notamment l’un des axes de travail de l’INRA d’Avignon) découvrent que le mal ne touche pas seulement notre abeille mellifère Apis mellifera, mais aussi toutes les abeilles sauvages (il y en a plus de 930 espèces en France !) et notamment les Bourdons (qui vivent aussi en colonies, mais annuelles et de petite dimension), dont la diversité et le nombre chute dramatiquement dans nos campagnes. Pour eux, ce sont surtout les facteurs environnementaux qui sont en cause, et ça, c’est très inquiétant… N’est-il pas totalement paradoxal que les ruchers qui s’implantent de plus en ville soient en meilleure santé que ceux de nos campagnes !

Cette réflexion me conduit à mettre en relation ce phénomène d’effondrement avec deux autres constatations inquiétantes.

La première relève d’une simple observation que chacun a pu faire. Il y a de cela une vingtaine d’années, lorsque je lavais ma voiture, j’avais un « mal de chien » à enlever les traces d’insectes qui étaient collées sur le pare-brise, la calandre et les phares de mon véhicule. Aujourd’hui, je n’ai plus ce problème ! Ou sont passés tous ces insectes qui venaient en si grand nombre percuter mon véhicule sur les routes de nos campagne ?

La deuxième fait référence à l’annonce par les ornithologues de la disparition du nombre d’oiseaux évaluée à environ 400 millions en Europe au cours des vingt dernières années, soit près de deux fois la population humaine de l’Europe !

À ce rythme, que restera-t-il de cette biodiversité ordinaire en 2050 ? Pourrons-nous remonter la pente ? Comment allons nous y prendre ?

Je rappelle que cet essai n’est pas un article scientifique, mais un point de vue tiré de la lecture de publications. Aussi, je vous invite à le critiquer et à le compléter avec vos propres observations.

Bibliographie utilisée pour l’article :
– “À world without bees” (un monde sans abeilles”) de Alison Benjamen et Brian McCallum
– “L’étrange silence des abeilles” de Vincent Tardieu, journaliste scientifique qui a beaucoup parcouru le monde au sujet du problème des abeilles.
– « Bee declines driven by combined stress from parasites, pesticides, and lack of flowers » (le déclin des abeilles lié au au stress combiné des parasites, des pesticides et du manque de fleurs » paru en mars 20015 dans revue Science (vol 347) et qui fait la synthèse 170 publications récentes sur le sujet.
– j’en ai par ailleurs discuté plusieurs fois avec Bernard Vaissière, le spécialiste des abeilles (sauvages et domestiques) à l’INRA d’Avignon qui a eu l’amabilité de relire et corriger mon texte.

Daniel Mathieu
Avril 2015

15 commentaires

  1. Je me souviens il y a 50 ans quand je roulais en vélo sur les nationales j’étais étonné du nombre d’abeilles mortes sur les bas cotés. La voiture doit jouer un rôle non négligeable dans cette hécatombe. C’est è cette époque que le principal producteur japonais de miel a déménagé ses ruches en Amérique centrale à cause de la pollution.

  2. très intéressant.Pour ma part, je pense que la perte de biodiversité est peut-être le plus impôrtant.
    Pour la première année, dans mon jardin qui est un refuge de biodiversité végétale, où sont choyés oiseaux, insectes, où il ya des possibilités importantes de nidification pour les bourdons et abeilles sauvages(murs en pierre ou en parpaings non enduits), le nombre de bourdons est infime, le nombre d’espèces égal à deux (d’habitude, il y en a au moins le double).J’ai trouvé dans la maison, quelques abeilles mortes(?) alors que je n’en vois que quelques unes sur les nombreux arbres fruitiers en fleurs.
    Je constate dans mon village de la région parisienne, dans un secteur de grandes cultures, que presque chaque jour, on détruit des bosquets parce que ça fait sale:mais pourquoi ne fait-on pas une information nationale, à la télé, dans les radios, sur l’intérêt de garder ces refuges de biodiversité?quand vous en parlez aux gens, ils vous regardent comme si on était dingo. Il faut que les scientifiques se mobilisent pour informer en grand.

    1. Tout à fait d’accord. Je suis entomologiste et tous les collègues que j’ai interrogés sont d’accord pour dire que les populations globales d’insectes ont fortement chuté. Ce qui entraine, évidemment celles d’oiseaux, reptiles, batraciens, chauves-souris, musaraignes, etc. et ce pratiquement dans le monde entier. Dernièrement, j’étais au Mexique et maintenant je suis en Equateur et j’observe la même chose.
      La situation est plus qu’alarmante et ça ne préoccupe pas grand monde.

