Amaryllidacées de France métropolitaine – Essai d’une nomenclature française normalisée des genres

Cette clé des genres d'Amaryllidacées a été réalisée collaborativement par des membres de Tela. Ils ont besoin d'avoir vos avis !

Cette clé des genres d’Amaryllidacées a été réalisée collaborativement par des membres de Tela. Ils ont besoin d’avoir vos avis !
Voici un travail réalisé par quelques membres du réseau (David Mercier, avec la collaboration de Florent Beck, Joël Mathez, Daniel Mathieu et Jean-Marc Tison), qui vous est soumis à relecture jusqu’au 22 décembre. Ce travail s’inscrit dans la démarche de la production d’une liste de noms français normalisés (NFN) pour la flore vasculaire de la France métropolitaine, selon les objectifs et la méthode exposés par Mathieu et al. 2015. Ces NFN ont notamment pour vocation d’être uniques pour chaque taxon, le plus signifiant possible et le plus scientifiquement juste, stables dans le temps et faciles à manier (prononciation, orthographe). Souvent identiques aux noms vernaculaires couramment usités, ils peuvent toutefois en être différents pour des raisons exposées au cas par cas. En parallèle à ces NFN, chacun pourra bien sûr continuer à utiliser les noms vernaculaires (qui font la richesse de notre langue) selon ses habitudes et sa pratique, en veillant toutefois à conserver une équivalence avec les NFN ou avec les noms scientifiques. La nomenclature scientifique utilisée pour les genres est celle de Flora gallica (Tison et de Foucault 2014), et la clé en est grandement inspirée.

Cette clé est produite dans plusieurs buts :

– solliciter votre critique constructive ;

– aboutir à un travail collectif, un bien commun sous licence Creative commons, qui devienne une référence aussi bien auprès du grand public que des professionnels et des institutions ;

– vous solliciter à produire d’autres clés de ce type, selon cette même démarche de consensus collectif.

>> Télécharger ce document (PDF, 78 ko)

Donc si vous avez des remarques, ajouts ou corrections à apporter à ce travail, je vous invite à laisser un message sous cet article, en indiquant votre nom si vous souhaitez figurer parmi la liste des relecteurs. J’animerai cette page jusqu’au 22 décembre. Ensuite, je rédigerai un document final, en tenant compte au mieux de ces compléments et corrections, et qui sera diffusé via cette même lettre d’information, dans la rubrique « nouvelles du réseau ». Ces documents sont également archivés dans la bibliothèque du projet Noms français normalisés

Les semaines prochaines, je vous soumettrai à relecture les Aracées, Cypéracées, Rosacées, Asparagacées… Durant les prochains mois, une bonne partie de la flore de France sera ainsi travaillée.

Bibliographie :
– Mathieu D., Durécu M., Mercier D., Mathez J., Chauvet M., 2015. – Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les plantes Trachéophytes de France métropolitaine. Code NFN Version 2.4 – novembre 2014. J. Bot. Soc. Bot. France, 70 (1-5) : 57-61.
– Tison J.-M. et de Foucault B. (coords.), 2014. – Flora gallica. Flore de France. – Biotope, Mèze, xx + 1196p.

David Mercier

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Image d’illustration : Narcissus bicolor, par Françoise N., illustration Flora Data, licence CC-by-sa

11 commentaires

  1. Très bonne idée : cela peut, peut être, réconcilier la botanique avec ceux qui essayent de débuter dans cette discipline et puis aussi avec le grand public…
    Faut -il conserver le terme de « tépale » quand les 2 cycles externes sont nettement distincts comme dans le genre Galanthus, par exemple , où l’on peut facilement dire « sépales pétaloïdes et pétales » ?

    1. Bonjour,

      merci pour ces encouragements !
      En ce qui concerne Galanthus, effectivement, les sépales et pétales sont nettement différenciés, très bonne remarque.
      Proposition de modification :
      – en 2. « Tépales libres » à modifier en « Tépales (parfois différenciés en pétales et sépales) libres »
      – en 3. texte à modifier en « Pétales échancrés, différenciés des sépales non échancrés et nettement plus longs »
      – en 3′. texte à modifier en « Tépales non différenciés en pétales et sépales, tous non échancrés et plus ou moins égaux. »

