La Liste Rouge des Écosystèmes en France

Le Comité français de l’UICN a évalué la vulnérabilité des forêts méditerranéennes de France métropolitaine dans le cadre de « La Liste rouge des écosystèmes en France ». Cette étude dresse un bilan objectif pour les 19 écosystèmes forestiers caractéristiques de cette région.
Rapport sur la vulnérabilité des forêts méditerranéennes de France métropolitaine
Rapport sur la vulnérabilité des forêts méditerranéennes de France métropolitaine

« 4 de ces 19 écosystèmes (soit 1/5ème) sont menacés en France, évalués Vulnérables ou En danger. Les principales menaces qui pèsent sur ces écosystèmes sont l’introduction d’espèces non indigènes ou de pathogènes pour deux écosystèmes de pinèdes méditerranéennes, et les changements de pratiques sylvicoles pour les forêts de Chêne-liège et les châtaigneraies. Cette étude souligne également la forte sensibilité de 7 écosystèmes forestiers méditerranéens à distribution restreinte qui sont classés “Quasi-menacés”, en raison notamment de l’urbanisation du territoire et des impacts du changement climatique à travers l’aridification du climat méditerranéen et l’intensification des régimes d’incendies.  Enfin un important manque de connaissances n’a pas permis d’évaluer la quasi-totalité des forêts riveraines méditerranéennes (classées en Données insuffisantes) bien qu’elles aient probablement fortement régressé. »

La suite sur le site de l’UICN.

3 commentaires

  1. Faut-il que ces fonctionnaires verts aiment actionner le catastrophisme….
    Jamais, hélas, la processionnaire suffira à nous débarrasser ce maudit envahisseur…
    Qui à pris la place des vignobles et des châtaigneraies…

    1. Je n’ai pas spécifié que je parlais de Pinus pinaster : une plaie en Basses Cévennes

  2. Voici une étude indispensable : On notera quand même que la pinède de Salzmann a brûlé régulièrement avant la période historique et que l’abbaye de Gellone a joué un rôle majeur dans sa gestion depuis le moyen âge, le pin fournissant un excellent bois d’œuvre au contraire des chênaies des garrigues déjà ruinées. Quant aux chênaies d’yeuse justement, tous ces taillis ou presque doivent leur pérennité au charbonnage, leur évolution moderne vers la futaie étant très difficile voire impossible (problèmes de fertilité des sols etc.). Ces exemples montrent que le facteur anthropique est bien l’élément majeur de la pérennité de ces écosystèmes. Ne pas l’oublier en ne prenant en compte de façon exagérée que des scénarios hypothétiques du futur du climat méditerranéen.

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