Naturae 2019 – 6

A TÉLÉCHARGER / La revue Naturae du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) publie un nouvel article : " L’identification syntaxonomique dans les démarches de gestion et/ou de restauration d’espaces naturels en France : pour ou contre ? ".

« Une « identification syntaxonomique » est une opération rapportant les différentes végétations présentes dans une aire d’étude à une identité syntaxonomique la plus précise possible. L’identification syntaxonomique est omniprésente dans les démarches de gestion des espaces naturels et semi-naturels dans l’hexagone, depuis la gestion des sites Natura 2000 jusqu’à celle des Espaces naturels sensibles et des Réserves Naturelles, et la demande de réalisation de cette opération par les gestionnaires et porteurs de projets est croissante. Cette omniprésence apparaît, de prime abord, entièrement justifiée, car la végétation est reconnue comme étant un très bon intégrateur des conditions écologiques, à même d’apporter des informations (certes non exhaustives, mais capitales), non seulement sur la biodiversité, mais également sur le fonctionnement écologique et sur les pressions subies par les biocénoses. Malheureusement, les outils et connaissances à disposition pour réaliser des identifications syntaxonomiques sont aujourd’hui en France insuffisants et inadaptés, et les pratiques actuelles sont grevées par une confusion majeure : elles utilisent comme seuls outils d’identification des listes d’espèces, qui sont des outils de description, non des outils d’identification autosuffisants. En conséquence, dans les conditions actuelles en France, nous défendons qu’il est souhaitable que les gestionnaires et maîtres d’ouvrage de projets de préservation/restauration évitent de faire appel à des identifications syntaxonomiques. À plus long terme, il serait évidemment souhaitable que les conditions soient réunies pour rendre possible la réalisation d’identifications syntaxonomiques rigoureuses dans les cadres susmentionnés. Pour cela, le travail d’établissement et de mise en accès libre de bases de données phytosociologiques est un chantier qui, sans être à lui seul suffisant, revêt une importance capitale. »

Extrait tiré du site du Muséum National d’Histoire Naturelle

L'auteur

La revue Naturae est une revue française du MNHN évaluée par les pairs, à caractère scientifique et technique. Elle a pour objectif de favoriser le partage des connaissances sur la biodiversité terrestre et marine et sur le patrimoine géologique ainsi que celles sur les problématiques de gestion. Elle publie ses articles en flux continu.
Les auteurs de l'article sont :
Yves MEINARD - Université Paris-Dauphine, PSL Research University, CNRS, UMR [7243]
Gilles THÉBAUD - Université Clermont Auvergne, UniVegE/Herbiers CLF

Informations pratiques

Titre de l'ouvrage : Naturae 2019 (6) - Pages 165-173
Auteurs : Yves MEINARD et Gilles THÉBAUD
Publications scientifiques du MNHN - 3 juillet 2019
Prix indicatif : gratuit

Comment se procurer l'ouvrage ?

1 commentaire

  1. Je ne me risquerai pas à une analyse et encore moins à une critique de l’article, qui soulève d’ailleurs des questions qui me semblent intéressantes, ce commentaire donc simplement pour signaler l’existence d’une base de donnée de relevés phytosociologiques librement accessible (sans préjuger cependant ni de son exhaustivité, ni de son exploitabilité pour de l’identification syntaxonomique), mais toutefois une ressource vraiment appréciable dans cette démarche :
    Le SIVIM : Sistema de Información de la Vegetación Ibérica y Macaronésica
    http://www.sivim.info/sivi/
    Bien sûr, c’est – du fait de la dition couverte par cette base de donnée – sans doute d’utilité limitée pour les utilisateurs français, néanmoins une ressource très appréciable.

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