Cypéracées de France métropolitaine – Essai d’une nomenclature française normalisée des genres, présenté sous forme de clé.

Cette clé a été soumise à vos avis, voici donc maintenant la version corrigée grâce à vos retours !

Cette clé a été soumise à vos avis, voici donc maintenant la version corrigée grâce à vos retours !
Voici comme promis la version définitive de la clé des Cypéracées, relue par les membres du réseau.

Petit-Scirpe, Scirpe-soyeux, Scirpe-barbu, etc. : autant de noms français de genres parmi d’autres qui sont donc proposés pour une meilleure communication avec le grand public, tout en étant en phase avec les connaissances scientifiques.

Ce travail réalisé David Mercier, avec la collaboration d’autres membres du réseau, Jacques Bureau, Hervé Lot, Joël Mathez, Daniel Mathieu, a été relu notamment via les remarques sur la lettre d’information : un grand merci à Florent Beck, Daniel Chicouène et Bernard Lantin pour leurs remarques et la qualité de leurs apports à ce document.
Cet « essai » s’inscrit dans la démarche de la production d’une liste de noms français normalisés (NFN) pour la flore vasculaire de la France métropolitaine, selon les objectifs et la méthode exposés par Mathieu et al. 2015. Ces NFN ont notamment pour vocation d’être uniques pour chaque taxon, le plus signifiant possible et le plus scientifiquement juste, stables dans le temps et faciles à manier (prononciation, orthographe). Souvent identiques aux noms vernaculaires couramment usités, ils peuvent toutefois en être différents pour des raisons exposées au cas par cas. En parallèle à ces NFN, chacun pourra bien sûr continuer d’utiliser les noms vernaculaires (qui font la richesse de notre langue) selon ses habitudes et sa pratique, en veillant toutefois à conserver une équivalence avec les NFN ou avec les noms scientifiques. La nomenclature scientifique utilisée pour les genres est celle de Flora gallica (Tison et de Foucault 2014), et la clé en est grandement inspirée.

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Une autre clé en cours de relecture : famille des Aracées

Bibliographie :
– Mathieu D., Durécu M., Mercier D., Mathez J., Chauvet M., 2015. – Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les plantes Trachéophytes de France métropolitaine. Code NFN Version 2.4 – novembre 2014. J. Bot. Soc. Bot. France, 70 (1-5) : 57-61.

– Tison J.-M. et de Foucault B. (coords.), 2014. – Flora gallica. Flore de France. – Biotope, Mèze, xx + 1196p.

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Photo d’illustration : Scirpus atrovirens par Hugues TINGUY [CC BY-SA], via Tela Botanica, illustration Flora Data

4 commentaires

  1. Bonjour,
    Personnellement je ne vois vraiment pas l’intérêt de ce type de travail, et je lui vois pas mal d’inconvénients majeurs, en particulier de créer une nouvelle nomenclature en plus des dénominations latine et française en vigueur dans les flores, anciennes ou récentes. De plus une partie des noms retenus s’éloigne des habitudes acquises (cf. par ex. « Grand scirpe »)sans être moins ambigu pour le profane (qu’est-ce qu’être « grand » – où met-on le curseur…). Il serait plus utile de vulgariser davantage la compréhension des noms latins tels que définis selon les règles de nomenclature internationale.
    Désolé pour les généreux bénévoles qui ont travaillé sur la clé.

    cordialement
    M.D.

    1. Bonjour,

      votre remarque est très intéressante, car elle apporte aux débats que nous menons actuellement sur les noms français. J’invite chacun à s’exprimer sur son ressenti vis-à-vis de ces noms composés (tel que Grand-Scirpe), associant le nom de genre habituel à un qualificatif permettant de lui ôter toute ambiguïté taxonomique. Car Scirpe peut désigner de nombreux genres aujourd’hui.

      On peut aussi ne pas être d’accord sur le choix de ce qualificatif, et effectivement, on pourrait traduire Schoenoplectus par Scirpe-à-tresser, qui respecte l’étymologie, ou par Scirpe-des-lacs par référence à son espèce type Schoenoplectus lacustris.

  2. Bonjour,

    En temps que gestionnaire de base de données et écologue ayant eu à traiter statistiquement des relevés biologiques dans la durée, je pense qu’un des objectifs de cette nomenclature à savoir {{la stabilité temporelle est fondamental}}.
    Idem pour les statuts de protection : difficile de faire le lien entre Kobresia simpliciuscula trouvé sur un relevé ancien et Carex bipartita !

    Je n’ai pas les compétences pour juger de la pertinence des noms proposés ni de l’intérêt d’une nomenclature spécifiquement française mais Laiche pour Carex me paraissait « bien » car c’est le nom qu’on retrouve souvent dans les documents anciens. Il me semble qu’avoir le même nom en français qu’en latin appauvri la quantité d’information contenue dans la double nomenclature et ne permet plus de faire le lien entre les 2 termes.

    Une note sur l’ex genre Kobresia sous Carex serait intéressante car il y a quelques années on aurait sûrement ajouté un genre Cobrésie …d’où le risque que la stabilité de la nomenclature ne soit pas plus grande en français qu’en latin ?

    Sinon la clé me parait très bien faite pour séparer les différents genres. C’est un gros travail !

    Peut être une annexe avec la liste des 200 espèces environ mentionnées en France serait intéressante pour éliminer les risques d’ambiguités sur des synonymes anciens (cf Bulbostylis pour Eleocharis).

    Bien cordialement,
    A.Poirel

    1. Bonjour,

      merci pour vos remarques très intéressantes.
      Vous avez raison d’insister sur la stabilité dans le temps, c’est sans doute l’intérêt majeur de ces noms français. Et de ce fait, une plus grande liberté vis-à-vis des redécoupages taxonomiques actuels est sans doute préférable, afin de ne pas prendre l’habitude de faire correspondre la systématique de ces deux nomenclatures. Ainsi, votre remarque sur Kobresia est très juste. Extraire le genre Cobrésie du genre Carex, en tant qu’ilôt consacré par l’usage, semble important en effet.

      En ce qui concerne Laîche versus Carex, cela fait débat, en effet. L’expérience m’a montré que les débutants assimilent mieux le mot de Carex. C’est la même chose de Rumex versus Patience. Il existe déjà des noms latins passés dans le langage courant : Géranium, Pélargonium, Pétunia, Buddléia, Arum, etc.

      Ces noms ont un intérêt pédagogique : les noms latins ne sont pas hors de portée des débutants.

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