  3. Bonjour,
    Merci pour cette synthèse à transmettre à tous nos décideurs à qui les notions de bio-diversité et de système complexe semblent échapper. La situation est globalement très grave justement par la convergence de ces effondrements en cours.
    La réflexion sur des systèmes économiques stables , voire décroissants, insérés dans des conditions naturelles locales respectées, est marginalisée alors qu’elle devrait être au centre de toute pensée politique en ce XXIe

  4. Bonjour Monsieur,

    BRAVO pour votre article; il est impeccable

    Mais vous avez oublié un facteur qui affecte tous les êtres vivant et surtout les insectes (et les abeilles qui ‘mémorisent’ et ont de la magnétite dans le cerveau: ce sont les ondes électromagnétiques faites par l’homme! Vous devriez voir leur effet sur une cellule, un insecte, une graine, etc…

    Vu l’argent qu’il y a sous cette technique, je ne suis pas optimiste pour l’avenir.

    Encore bravo et merci,

    Marie-Claire Cammaerts

  5. Bravo et merci pour votre article, vos recherches et vos remarques pertinentes.

    J’habite en milieu rural (nord Isère)depuis maintenant 35 ans, et, depuis mon installation, je n’ai pu que constater la chute des populations d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et d’insectes. Toutes les remarques que vous faites à propos des pesticides, de la disparition des haies et la réduction de la bio-diversité se vérifient, hélas, quotidiennement !!
    Ici, un facteur supplémentaire vient accentuer la réduction de la bio-diversité : les petits élevages. En effet, depuis quelques années, le nombre de chevaux et de moutons élevés à titre familial, a considérablement augmenté. Ces petits élevages se pratiquent sur des terrains autrefois laissés en prairies naturelles – souvent parce que trop pentus et inexploitables – qui abritaient une flore et une faune d’une richesse exceptionnelle (orchidées, lépidoptères, reptiles). Aujourd’hui, ces refuges n’existent plus, piétinés et broutés à l’excès. Très (trop) souvent, les propriétaires ne disposant pas de surfaces suffisantes entassent leurs chevaux ou leurs moutons sur de petits lopins qui deviennent rapidement de petits déserts !

    Un autre phénomène vient compléter les agressions déjà citées : la gestion des talus ! Jusqu’aux années 80-90, ils offraient un refuge exceptionnel pour de nombreuses espèces végétales. Aujourd’hui, malgré les belles pancartes « fauchage raisonné … », le fauchage intervient souvent n’importe quand (période de floraison ou en plein hiver) et n’importe comment (jusqu’à la terre). Le résultat ne s’est pas fait attendre : dans mon secteur, des talus qui accueillaient une quinzaine d’espèces d’orchidées (ma spécialité !), n’en hébergent aujourd’hui plus que deux!
    Il en va de même des autres espèces végétales, et par conséquent des insectes, oiseaux ….
    Enfin, dernière pratique écologique du moment, le broyage ! Les haies bordant les routes sont taillées et les branches broyées. Très bien ! Mais le broyat est laissé sur place et forme un paillage qui, comme chacun le sait, est un désherbant naturel très efficace !

    Ce que vous dites à propos des insectes sur les pare-brise ou les calandres de nos voitures est très vrai, et l’on peut compléter cette remarque avec la disparition des reptiles et hérissons écrasés. Seraient-ils devenus plus prudents ???

    Comme vous le dites dans votre article, nous allons probablement assister à un effondrement du système.
    Peut-être est-là la fin du monde que nous prédisait Nostradamus ???

    Bonne chance !

  6. Félicitations pour cet excellent article, même si je ne suis pas tout a fait d’accord avec l’importance donnée aux différents facteurs à l’origine de cette situation.
    Je pense que l’indigence catastrophique de la « profession » sur le plan technique est l’élément critique de la situation du cheptel apicole en France. A ce jour, aucune méthode prophylactique cohérente n’a été mise en place au niveau national.
    L’interdiction des néonicotinoïdes ne changera rien à la situation.

    1. Merci bien pour cette information.

      « nous avons la force de voir nos problèmes mais nous n’avons pas le courage d’y remédier »

      (auteur latin moins d’un siècle avant la chute de l’empire romain, mais notre chute risque d’avoir des conséquences bien plus dramatiques, si ce n’est des conséquences irrécupérables !!!).

