Soigneurs de terre !

Dans son émission « 13h15, le dimanche », France 2 nous gratifie cette semaine d’un reportage très intéressant sur la fertilité du sol et les relations entre plantes et micro-organismes

Dans le MOOC « Botanique – Apprendre à connaître les plantes » qui sera diffusé par Tela Botanica à partir du 5 septembre prochain, plusieurs vidéos vous présenteront quelques aspects de cette relation fabuleuse entre les plantes et le sol qui les accueille.

Cette émission de France 2 vient à brûle pourpoint en donner une illustration très concrète. La fertilité d’un sol dépend de cette relation entre les plantes, le sol et les micro-organismes (bactéries, champignons, vers de terre, insectes et invertébrés de toute nature) qu’il héberge.

Cette alchimie complexe, à l’origine de la création de la terre arable (étymologiquement, qui peut être labourée) à partir d’un sous-sol stérile (la roche mère), est malmenée et détruite par les labours et les pesticides qui ont fait la gloire de l’agriculture productiviste des années après guerre.

De nouvelles formes de production sont possibles avec l’agroécologie permettant une relève salutaire de la production agricole.

Mais regardez et écoutez…

http://pluzz.francetv.fr/videos/13h15_le_dimanche.html

Daniel Mathieu

4 commentaires

  1. Ce reportage devrait être diffusé dans les écoles pour faire prendre conscience aux jeunes de cela. Les adultes ont des habitudes que la plupart ne veulent pas modifier.

    J’ai discuté récemment avec un habitant d’un lotissement. Son gazon sur 200m2 est entretenu avec du désherbant sélectif, de l’engrais et est arrosé! Il est conscient de ne pas être respectueux de son environnement, mais n’a pas l’intention d’abandonner ses habitudes…

    Mes voisins sont maïsiculteurs en zone collinéenne. Ils arrosent au canon. Le ruisseau ne coule plus: il sert à remplir leur étang en plus de l’eau déversée par la station d’épuration du village… Tant d’eau est déversée par l’arrosage, que les drains coulent, entrainant engrais, pesticides, limons… et tout cela rejoint la rivière proche puis l’océan sur la côte landaise. Allez vous baigner après cela!

  2. Monsieur Mathieu,
    valorisez vos compétences en botanique et je suis votre premier client, mais de grâce ne vous aventurez pas dans des domaines comme l’agronomie et encore moins l’agriculture, que vous ne maîtrisez manifestement pas.

    Pour ne rester que sur le labour : l’agriculture biologique par exemple ne peut pas s’en passer. On la supprime aussi ?
    Quant au concept d’agroécologie, très mal défini encore aujourd’ui, je n’ai rien vu concernant la suppression du labour…

    Effectivement la mise en labour diminue le taux de mat. organique par dilution dans l’année qui suit le retournement. Mais une bonne gestion de l’assolement et des cultures par une restitution des résidus de récolte selon les bons principes de l’agronomie suffit à maintenir ensuite un équilibre biologique favorable à une biodiversité et une bonne vie du sol. Arrêtez de colporter les idées fausses de stérilisation des sols à la Bouguignon… j’en passe et des meilleures.

    Bernard Cure Ingénieur agronome et botaniste passionné.

    1. Dans mon billet, je ne fais pas l’apologie du « non labour », mais je mets en évidence l’importance de la vie biologique du sol, que le labour classique met à mal, de même que l’usage des produits phytosanitaire ou d’engrais chimiques.
      Je vous rejoins sur le fait que le non labour n’est pas une solution en soi. Sa fonction principale qui est de supprimer les adventices nécessite de revoir complètement le mode de conduite des cultures. Aux États-Unis, d’immenses surfaces de céréales sont conduites sans labour, celui-ci étant remplacé par l’usage massif de glyphosate… Ce n’est bien évidemment pas la solution, mais continuer de labourer profondément non plus !

  3. Pour ne parler que du travail du sol des tonnes de littérature ont été « pondues » en particulier dans les années 70 et 80 où la pédologie régnait en maître et j’ai moi même travaillé sur ce sujet dans mon institut en particulier sur sols africains. Il est vrai et il a été démontré que travailler le sol à des fins agricoles (cultures vivrières) trop profondément est une aberration et qui plus est avec charrue à socs et matériel à disques!… Structure et texture du sol étant très sensiblement détruites sans parler de création de semelle de labour très importante. Indubitablement il a été démontré que l’utilisation des outils à dents à faible profondeur ( environ 20 cm) et sur sols secs sont bénéfiques aux sols en préservant leur structure et leur texture et par la même occasion en évitant la destruction par retournement de la faune biologique accumulée en surface par la culture précédemment en place et les adventices. HR

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