      David Mercier

  2. Bonjour,

    j’ai détecté une erreur après publication : Acis et Leucojum sont en réalité facilement distinguables morphologiquement. Flora europaea rassemble ces deux genres (et ignore d’existence d’un genre Acis), mais la clé sépare d’emblée les espèces du genre Acis d’un côté de celles du genre Leucojum de l’autre, sur la base de deux critères simple : la largeur des feuilles (jusqu’à 3 mm chez Acis, au moins 5 mm chez Leucojum) et la présence d’une cavité dans la tige (absente chez Acis, présente chez Leucojum). Afin de vulgariser les découvertes scientifiques qui ont montré que Acis devait être différencié de Leucojum, une possibilité serait donc de nommer :
    – « Petite-Nivéole » pour le genre Acis (Petite, car les plantes ont des feuilles et des tiges plus fines).
    – « Nivéole » pour le genre Leucojum (sachant que le nom de nivéole s’applique traditionnellement à Leucojum aestivum et L. vernuum, il n’y a pas lieu de changer ce nom en Grande-Nivéole).

    Quand j’ai entamé cette réflexion sur les noms français des plantes, il m’a semblé important de proposer des clés en même temps que de faire le choix des noms de genres français. Cela permet de justifier la nomenclature de ces noms français (comme ici avec « Petite-Nivéole »), et de montrer que ces genres se reconnaissent facilement sur des critères simples. Bien sûr, pour le grand public, il faudra que ces clés soient illustrées.

    Que pensez-vous de cette différenciation de Petite-Nivéole et de Nivéole ? Si les taxonomistes rassemblent un jour les espèces de Leucojum, Acis et Galanthus en un seul genre (comme je le signale dans le document en relecture), les noms français pourront être conservés sans problèmes, car il s’agit de trois rameaux distincts de l’évolution des espèces, qui se reconnaissent bien morphologiquement.

    David Mercier

  3. Bonjour,

    Quoique louable sur certains aspects, cette norme deviendra une contrainte supplémentaire dans un domaine déjà chargé en codes, règles, référentiels…

    Ce principe de normalisation, déjà en place depuis une quinzaine d’années au Royaume-Uni, n’a hélas, rien résolu du tout là-bas.
    Pire même : en imposant de toute pièce des noms « normalisés » fictifs (chez les Bryophytes par exemple), ceci n’a fait qu’alourdir le travail des botanistes et confondre un peu plus les choses.

    Quant à la communication avec le public, c’est au botaniste d’être didactique et de savoir s’adapter à son auditoire.

    1. Bonjour,

      merci pour la critique ! Ce débat n’étant pas vraiment le propos de cet appel à contribution, je laisse d’autres personnes vous répondre si elles le souhaitent.

  4. Je ne suis pas d’accord pour mettre une lettre capitale initiale aux noms vernaculaires, ni en botanique, ni en zoologie (où cela ne se fait plus depuis longtemps). Seul le nom de genre en latin doit commencer par une capitale (= majuscule). Cela alourdit inutilement les textes et constitue une faute de français, pour les usagers des bonnes pratiques de l’imprimerie. Un nom vernaculaire est un nom commun, donc pas de capitale initiale !

    1. Bonjour,

      c’est une question qui revient souvent, et sur laquelle nous avons déjà beaucoup débattu.
      Pour résumer, l’usage des majuscules a deux intérêts principaux :
      – D’une part, elle permet de distinguer les noms des adjectifs. Par exemple, la Renoncule Scélérate mérite deux majuscules, « Scélérate » étant un nom (le nom vernaculaire de cette plante, voir le Littré), non un adjectif ; chose qu’on ne pourrait pas deviner autrement.
      – D’autre part, elle permet de différencier un nom vernaculaire (sans majuscule) d’un nom normalisé (avec majuscule).

      C’est un parti pris qui suit la maxime : « qui peut le plus peut le moins ». Ainsi, rien n’empêchera quiconque d’utiliser ces noms sans majuscule, en indiquant qu’ils sont directement dérivés des noms normalisés.

    1. Merci pour ces précieuses remarques !

      En 7′ : je vais effectivement préciser « tube de la corolle ».

      En 10 : au lieu de « pas alliacée au froisement », « pas d’odeur alliacée au froissement » est effectivement préférable.

      en 10′ c, on peut effectivement indiquer entre parenthèse le vocabulaire spécifique (campanulé, étoilé).

    1. Merci pour cette détection d’erreur. Je vais la corriger dans la prochaine version de ce document.

      Et merci de l’intérêt que vous portez à ce travail !

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