  7. Bonjour,

    J’entends dire tout et son contraire au sujet de la sélection de l’abeille.
    Pouvez-vous me donner les références bibliographiques précises au sujet des points 1-c et 1-d.
    Par avance, merci.

  8. Concernant la perte de biodiversité liée à l’élagage abusif des haies, je m’en suis alerté de longue date. En effet, chaque année dans mon département (le Rhône) les agents chargés de l’entretien des abords routiers broient systématiquement le dessus des haies avec leur épareuse à une hauteur de 1,2 m environ.

    Cette pratique, combinée à un broyage latéral sévère, a pour effet de détruire tous les bougeons floraux de l’année suivante, interdisant la floraison des aubépines, prunelliers, cornouillers et autres arbustes. Après avoir écrit à plusieurs reprises au maire de ma commune, j’ai enfin eu l’explication « rationnelle » de cette pratique. Je vous la livre car elle vaut son pesant de stupidité…

    L’hiver, il arrive que les routes soumises à l’emprise de gel soient glissantes. Au lever du jour, les haies dont la hauteur dépasse 1,2 m et situées au soleil levant peuvent faire de l’ombre et retarder de quelques heures le dégel de la chaussée ! Aussi, les agents élagueurs ne sachant pas trop bien ou se situe le soleil levant, il est préconisé de détruire tout ce qui dépasse cette hauteur pour l’ensemble des haies !!!!

    Si cette pratique d’élagage peut être valablement justifiée dans les carrefours et virages dangereux afin d’améliorer la visibilité (des normes existent pour cela), elle ne l’est absolument pas pour la plupart haies situées sur des lignes droites ou des virages ordinaires.

    Il faut aller en Angleterre, où cette pratique stupide n’est pas mise en œuvre pour voir la différence entre les abords routiers des deux pays. À noter que les Anglais ont beaucoup moins de victimes sur les routes que les Français (88 décès par millions d’habitants en France par an contre 56 en Angleterre).

    Morale de l’histoire, afin de limiter un risque très hypothétique d’accident on prend des mesures draconiennes dont les effets sont bien pires que le risque initial. Pourquoi cela : tout simplement par pure ignorance de ce qu’est la biodiversité et de son importance vitale pour le futur de nos sociétés.

  9. Vous citez le frelon asiatique comme cause secondaire de l’effondrement des colonies. Les études ont été menées dans le cadre de l’apiculture professionnelle.
    A l’automne 300 frelons (exemple courant) devant un rucher de 100 ruches n’ont pas d’impact mesurable sur la survie des colonies. Les mêmes 300 frelons devant un rucher de trois ruches anéantira obligatoirement les colonies d’abeilles de ces ruches. Les petits ruchers (90% des apiculteurs) sont « invisibles économiquement » Mais l’INRA d’Avignon admet que dans l’environnement actuel,ces ruchers répartis sur le territoire ont un rôle majeur dans le maintien de la biodiversité.
    Les scientifiques commencent à admettre qu’une lutte de printemps cohérente, à l’aide de pièges sélectifs en cours de validation, est plus favorable à la préservation de la biodiversité que l’inaction

  10. l’analyse de la situation est pragmatique, éclairée de nombreuses observations. Merci pour cette synthèse dont nous lecteurs intéressés pouvons la porter aux « décideurs » municipaux,locaux et régionaux . Quoique qu’ils n’excellent pas dans ce domaine, tout éclairage peut apporter réflexion.Ai-je tardé à apporter mon écho? pour n’être pas scientifique, ces derniers ont besoin de nous qui pouvons agir à la base. Artésien parti en ville gagner sa croùte,après une carrière remplie, le retour à la campagne fut désolant, une campagne dortoir qui ne vit que d’hygiène « présumée » et du bien paraître, plus de potager, que des pelouses ou des zones minéralisées de macadam ou de caillasse achetée. Des agriculteurs massacrant les haies taillées au carré, défrichant les talus et les bosquets dont nos aïeux savaient l’utilité. Je ne vois plus d’hirondelles, plus de chauve-souris, moins d’insectes aussi.Leurs habitats ayant été détruit aveuglément . Fini le démousticage des calandres… dans ma jeunesse chaque presbytère recelait un rucher et quelques apiculteurs, les villages ne manquaient pas de miel. Je nourris deux couples de mésanges bleues et charbonnières et un de rouge gorge pour le verger que j’ai planté et envisage la mise en place de quelques ruches . Merci pour les constats avisés sur l' »effondrement » de la biodiversité.

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